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Législatives  2023 :Les candidats enregistrés  dès vendredi, branle-bas dans les partis politiques


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De quoi il est question : Les dossiers des candidats aux législatives de janvier 2023 seront enregistrés dès le vendredi 28 octobre 2022 par la Commission électorale nationale autonome (Cena). Et ceci pendant cinq jours formels, conformément au calendrier électoral retenu  pour  ce scrutin législatif tant attendu.  Selon une décision en date du 15 juillet rendue publique par la Cena,  ces dossiers se distinguent de  deux parties. Il y a d’une part,  les pièces à fournir par les partis et d’autre part celles à la charge de leurs candidats, titulaires et suppléants. Dans ses nouvelles dispositions, le Code électoral exige aussi de chaque formation politique en compétition, 85 dossiers au titre des candidatures repartis par circonscription électorale ; 24 dossiers au titre des candidatures exclusivement réservées aux femmes reparties par circonscription électorale. Les partis politiques sont également  appelés à fournir la preuve de paiement du cautionnement des candidats, 1.500.000 FCFA par candidat soit 163.500.000 FCFA pour les 109 candidats. Ils veilleront aussi à fournir pour le compte de leurs candidats, la copie de la carte d’identité biométrique ou du certificat d’identification personnel, le quitus fiscal et autres pièces.

Ce qui se passe dans les partis : Actuellement dans les états-majors des  partis politiques en lice, c’est la course contre la montre pour apprêter les dossiers et les déposer dans les prochains jours. A 48 heures du lancement des enregistrements, ça grouille à fond dans les locaux de l’Union Progressiste Le Renouveau et du Bloc Républicain à Cotonou, deux grands partis politiques soutenant le pouvoir Talon. Les va-et-vient sont incessants. L’heure n’est plus aux bavardages. Des  cellules spéciales sont mises en place de part et d’autre pour examiner et s’assurer que les dossiers de candidatures sont sans tâches avant de prendre la direction de la Cena.

Difficile pour le moment de savoir qui est candidat ou qui ne l’est pas. La discrétion est totale à ce niveau. « Nous avons en tout cas des candidats et de bons candidats » confie un responsable du Bureau politique de l’UP le Renouveau, sous anonymat, sans en dire plus. Ce parti a indiqué avoir déjà enregistré 970 demandes de candidatures aux législatives 2023 dans le rang de ses militants. C’est son  président Joseph Djogbénou  qui   a lui-même rendu public ce chiffre le dimanche 16 octobre dernier. Sur les 970, on y dénombre 191 candidatures féminines. « 970. C’est le chiffre qui traduit le nombre que vous êtes à solliciter les suffrages de nos compatriotes et à porter l’étendard du parti, en vue d’incarner la représentation nationale en dignité et en compétence. 191. C’est le chiffre qui traduit le nombre que vous êtes, vous femmes vaillantes à aspirer à la candidature à l’élection des députés à l’assemblée nationale et espérer légitimement la confiance du parti et les suffrages de nos compatriotes en vue d’une représentation qualitative du peuple et une représentation efficiente de tous les groupes sociaux au sein de la nation», a déclaré Joseph Djogbénou à ce sujet.

Quand Talon vient en rescousse : Les démissions et adhésions incessantes observées ces derniers temps dans le monde politique  constituent des faits marquants de cette période pré-électorale. En rencontrant l’UP le Renouveau et le BR, dimanche dernier, à quelques jours de l’enregistrement des candidatures, Patrice Talon a certainement voulu remettre un peu d’ordre et aplanir les divergences. Si rien n’a filtré, il est certain que la question des positionnements s’est invitée dans les échanges.  Ce n’est plus un secret pour personne que ces deux grands partis de la mouvance présidentielle présidentiels se livrent depuis peu  une guerre fratricide aux conséquences imprévisibles.

L’opposition : Les partis de l’opposition ne dorment pas non plus sur leurs lauriers. Si les multiples tentatives internes d’aller en union à ces législatives demeurent infructueuses, il est fort probable que Restaurer la Confiance (RLC) et Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) se retrouvent sur une seule liste unique. Le président de RLC, Iréné Agossa  en a donné une certaine confirmation dimanche dernier sur une chaine de télévision, en dépit de ce que les négociations entre les deux partis auraient été  suspendues  depuis quelques jours. Les Démocrates aussi s’affairent à fond autour de ces législatives et  feront convoyer à coup sûr leurs dossiers de candidatures vers la  Cena, dans les prochaines heures. Il en sera de même pour  MPL, également partant pour ces législatives de janvier 2023. Il reste que  le président de cet autre parti de l’opposition, Expérience Tébé,  alerte déjà sur une situation.  A le croire, entre autres pièces exigées dans les dossiers de candidatures,  le certificat de résidence délivré par certaines mairies ne serait  pas en conformité avec la formule exigée par le code électoral.   Cette situation constitue en ce moment   un véritable casse-tête » pour les candidats dans la constitution de leurs dossiers, selon Tébé.  « Le certificat de résidence est la pièce qui attestera de ça, mais dans certaines mairies, le formulaire ne précise nullement depuis quand l’intéressé a résidence dans sa commune » s’offusque-t-il.

Christian Tchanou

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