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Le triomphe de la vérité

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Séminaire national sur les épidémies et maladies dues aux microbes au Bénin: Le LAMA et la SoBeSA engagés à trouver des approches de solutions


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Le présidium de lancement officiel dirigé par la deuxième adjointe au Maire de Ouidah, Sabine Fourn,

A l’initiative du Laboratoire d’Anthropologie Médicale Appliquée (LAMA) en partenariat avec la Société Béninoise de Sociologie et d’Anthropologie (SoBeSA), plusieurs enseignants-chercheurs, cadres des ministères et spécialistes des sciences de la santé participent à un séminaire national ouvert ce mercredi 15 mai 2024 à l’IRSP à Ouidah. Durant trois jours, ils vont réfléchir et développer des théories et des méthodes pour mieux comprendre les relations entre les humains, les non-humains, les microbes et leurs environnements au Bénin.

“Vivre avec les microbes. Comprendre les relations entre les hommes, les micro-organismes et l’environnement au Bénin.” C’est le thème de ce séminaire national qui a regroupé un parterre de spécialistes des sciences de la santé, des sciences sociales et humaines, des sciences biologiques, des sciences agronomiques, etc., et surtout des acteurs experts des Ministères, spécialistes de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, de l’environnement et du développement durable, de la sécurité nationale, des affaires sociales, de l’éducation, etc. Avec l’appui financier du Centre for the Social Study of Microbes (CSSM) de l’Université de Helsinki, ce séminaire va élaborer un manuel qui permettra d’identifier les types de connaissances et savoir-faire spécifiques qui pourront être reproduits dans différents contextes et qui peuvent donc être recommandés comme un modèle.

En effet, les pays africains sont de plus en plus confrontés à des épidémies émergentes et ré-émergentes qui imposent des interventions drastiques et qui induisent des modèles de causalité autochtones : envoûtement, sorcellerie, action maléfique, volonté divine, déni du modèle virologique, etc. Dans la plupart des cas, les acteurs institutionnels élaborent des plans de contingence, mettent en place de comités nationaux de crise et développent des interventions spécifiques (prise en charge des cas, surveillance et recherche des contacts, services de laboratoires, mobilisation sociale, mise en place de dispositifs de biosécurité, etc.). Parmi les causes anthropiques des épidémies, l’agriculture, l’élevage, la déforestation, les désordres sociaux, les guerres, la pauvreté et la faim, les voyages, les migrations et la démographie prennent une place majeure. Ces réalités sont très peu examinées dans le contexte africain et béninois. C’est à ce titre que le Laboratoire d’Anthropologie Médicale Appliquée de l’Université d’Abomey-Calavi s’associe à la Société Béninoise de Sociologie et d’Anthropologie pour organiser le présent séminaire.

“Ce séminaire contribuera à la promotion des sciences sociales dans la production de connaissances et la réponse aux épidémies et aux maladies dues aux microbes aux côtés des autres sciences,” a fait savoir le Prof. Roch Houngnihin, Directeur du LAMA-UAC et Président de la SoBeSA. En ouvrant officiellement les travaux, la deuxième adjointe au Maire de Ouidah, Sabine Fourn, représentant le maire empêché, a noté que la santé demeure la priorité des autorités béninoises. En 2025, 25%, fait-elle savoir, des Européens seront affectés par les maladies de la modernité : maladies du système immunitaire, maladies du métabolisme, maladie du système nerveux, etc. Ce qui constitue un signal fort pour les pays africains.

Photo d’ensemble des participants après l’ouverture des travaux

“Pour éviter cette tragédie, nous devons réapprendre à vivre en symbiose avec les microbes comme l’a souligné le biologiste Marc-André Selosse ; autrement dit, nous devons apprendre à domestiquer les microbes tout en gardant la ligne de défense. C’est pourquoi de nouveaux paradigmes ont été proposés et consistent en une approche multidisciplinaire, ‘faire les choses ensemble.’ Les sciences sociales trouvent donc leur pertinence au regard du rôle important que jouent les perceptions sociales, les savoirs populaires et les liens sociaux dans la gestion des épidémies,” a-t-elle laissé entendre. Pour sa part, la Prof. Salla Sariola, Directrice du Centre for the Social Study of Microbes (CSSM) de l’Université de Helsinki, a fait savoir que “c’est à la base d’un long processus et transparent que le LAMA de l’Uac a été choisi parmi les nombreux projets reçus.” La vision de son centre, a-t-elle précisé, est de développer des théories de microbes pour mieux comprendre les relations complexes entre les humains, les non-humains, les microbes et leurs environnements. “Nous avons besoin de nouvelles méthodes pour comprendre ces relations entre l’homme et les microbes,” martèle la Prof. Salla Sariola.

Au cours de ce séminaire, sept communications seront présentées par des spécialistes. Elles concerneront surtout : les zoonoses et le monde microbien, la Santé globale/one Heath et le cadre de réponse aux épidémies au Bénin, la résistance antimicrobienne, les mesures de santé publique et la surveillance des épidémies, les sciences sociales et la réponse aux épidémies au Bénin, les enjeux et défis éthiques de la recherche au Bénin et le genre et la réponse aux épidémies au Bénin.

A. T.

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