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Le triomphe de la vérité

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Échanges avec les membres de la Coordination Europe de Moele-Bénin : Jacques Ayadji galvanise ses troupes de la diaspora


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Jacques Ayadji, Président de Moele-Bénin

Le président de Moele-Bénin Jacques Ayadji a échangé avec les membres de la coordination Europe de Moele-Bénin sur les prochaines législatives de janvier 2023. Ceci en présence de quelques invités spéciaux depuis Paris.

« Pourquoi les Béninoises et Béninois de la Diaspora doivent travailler à impacter les résultats des élections législatives du 08 Janvier 2023 », c’est  autour de ce thème que Jacques Ayadji a échangé avec ses troupes de diaspora. A l’entame des discussions, le président du parti Moele-Bénin a informé ses partisans des actualités au Bénin avant d’aborder le sens du thème autour duquel ils se sont réunis. Le président Jacques Ayadji a rappelé à ses compatriotes de la diaspora leurs droits et devoirs avant, pendant et après les législatives de 2023. Selon lui, certains actes des partisans de la diaspora peuvent contribuer au développement du Bénin. Il a pour finir  appeler à la mobilisation en rappelant son rêve qui est celui d’un Bénin inclusif où tous les Béninois, y compris ceux de la Diaspora contribuent à la construction du pays. Les invités spéciaux ont également promis se joindre à la cause du parti afin que les cinq circonscriptions électorales, fief du parti, obtiennent au moins un quota de 10% des sièges prévus par la législation béninoise.

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Lire l’intégralité du discours de Jacques Ayadji

« Qui veut aller loin ménage sa monture, dit l’adage. Mais le contexte et surtout mon bouillonnement intérieur me poussent à dire, qui veut aller loin après tant d’échecs, qui veut construire du durable après tant d’errances politiques, qui veut vraiment soutenir les efforts enclenchés par le président de la République, doit changer de cap et opter courageusement pour une dynamique noble qui crédibilise enfin la classe politique et surtout la chose politique. Bouillonnement intérieur disais-je, mais c’est davantage une tristesse de voir s’étaler des causes que nous savons tous porteuses des mêmes effets que nous dénonçons à chaque fois. Oui je suis triste de vivre encore le désordre et la pagaille qui ont toujours caractérisé les veilles d’élections chez nous, et ce malgré que des efforts louables ont été déployés par le chef de l’Etat pour innover en enclenchant une réforme du système partisan dont l’objectif final est de rompre avec ces habitudes malsaines jadis décriées parce que porteuses d’instabilité et surtout de manque de lisibilité des acteurs politiques au Bénin. Si à mon modeste niveau la tristesse est si grande, je devine la douleur morale qui pourrait être celle de l’initiateur de cette réforme, le président Patrice Talon qui a pris à bras-le-corps cette réforme du système partisan dans l’unique but de clarifier l’échiquier politique, d’anoblir la chose politique et de rassembler les politiques autour d’un idéal. Oui c’est bien de cela qu’il s’agit: Se rassembler autour d’idées et d’idéal et rompre avec ces pratiques avilissantes propres aux politiques, toutes tendances confondues. Le président de la République en a fait un défi personnel d’où toute l’énergie et la détermination déployées pour sa réussite. Il n’y a aucun doute que la réforme du système partisan est une marche, mais une marche dont le début compte, dont les premiers pas sont décisifs pour sa réussite. Rater ces premiers pas comme cela se dessine avec des démissions fantaisistes, un mode de recrutement de militants et de mobilisation de partisans des plus malsains puisque conduit sur la base de chantages, de menaces, de dénigrement, de manipulation et de mensonges. Désordre et pagaille sont les justes mots pour qualifier l’ambiance politique du moment et tout mon souhait est que la providence inspire à nouveau le chef de l’Etat pour qu’il trouve en lui-même les ressorts nécessaires pour faire stopper ce qui ne devrait plus jamais se faire voir, vu les efforts qu’il a déployés pour crédibiliser la démarche. Balayer devant sa porte est d’abord mon choix, c’est pourquoi je voudrais dire aux partis politiques de la mouvance présidentielle à qui incombe le devoir de valoriser les efforts du président de la République, que rien de durable et de structurel ne se réalise en situation d’urgence ou conjoncturelle. La réforme du système partisan que nous avons tous appelée de nos vœux impose que nous soyons réunis dans les partis politiques autour des idées, d’une idéologie, d’une vision de développement de notre pays. Dans ces conditions, la conjoncture d’une élection, fût-elle législative, ne devrait plus être comme jadis dans notre pays, un motif de sauve-qui-peut ou de bouleversements par transhumance politique. C’est bas, c’est ridicule et c’est le vocabulaire qui l’accompagne qui le confirme :

– mise ensemble de partis politiques

– mariage de partis politiques

– fusion de partis politiques

– démission collective d’un groupe de militants d’un parti politique pour une adhésion collective à un autre

– démission sans vergogne d’élus communaux et même de députés du parti qui les a faits élire pour un autre ;

-etc…

Il n’est plus un secret dans notre pays que si vous vous regroupez juste parce qu’il y a élections législatives et que vous voulez être bien positionné sur une liste pour assurer votre élection, lorsque vous ne serez pas bien positionné comme vous l’aurez souhaité ou lorsque in fine vous n’êtes pas élu, vos regroupements conjoncturels vont voler en éclats comme nous en avions vu par le passé avec Ubf, Un, Fcbe, Fcbe-Prd-Rb, etc. La charte des partis politiques n’a prévu dans aucune de ses dispositions :

– la fusion de partis politiques

– la mise ensemble de partis politiques

– le mariage entre partis politiques

– la démission collective ou conjointe de groupes de militants d’un parti politique

– l’adhésion collective ou conjointe de groupes de personnes à un parti politique.

– etc…

Avec la réforme du système partisan, les partis politiques doivent être comme des familles biologiques où l’on partage un idéal. On y adhère par conviction et non pour les beaux yeux de quelqu’un, fût-il le chef de ce parti. C’est la seule façon de travailler à la consolidation de cette famille politique et de ne pas la quitter sur la base de différends avec des membres. Ne dénaturons pas l’esprit de la réforme du système partisan et surtout ne la fossoyons pas par notre obsession à être positionné ou à être élu député. Mettre fin au désordre et à la pagaille devient pour chacun, un impératif républicain car l’heure devrait être plutôt à la présentation et au croisement des offres de législature des partis politiques pour permettre à l’électeur de commencer par mûrir son choix.

Président de Moele-Bénin

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