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Le triomphe de la vérité

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Taux de réussite élevé au BAC: Dr Alphonse Kpangon attire l’attention sur l’orientation universitaire des bacheliers


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Le taux de réussite à l’examen du Baccalauréat session de juin 2022, est relativement maintenu à la hausse ces cinq dernières années. Suite à l’obtention de ce diplôme qui ouvre la porte des universités, le Dr Alphonse Kpangon avise les bacheliers ainsi que leurs parents sur le choix des filières pourvoyeuses d’emploi. Car, selon lui, parallèlement à l’augmentation du taux de réussite au Baccalauréat, l’on devrait se rendre compte de l’augmentation du taux de chômage des jeunes diplômés après les études universitaires.

Comme c’est le cas depuis plusieurs années, au cours de cette année académique 2021-2022, plusieurs milliers de jeune bouillonnement de joie pour avoir décroché le baccalauréat. À l’image de leurs prédécesseurs, cette ferveur de joie qui les anime ne fera certainement que feu de paille chez la plupart. Elle sera simplement à la limite de la portée de la vision politique des dirigeants de notre système éducatif depuis plusieurs décennies.
Le taux de réussite au baccalauréat est relativement maintenu à la hausse ces cinq dernières années (les taux de 2018, 2019, 2020, 2021, 2022) Parallèlement à l’augmentation du taux de réussite au baccalauréat, nous devons nous rendre compte de l’augmentation du taux de chômage des jeunes diplômés après les études universitaires.
Il se pose d’une part, le problème de disponibilité et d’accessibilité des filières de formations pertinentes et d’autre part d’une quasi-inexistence d’un système d’orientation et de choix des filières de formation efficace et fiable après le baccalauréat.
Les nouveaux bacheliers et leurs parents sont quotidiennement éprouvés sur le chemin sans issus de choix de filière de formation et d’initiation de projet de vie professionnelle.
La formation universitaire au Bénin depuis les années 70 jusqu’à nos jour à-t-elle atteint son apogée, ou bien nos gouvernants n’ont pas pu la penser dans une perspective évolutive ?
Les formations universitaires, me semble-t-il, n’offrent pas pour l’ensemble des perspectives orientées sur nos problèmes androgènes de développement. Elles sont calquées sur l’Occident et ne forment pas à la production pour entretenir les secteurs d’activités économiques de notre pays. Ce qui devrait être le cas. Il urge donc une profonde refonte et une réorganisation adéquate de notre système éducatif de la base jusqu’au sommet.
Après l’adoption du statut général de l’enseignant du supérieur il y quelques mois, le gouvernement doit penser à une réorientation de l’ensemble des filières de formation et à l’amélioration des conditions d’apprentissage dans nos universités. Les filières de formations doivent être rendues beaucoup plus professionnelles et adaptées à nos besoins de développement dans tous les secteurs d’activités économiques prépondérantes de notre pays.
Le choix des filières de formation par défaut pour les apprenants doit s’arrêter. Il urge de passer à l’identification de l’adéquation, des prédispositions des apprenants au choix des filières et à la revalorisation des parchemins d’apprentissage auprès des maîtres- artisans agréés. C’est ce qui opportunément croise les filières académiques et de production avec la pratique technique dans le dual et l’alternance et produit l’économie viable auto-centrée et auto-entretenue.
Le savoir diplômant ne doit plus se limiter aux théories rattachées aux langues et aux théories étrangères mais, il doit oser l’expression de la production par acquisition de connaissances pratiques en situation des savoirs d’experts encrés dans notre contexte endogène. C’est véritablement ce qu’il nous faut, pour franchir le cap pour une inversion convenable et durable des tendances actuelles

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