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Le triomphe de la vérité

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NOMINATION D’UN PORTE PAROLE DE LA PRESIDENCE : Me Lionel Agbo réduit au silence dans l’affaire Etisalat-Télécel


firmin djimenou, Président de l'Autorité de régulation des télécommunicationsMe Lionel AGBO, Porte Parole de la Présidence Que reste-il de l’Autorité des télécommunications ?
Continue-t-il d’exister au Bénin une Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications ? Le mutisme subit et la passivité dont fait preuve cette institution depuis la prise en main du dossier Gsm par le Chef de l’Etat le Dr Boni Yayi amène à présumer d’une résignation voire même d’une abdication des membres de cette structure. L’appel d’un des moteurs à penser de l’institution, Me Lionel Agbo par le Chef de l’Etat pour des fonctions plus actives à la présidence de la République à un moment où l’affaire de concession de licence à Etisalat sans grande association de l’ Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications focalise les attentions, renforce l’interrogation.
En effet, au-delà des dernières crises de Gsm, la nouvelle crise à Télécel Bénin soutendue par les différentes décisions à polémique du gouvernement était partie pour révéler au peuple béninois d’autres vérités sur la puissance des multinationales dans nos Etats africains surtout dans le milieu de téléphonie mobile. Et la seule personne à même de lever le lièvre et qui a par le passé démontrer sa ténacité et sa rigueur dans ses luttes pour l’assainissement du milieu des Gsm, Me Lionel Agbo est visiblement anéantie du fait que sa mission est désormais de ne valoriser que les actions du Chef de l’Etat. Le peuple l’attendra en vain dans l’éclaircissement de l’Affaire Etisalat Télécel où plusieurs citoyens présument d’un malaise.
 Mais avant l’affaire Etisalat, le mutisme de l’ Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications depuis la gestion des affaires Moov et Mtn par le gouvernement était symptomatique d’un malaise.
 
PASSIVITE AUX ALLURES DE DEMISSION
Le Président Firmin Djimènou et les siens ont perdu toute voix depuis que le Chef de l’Etat le Dr Boni Yayi leur a prouvé dans la dernière crise de Gsm au Bénin qu’au détour d’un voyage éclair du Président ivoirien au Bénin ou d’un crochet au Palais de Thabo Mbéki en Afrique du Sud, il est à même de siffler la fin d’une crise dont la compétence de résolution  ressort foncièrement du domaine de l’ Autorité Transitoire de régulation des postes et télécommunications. Ils ont appris qu’au nom des principes de la diplomatie, leur  » grande institution « , dont ils sont si fiers, pouvait être mis entre parenthèse et que Moov et Mtn pouvaient reprendre service sur simple mot d’ordre du Président de la République et sur requête purement formelle de leur paraphe sur la décision écrite. Depuis, l’espace de télécommunication mobile au Bénin reprend les airs de pétaudières du sale vieux temps. Plusieurs services qui étaient vertement taxés à cor et cris d’illégaux continuent d’être exercés par les opérateurs Gsm sans être condamnés. Il en est ainsi par exemple du service fixe de Gsm développés tous azimut sur le territoire national. Et pourtant, c’était le caractère prohibitif des actes des opérateurs qui a légitimé le combat de l’Autorité Transitoire de régulation des postes et télécommunications. Entre temps, la nouvelle licence accordée aux opérateurs Gsm a-t-il intégré le service fixe ? Une lecture des nouvelles Conventions confirme par la négative.

Mais pourquoi l’ Autorité Transitoire de régulation des postes et télécommunications accepte-t-elle cautionner l’illégalité qu’elle a mis un point d’honneur à dénoncé il y a peu de temps? Plusieurs hypothèses sont envisageables : soit elle n’a pas fini de digérer l’expropriation de ses prérogatives par le Chef de l’Etat au moment culminant de la crise Télécel Mtn susceptible de consolider définitivement son autorité ; soit elle n’existe plus réellement depuis que la Présidence a pris la rêne des affaires.
Mais à apprécier la qualité des membres qui composent l’ Autorité Transitoire de régulation des postes et télécommunications, on conçoit très peu que cette disparition ait lieu sans un cri de désapprobation. Et le premier qui serait en droit légitime de décrier la situation est sans nul doute Me Lionel Agbo, chantre de l’assainissement des Gsm au Bénin. Mais coïncidence suspecte, c’est l’avocat qui est appelé à de nouvelles fonctions de Porte Parole de la Présidence. Silence !

NOMME PORTE PAROLE POUR QU’IL NE PARLE PLUS€¦ ?
Au regard de l’état comateux de l’ Autorité Transitoire de régulation des postes et télécommunications causé par l’intrusion inopportune de l’Etat, tout porte à croire que Me Lionel Agbo est appelé aux fonctions de Porte Parole de la Présidence pour que l’avocat n’ait pas de ses réactions affranchies néfastes à la crédibilité du gouvernement. Porte Parole pour ne pas parler ou du moins Porte Parole pour parler d’autre chose, Me Lionel Agbo est définitivement détourné des affaires Gsm où visiblement ni opérateurs Gsm ni le gouvernement n’est en odeur de sainteté. Me Lionel au cÅ“ur du système gouvernemental aura-t-il encore une bouche pour dénoncer la léthargie dans laquelle l’intervention de l’Etat a propulsé l’ Autorité Transitoire de régulation des postes et télécommunications ?
De toute façon les ingrédient se colmatent au fil des actes du gouvernement pour que la messe de requiem de l’ Autorité Transitoire de régulation des postes et télécommunications se célèbre sans délai. Une preuve qu’il est toujours périlleux de combattre les multinationales et qu’il ne faut célébrer la victoire qu’au coup de sifflet final.
Médard GANDONOU

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