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Le triomphe de la vérité

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Médias: Le journaliste Virgile Ahouansè libre mais sous contrôle judiciaire


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De quoi s’agit-il : Virgile Ahouansè est accusé de diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux après la publication d’une enquête qu’il a menée sur des présumées exécutions extrajudiciaires qui auraient été faites par la police républicaine. Il a été convoqué le lundi 19 décembre 2022 pour répondre d’une affaire le concernant à la Brigade criminelle où il a été placé en garde à vue le lendemain après avoir été écouté pendant plusieurs heures à Agblangandan.

Que s’est-il passé par la suite : Après avoir passé deux journées en garde à vue, le journaliste de Crystal news, Virgile Ahouansè a été déféré ce jeudi 22 décembre 2022 à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour être présenté au parquet spécial. Pendant l’audition le journaliste Virgile Ahouansè n’a pu apporter la moindre preuve de ses allégations. Il s’est dit appuyé sur les témoignages des personnes pour sortir l’information. Le gardien de l’EPP Dowa Centre et le chef quartier qui sont intervenus comme témoins ont tous nié avoir servi des informations pareilles  au journaliste. Après audition, la cour a décidé de libérer Virgile Ahouansè  et l’a mis sous contrôle judiciaire. Son procès est prévu pour le 13 février 2023.

L’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) n’est pas restée indifférente de la situation du journaliste Virgile Ahouansè. L’association a dénoncé dans un communiqué « le bâillonnement de la presse et l’entrave à la liberté de la presse » au Bénin. « En considérant que dans un Etat de droit démocratique, l’arrestation d’un journaliste doit être une exception, l’UPMB constate avec amertume et réprobation cette énième interpellation aux allures de traque à l’encontre des professionnels des médias du Bénin au regard même de ce que Monsieur Virgile Ahouansè a été convoqué par appel téléphonique », lit-on dans le communiqué  signé de la présidente de l’UPMB Zakiath Latoundji. Pour l’Association des professionnels des médias, l’interpellation et la garde à vue de Virgile Ahouansè est une « privation de liberté du journaliste dans l’exercice de sa profession contrairement aux dispositions légales en vigueur dans notre pays et aux instruments internationaux auxquels le Bénin a librement souscrit ». Même affirmation de l’Union des journalistes de la presse libre Africaine, organisation panafricaine d’hommes et femmes des médias africains créée pour défendre la liberté de la presse et la sécurité des journalistes, qui  dénonce déjà cette privation de liberté d’un journaliste pour les faits évoqués dans son enquête. « L’UJPLA souhaite que la justice béninoise apprécie avec sérénité et justesse les faits reprochés au confrère Virgile Ahouansè dans ce dossier. L’UJPLA demande la libération de Virgile Ahouansè dans cette affaire qu’elle suivra avec toute l’attention et toute la vigilance requises », a fait savoir son  Président Yao Noël.

Assise Agossa

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