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Le triomphe de la vérité

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Colloque à l’Université d’Abomey-Calavi: Les réalités sur l’immigration et l’insécurité en Afrique décortiquées


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Les experts autour de la table de discussion net

« Regards croisés sur l’immigration et l’insécurité en Afrique ». C’est le thème d’une causerie-débat, tenue le jeudi 12 janvier 2023, à l’Université d’Abomey-Calavi, à l’occasion du colloque scientifique international sur les migrations transfrontalières et défis sécuritaires en Afrique ouvert ce même jour, sur le campus. Autour de la table ronde de discussion, le Professeur Marcel Blago, spécialiste des frontières et de la gestion des mobilités transfrontalières. Il avait à ses côtés, le Professeur Issiaka Koné  de l’Université de Bouaké, le Dr Abdoul Karim Saidou, Agrégé de science politique de l’Université, Thomas Sankara et le Dr Alexis Kaboré Socio-anthropologue de l’Université Joseph Ki-Zerbo. C’est le Professeur Roch Mongbo de l’Uac qui animé les échanges. Au cours des débats, des analyses au plan théorique et de la pratique quotidienne sont faites sur ces deux réalités. Pour le Professeur Roch Mongbo, ces deux thèmes sont traités de diverse manière. L’immigration comme substantiel de l’insécurité. Et l’insécurité comme ayant sa source première dans l’immigration. Selon le Professeur Marcel Blago, les africains se nourrissent toujours des réalités des autres. Ils copient des concepts sans apporter une touche. En tant que spécialiste dans la gestion des frontières, il a apporté des clarifications sur les facteurs chrysogènes et les sources d’insécurité qui apparaissent dans les dynamiques des populations. Il a tout de même souligné que le mouvement de déplacement est une réalité sociale préhistorique et permanente dans toutes les communautés. Le Professeur sera appui dans son argumentaire par son collègue Roch Mongbo, qui avoue que les phénomènes migratoires sont tout à faire normaux. « Quand les populations se déplacent, ils agissent dans le cadre d’ordre mondial. Leur déplacement alimente l’ordre public établie mais ne peut pas être véritablement vu comme étant à la source de désordre », a-t-il dit. Les intervenants ont expliqué que pour traiter cette question, les chercheurs doivent faire une anthropologie de l’immigration et une anthropologie de l’insécurité. Dans cette anthropologie, il va se dégager les différents types de l’immigration. Pour eux, l’on se rendra compte qu’il y a des mouvements historiques, socio-culturels, économiques et politiques qui rendent ces phénomènes consubstantiels même à la dynamique des populations. Même s’il est vrai qu’il faut chercher une source de malheur dans ce phénomène, les sociétés trouvent dans ces déplacements des sources de bien-être et de régénération. Le Professeur Marcel Blago a indiqué que la façon dont ces deux réalités sont traitées, participent d’une construction de schéma qui maintient les populations dans l’état de balkanisation qui est anti-développement. Pour lui, la migration transfrontalière doit être une opportunité. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, le Bénin a ouvert ses frontières. Ce qui favorise le tourisme et le transit. « Il faut nous approprier de notre vision de nos pratiques », renchérit le Professeur Issiaka Koné pour qui, le salut de l’Afrique au-delà de la migration est d’aller vers l’intégration. « La migration n’est pas une exclusivité africaine », soutient le Professeur Roch Mongbo avant d’inviter toute la communauté universitaire et scientifique à un bon diagnostic. Car, il explique que le mal de la colonisation est grave. Au cours de cette rencontre, des pistes de solutions qui convoquent l’intellect des universitaires sont proposées. Puisqu’ils pensent qu’ils ne doivent pas attendre les politiques avant de prendre des résolutions.

Alban Tchalla

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