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Le triomphe de la vérité

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Animation des partis et combats électoraux : Quand la morale et les appétits politiques s’entrechoquent !


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«Il a tenu des propos totalement mensongers….Mitokpè n’a jamais discuté de ce qu’il est en train de faire avec moi…Il est venu me voir pour me dire que nous devons nous rapprocher de la rupture…. Ces actes de destruction du parti et anti-militant ont commencé autour de 2019….. Mitokpè est venu me dire à plusieurs reprises, je veux me rapprocher de la mouvance. …. Quand il est parti vers la mouvance, on lui a claqué la porte au nez. J’ai tous les enregistrements. Lui-même a dit ça. Mitokpè a été chassé à l’UP. On l’a chassé littéralement  ….Il est allé démarcher, questionner, jauger où ça peut lui permettre encore d’aller aux élections et d’être député….. On fait la politique pour le pouvoir. On ne fait pas politique pour le poste. La question c’est un problème de ventre. C’est l’incapacité pour Mitokpè et ceux qui le suivent de faire la politique sans les postes…. ». Nombreux ont  marqué leur étonnement et indignation quand ces propos ont été ténus dimanche dernier par le  plus téméraire des acteurs politiques béninois sur  Cristal News, une chaîne de radio en ligne. Président du parti Restaurer l’Espoir,  Candide Azannaï   faisait ainsi allusion à son désormais ex-disciple et secrétaire général  Guy Mitokpè. En  démissionnant du parti il y a quelques semaines et en déclarant par la suite,   son adhésion officielle  au parti Les Démocrates,  celui qui était considéré jusque-là comme le plus fidèle  des fidèles compagnons de Candide  Azannaï  aura réussi à sortir ce dernier de ses réserves. Moins bavard sur le départ de son Guy Mitokpè des temps passés, il débile depuis peu sur lui, avec des révélations  pour le moins troublantes et fracassantes sur ce qui tenait de secret entre les deux hommes jusque-là.

  Beaucoup d’observateurs ne s’en reviennent pas quand ils attendent de la bouche de Candide  Azannaï que Guy Mitokpè était dans une démarche indéfectible de se rapprocher de la mouvance, même s’il en essuiera un échec cuisant, à le croire.  Le plus jeune des députés de la 7ème législature qui y aura passé trois ans de fort belle manière à la satisfaction de Candide Azannaï   dont il fut suppléant,  semble avoir trahi son maître si l’on s’en tient aux révélations du dimanche dernier.  Reste à lui d’apporter des contradictions à  ces allégations les jours  à venir.

Il n’en demeure pas moins que le feuilleton Azannaï  -Mitokpè laisse pantois sur la qualité du modèle politique béninois qui pourrait encore servir de référence. Quand ce duo tambourinait fort au sommet du parti Restaurer l’Espoir dans des actions vigoureuses contre des gouvernants depuis les temps Yayi, il ne manquait pas d’aduler une vague de jeunes et autres acteurs politiques admiratifs de leur courage jugé  immense. Ils ont encore fait fort  quand, ils ont commencé à dégainer contre le pouvoir Talon qu’ils avaient pourtant contribué à faire  venir en 2016, de façon remarquable. 

Si ni l’un, ni l’autre ne lâche prise, parce toujours ancrés dans l’opposition, les propos de Candide Azannaï  à l’endroit de celui à qui il refuse désormais de le considérer comme son mentor en politique, amènent à se demander si un modèle politique s’incarne encore dans le combat de ces deux hommes. Comment la jeunesse puisse y tirer des enseignements, des  leçons de démocratie et  de l’action politique vertueuse, quand l’ainé accuse  aujourd’hui daredare le plus jeune d’être motivé par des « postes politiques» ? Comment croire aux nouveaux leaders politiques actuellement en opération de charme dans tout le pays à cette veille d’élections, si demain, les mêmes faits produisent encore les mêmes effets ?

L’imbroglio est entier pour le cas Candide Azannaï  -Guy Mitokpè. Il ne l’est pas moins dans l’espace politique en général aujourd’hui avec des acteurs  soutenant le même pouvoir mais qui s’entredéchirent presque dans leurs chapelles politiques respectives. La guerre de leadership dans les régions  que la réforme du système partisan semble combattre depuis peu ne faiblit pas. Les rancœurs et les querelles internes refont, à petits coups surface, à l’approche  des législatives de janvier 2023  qui aiguisent déjà tous les appétits.

Christian Tchanou

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