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Soutenance en gouvernance des ressources naturelles: Bissiriou Mohamed Alabi élevé au grade de docteur


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Dr Bissiriou Mohamed Alabi

L’Université d’Abomey-Calavi a enregistré, le jeudi 20 octobre 2022 un nouveau docteur en sociologie-anthropologie du développement. Il s’agit de Bissiriou Mohamed Alabi, qui a soutenu brillamment sa thèse de doctorat à l’Ecole DoctoralePluridisciplinaire, Espace, Culture et Développement (EDP-ECD).

Ce qu’il faut retenir : Mention très honorable et félicitation à l’unanimité des membres du jury. Tel est le délibéré de la soutenance, qui vient consacrer l’entrée officielle de Bissiriou Mohamed Alabi, dans le cercle des docteurs en sociologie-anthropologie de l’Université d’Abomey-Calavi. Sa soutenance qui lui a valu ce grade, est portée sur le thème : « Dynamiques des interactions dans la gouvernance des ressources en eau du Lac Ahémé au Bénin ». Dans ce jury international composé de 5 membres, siègent les professeurs titulaires de l’Université d’Abomey-Calavi, Cyriaque Ahodekon, président du jury ; Charles Lambert Babadjidé rapporteur avec à leurs côtés, le rapporteur Fabien Affo, Maitre de Conférences de l’Université de Parakou. Pour évaluer la qualité du travail présenté par l’impétrant, se trouvent donc deux examinateurs dont Koffi Kpotchou, Maitre de Conférences à l’Université de Lomé et Aristide Kabran Djané de l’Université de Korbogo en Côte d’Ivoire.

Quelle est l’appréciation du jury : La thèse défendue est d’actualité et très intéressante avec une problématique pertinente. Une approche méthodologique et théorie adéquates exploitées, ont permis d’aboutir à des résultats satisfaisants dans le cadre de ce travail. La thèse est facile à lire, très équilibrée et pose un problème purement d’actualité. Comparativement à d’autres thèses, la thèse de Bissiriou Mohamed Alabi a impressionné le jury, qui trouve que l’impétrant ne s’est pas arrêté à un simple constat. Bissiriou Mohamed Alabi est parti de l’idée de la notion du changement climatique et autre pour s’interroger sur la façon dont l’environnement est géré pour que la population se retrouve en face de la dégradation des eaux. Pour l’examinateur, Koffi Kpotchou, de l’Université de Lomé, le candidat a exposé la question de l’eau à la croisée des enjeux socio-économiques, perception politique et administrative, humanitaire. De même, la protection et l’amélioration de la qualité des ressources en eau au moment où ces ressources deviennent un peu rare par endroit et polluées. « Il a essayé de voir les interactions entre les communautés riveraines et même comment l’Etat intervient. Mais le problème qui se pose, c’est que les populations ne savent pas comment l’Etat a pu mettre en place une politique de gestion », a souligné le président du jury, Cyriaque Ahodekon. Pour sa part, le directeur de la thèse, Charles Babadjidé pense que cela pose le problème de la politique publique autour de la gestion des ressources en Eau. « Les Lacs sont pollués aujourd’hui et les pécheurs ne trouvent plus les éléments nécessaires à leur subsistance. Ce travail  permet aux décideurs de comprendre les raisons pour lesquelles malgré la politique publique, les populations ne respectent pas les règles. Comment redonner vie au Lac Ahémé dont plusieurs groupes ethnique utilisent et assainir le milieu afin d’assoir une politique », a-t-il dit. Pour lui, l’Université produit beaucoup de choses mais inconnues des décideurs. « Il va falloir que l’Etat fasse un partenariat avec l’Université pour que de tel document soit connu et pour asseoir les politiques données », ajoute-t-il.

Que dit l’impétrant : « Les acteurs locaux continuent de faire recours à ce qui est proscrit dans les politiques régionales et internationales en matière de gestion en eau et donc de l’environnement. Alors, malgré les sensibilisations, les populations continuent de dégrader les ressources naturelles et précisément le Lac Ahémé », a précisé Bissiriou Mohamed Alabi. Le nouveau docteur a fait savoir que le gouvernement a mis un certain nombre de dispositifs qui essaient de régler le problème, mais sans la participation effective des populations à la base, ce serait difficile d’aboutir à des résultats.

Par ailleurs : Suite à la délibération, il a été procédé à la cérémonie de port de toge à l’impétrant suivie des séances de photo de famille, qui ont mis un terme à la soutenance.

Alban Tchalla

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