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Le triomphe de la vérité

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Ouverture au Bénin de la 8ème AG biennale de l’APNAC: Vlavonou et Bictogo insistent sur le rôle des parlements contre la corruption


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Le présidium lors de l’activité

(Les efforts du Bénin et de la Côte-d’Ivoire salués)

Le Réseau des Parlementaires Africains de lutte contre la Corruption (APNAC) tient sa 8ème assemblée générale biennale les 26 et 27 juillet 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Cette assemblée continentale a réuni outre le Bénin, dix-huit délégations de parlements africains. A l’ouverture des travaux,  le Président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis Gbèhounou Vlavonou et son homologue de la Côte-d’Ivoire,  Adama Bictogo ont insisté sur le rôle des parlements dans la lutte contre ce fléau. Ils ont mis l’accent sur les efforts de leurs pays respectifs dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Dix-neuf (19) délégations africaines prennent part à l’hôtel Azalaï de Cotonou à la 8ème assemblée générale biennale du Réseau des Parlementaires Africains de lutte contre la Corruption (APNAC). Du mardi 26 au mercredi 27 juillet 2022, les participants réfléchiront autour du thème : « Créer des synergies pour une lutte efficace contre la corruption en Afrique : rôle du parlement et des parlementaires. » Dans leurs interventions, le Président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis Gbèhounou Vlavonou et le Président de l’Assemblée nationale de la Côte-d’Ivoire, Adama Bictogo invité d’honneur de cette Assemblée générale biennale, ont insisté sur le rôle des parlementaires dans la lutte contre la corruption.

« La corruption menace sérieusement l’état de droit, la stabilité et la sécurité ainsi que l’équité et la répartition des ressources en ébranlant les valeurs et institutions démocratiques fondamentales et en compromettant le développement social, économique et politique, l’exercice des droits de l’homme. » a dit le Président Louis Gbèhounou Vlavonou pour planter le décor et montré à quel point ce fléau est un danger pour les Etats africains. Selon un rapport cité par le Président Vlavonou, les formes les plus fréquentes de corruption sont : le pot-de-vin ; le copinage et le clientélisme ; le détournement de fonds ; l’extorsion ; l’escroquerie ; le népotisme ; le parrainage ; la corruption politique ; la corruption de l’Etat. Face à la gangrène que représente la corruption pour le continent africain et tous les pays du monde, le Président Louis Gbèhounou Vlavonou a lancé un appel aux parlements africains en ces termes : « nous, parlementaires africains notamment,  sommes donc clairement interpellés pour jouer notre partition dans le combat contre ce mal qui a aussi un impact négatif sur le fonctionnement des institutions démocratiques, les parlements y compris, et constitue, par ailleurs, une menace à la gouvernance et à la stabilité des jeunes démocraties ou de celles qui sont encore fragiles. » a-t-il insisté. En plus des procédures juridiques fondées sur les dispositions anti-corruption efficaces du droit pénal informe le Président du parlement béninois, les commissions parlementaires d’enquête peuvent permettre de mettre en évidence les responsabilités politiques impliquant le gouvernement dans les allégations de corruption. « Il urge de promouvoir un sens élevé de la probité et de l’intégrité morale par des campagnes de sensibilisation de manière à tendre vers un taux zéro d’impunité si nous ne levions pas les obstacles de tout genre dont beaucoup sont d’ordre socio-culturel. » a également insisté le premier des députés béninois pour plus d’efficacité dans le travail parlementaire de lutte contre la corruption.

Il a été soutenu dans ses positions par son homologue, le Président du parlement de la Côte-d’Ivoire, son excellence Adama Bictogo. « La corruption sape les progrès des institutions démocratiques, ralentit le développement économique et contribue à l’instabilité gouvernementale. » déplore ce dernier. « Il apparait opportun que nous parlementaires, au-delà du rôle régalien de contrôle et de l’évaluation de l’action publique, nous nous approprions quelques grands principes et valeurs inhérents au parlementarisme. Il s’agit entre autres, des principes de transparence, de reddition des comptes et de redevabilité envers les populations, nos mandants. » a-t-il lancé à l’endroit des parlements africains.  Mieux, « …il est important que nos Institutions soient et restent dotées de charte d’éthique et de déontologie commune afin de promouvoir un sens élevé de probité et d’intégrité morale dans la gestion des affaires publiques. Ces valeurs justement, rendent crédibles les Elus que nous sommes aux yeux des populations lors des actions de sensibilisation menées sur le terrain en vue de les inciter à dénoncer les cas de corruption dont ils sont témoins. » A également précisé le Président du parlement Ivoirien. Toujours pour la crédibilité de la lutte parlementaire contre la corruption, Adama Bictogo propose : « Il nous appartient, au cours de  notre mandat parlementaire, d’intensifier notre rôle de contrôleur sur les corps de nos administrations qui sont les plus citées comme corrompues en vue de faire des recommandations pertinentes conduisant au renforcement des moyens mis à la disposition des structures de lutte contre la corruption dans nos Etats. »

Les efforts de lutte contre la corruption salués

Le Président de l’Assemblée nationale du Bénin au cours de son intervention, a rappelé les efforts du Bénin en vue du renforcement de l’arsenal juridique de lutte contre la corruption. « Au Bénin, l’arsenal juridique de lutte contre la corruption  a été renforcé au cours de ces dernières années : c’est donc le cas, de la révision de la constitution avec l’institution d’une cour des comptes, la création de la cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET), l’adoption et la promulgation de la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République de Bénin, l’adoption et la promulgation de la loi portant code pénal en République du Bénin dont certaines dispositions viennent consolider la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin, l’adoption de la loi portant financement public des partis politiques qui réduit les flux financiers illicites au sein des partis politiques, etc. » a déclaré Louis Gbèhounou Vlavonou. Ces efforts ont été salués par le Président du parlement ivoirien en ces termes : « …il m’est donc agréable de louer les efforts remarquables de la République sœur du Benin en matière de lutte contre la corruption et de rendre un hommage mérité à Son Excellence Monsieur le Président de la République Patrice TALON, pour son grand engagement à cette cause. »

Il n’a pas manqué d’associer à ces félicitations son pays la Côte-d’Ivoire : « J’aimerais également souligner que l’un des axes forts de la politique de développement de la Côte d’Ivoire rassemblée et solidaire du Président de la République Son Excellence Alassane Ouattara reste la promotion de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption à travers la mise en conformité du pays avec les engagements internationaux. » a-t-il conclu.

Fidèle KENOU

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