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Le triomphe de la vérité

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Vie chère au Bénin: Les syndicats ont marqué, le gouvernement  tente le dégel de la crise sociale


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Ce que vous devriez savoir : Des milliers de Béninois ont pris d’assaut les rues de Cotonou le samedi 11 mai pour protester contre la hausse des prix et les violations des libertés individuelles et syndicales. Affublés de pancartes et de banderoles rouges, les manifestants ont exprimé, lors d’une marche pacifique, leur mécontentement face à la gestion gouvernementale de la crise alimentaire, scandant des slogans hostiles au gouvernement et au président, qu’ils ont qualifié de « prédateur des libertés ». La marche, qui a démarré à la Bourse de Travail et s’est terminée à la place de l’étoile rouge en passant par le boulevard Saint Michel, a bénéficié d’un dispositif de sécurité mis en place par la Police républicaine, autorisée par le préfet du Littoral.Anselme Amoussou, le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA Bénin), a déclaré qu’ « il est grand temps d’exiger une gouvernance moins brutale… et ne plus permettre à une seule personne de décider toute seule de notre destinée. Nous sommes là pour leur montrer que nous ne sommes pas contents. Non à la gouvernance qui affame ». Selon lui, le peuple réclame une gouvernance plus humble et s’est levé pour envoyer un message fort au président Patrice Talon.

Que disent-ils dans leur motion : A l’entame de la déclaration de protestation, les travailleurs ont souligné qu’ils vivent depuis l’avènement du régime de la rupture en 2016 des misères diverses. Selon la motion lue par le SG/UNSTB, Apollinaire Afféwé, le régime de la rupture a initié plusieurs réformes et a voté plusieurs lois visant à « entraver la jouissance des libertés les plus élémentaires que le peuple béninois ». Ainsi, sur le plan général, les travailleurs notent entre autre : « la cherté excessive de la vie ; la politique fiscale asphyxiante du gouvernement ; l’effritement vertigineux et continu de leur pouvoir d’achat ; le sous-emploi et le chômage devenus endémiques ; les barbaries et bavures policières ; l’inflation législative avec au compteur des lois crisogènes, scélérates et réductrices des libertés individuelles et collectives ; une diplomatie en lambeaux en conflits évidents avec les intérêts majeurs de la Nation.  Sur le plan spécifique des travailleurs tous secteurs confondus, ils déplorent l’absence d’une politique sociale qui assure une protection et une sécurité sociale effective en tout temps et tout lieu pour tous ; les salaires et revenus de misère ; la précarité de l’emploi ; les inégalités créées et entretenues ; le blocage/gestion calamiteuse des carrières ;  les licenciements injustifiés et massifs ; le blocage des concours professionnels ; le gel du recrutement dans certains secteurs phares de l’administration ; le blocage des plans de formation ».

Ce qu’ils exigent du gouvernement :Ils exigent du gouvernement du Président Patrice Talon « la prise de mesures adéquates et à impact immédiat pour juguler la cherté excessive de la vie ; l’ouverture sans délai d’un dialogue franc, sincère et producteur de résultats concrets en liens avec les revendications des travailleurs et les aspirations profondes du peuple; l’évaluation de l’impact des reformes et mesures sociales sur les quotidien et la qualité de vies des cibles ; l’organisation sans délai d’une conférence sur la gouvernance sociale et les mécanismes de dialogue social adaptés aux défis d’un mieux être partagé au Bénin ; la relecture et l’adaptation du cadre législatif aux principales attentes et aspirations légitimes des différentes composantes de notre Nation ; la coproduction des solutions à nos problèmes, le consensus ayant valeur constitutionnelle dans notre pays ; l’arrêt de la barbarie policière sur le peuple ;  la libération sans conditions des 21 détenus suite à la marche du 1er mai 2024 ; la réintégration des 20 dockers radiés le 09 mai 2017 pour fait de grève ».

Quelle est la prochaine étape après la marche : A l’issue de la marche contre la vie chère du samedi 11 mai, les responsables des confédérations et centrales syndicales comptent rendre visite aux députés de la 9ème législature.Un courrier sera envoyé au président du parlement, dès lundi, annonce Moudassirou Bachabi, le Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin.Les syndicalistes échangeront avec les parlementaires sur les lois qui fâchent, explique-t-il. Pour lui, la vie chère a commencé depuis les premières lois sur les conditions de travail, notamment, la loi sur l’embauche.« Nous allons leur demander s’ils ont le sentiment qu’ils légifèrent pour les béninois ou pour d’autres. Nous allons discuter avec eux des lois qui nous fâchent pour qu’on voie ensemble avec eux l’agenda législatif qui permettra de corriger les textes qui sont en train de dérégler la République. Nous allons voir avec eux la politique de la sécurité alimentaire que nous mettons en place au Bénin pour que nous puissions contenir dans les normes les prix des produits utilisons », a-t-il laissé entendre. Les leaders syndicaux projettent aussi une visite chez le préfet du Littoral, Alain Orounla pour échanger avec lui afin qu’il n’y ait plus les problèmes survenus lors des premières marches.

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