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Le triomphe de la vérité

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Campagne de plaidoirie de l’Union nationale des syndicats de travailleurs du Bénin (UNSTB):Des APE exigent leur salaire avant le 1er décembre


« Les préoccupations des travailleurs dans le cadre démocratique tracé par la Conférence nationale des Forces vives de février 1990, peinent à trouver de solutions » a déclaré le Secrétaire général de l’Union nationale des syndicats de travailleurs du Bénin (UNSTB) mercredi 26 octobre 2011 à la Bourse du Travail.

En effet, cette déclaration faite face aux enseignants, vient marquer deux situations importantes. Il s’agit d’une part de pointer le 26 octobre 1972, date historique dans la vie politique, économique, sociale et culturelle de notre pays. Le second objectif visé est de mettre le gouvernement de la refondation en garde sur la situation des enseignants béninois 39 ans après cette date révolutionnaire. A travers, cette rencontre dénommée, campagne de plaidoirie et de lobbying, Emmanuel Zounon et ses militants exigent la résolution des préoccupations urgentes des travailleurs du Bénin.

En déclarant dans son mot introductif que le Bénin souffre encore le martyr d’une mauvaise gestion de son système éducatif, le secrétaire général a justifié ses argumentaires par quelques cas précis. Il s’agit, de la situation des éducatrices et éducateurs des écoles maternelles et de base qui sont restés selon lui près de 38 mois sans salaire avec une commission ad’hoc qui peine à se retrouver. Il a par cette même occasion fustigé la situation des enseignants contractuels ou communautaires reversés aussi bien du primaire que du secondaire qui n’ont pas encore leur situation salariale régularisée.

Mieux, les enseignants nouvellement recrutés dans la fonction publique depuis un (01) an restent encore sans salaire…. Autant de cas que l’UNSTB déplore. Ne voulant donc faire l’avocat de diable, Emmanuel Zounon a laissé les représentants de chaque catégorie socioprofessionnelle exprimer les maux dont ils souffrent. Selon les éducatrices et éducateurs des écoles maternelles béninoises à travers leur représentante, Angèle Oba, l’une des raisons qui expliquent la pléthore d’élèves dans les classes est la gratuité de l’enseignement à la maternelle.

Cette gratuité n’a pas été accompagnée des moyens au point où la dernière avance sur salaire qui leur a été accordée date de juillet 2010 soit plus de 14 mois déjà. Quant à Armand Agbohounka, représentant les instituteurs, Agents permanents de l’Etat (APE) de la promotion 2010, les difficultés de survie qu’ils vivent les ont conduits à organiser plusieurs séances d’informations dans tous les départements sur le point des négociations qu’ils ont tenues avec les différentes autorités en charge de l’éducation au Bénin.

Suite aux nombreuses démarches qui restent sans effet, le collectif des instituteurs APE de la promotion 2010 projettent un arrêt collectif de travail dès le 1er décembre 2011 si le paiement de leur salaire n’est pas effectif. S’estimant également opprimés, les travailleurs du secteur privé, ont par la voix de leur représentant exigé l’élargissement au secteur privé du principe admis pour les agents des secteurs de l’administration pour qui l’augmentation de l’indice de traitements salariaux de 25% va s’étendre sur cinq (05) ans.

Mesurant le caractère vital du chapelet des préoccupations des travailleurs, le Conseiller technique de la ministre de la fonction publique, Ambroise Lalèyè a invité les travailleurs à la patience, seul gage pour permettre au gouvernement de répondre dans les meilleurs délais à ces revendications. « Il faut vous avouer que ces difficultés sont connues de tous les ministres impliqués » va-t-il rassuré. Il urge donc de convoquer une session extraordinaire de la commission nationale de négociation centrale syndicale gouvernement pour la résolution immédiate des préoccupations vitales et urgentes.

Emmanuel GBETO

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