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Le triomphe de la vérité

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Violence conjugale suivie de meurtre : Claudine Prudencio condamne un « acte d’une cruauté rare »


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Claudine Afiavi Prudencio, présidente de l’Institut National de la Femme (INF)

De quoi est-il question : Une affaire de meurtre fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis le dimanche 10 juillet. Il s’agit d’une femme, d’environ 26 ans, revendeuse, mère de 2 enfants et probablement enceinte de son 3ème enfant, qui a donné la mort à un homme de la trentaine environ (son conjoint) à l’aide d’une hache. La scène s’est produite, selon des sources, au petit matin du dimanche (aux environs de 3 heures du matin) pendant que ce dernier dormait dans le même lit.

Et c’est où : En effet, contrairement aux premières publications, c’est plutôt  dans la commune d’Abomey-Calavi, dans l’arrondissement de Togba d’après les vérifications fournies par l’Ong Fnd, que cette scène de barbarie s’est produite. Selon les dernières informations, la jeune dame, auteur de ce qu’on peut qualifier de crime, est gardée au commissariat de Togba ; où elle s’est rendue elle-même. Présentée déjà au procureur du tribunal d’Abomey-Calavi, le mardi 12 juillet, elle va y retourner jeudi prochain.  

Entre les lignes : D’après des recoupements, cette jeune dame qui vivait à Maria Gléta avec son conjoint n’aurait pas digéré que son homme lui ait révélé être obligé de prendre une seconde femme à l’avenir pour avoir la paix. Ceci, au cours d’une longue dispute qui a eu lieu entre le couple dans la journée du samedi. Cet acte d’une extrême cruauté relance le débat sur la violence que subissent des hommes dans les foyers.

Encadré

Claudine Prudencio  dénonce un « acte d’une cruauté rare »

Depuis quelques jours, l’actualité béninoise est secouée par la mort d’un jeune homme dans la commune d’Abomey-Calavi. Un décès qui fait suite à une violence conjugale. Par rapport à cette situation, Claudine Prudencio, présidente de l’Institut National de la Femme (INF) s’est adressée au peuple béninois, à travers un discours publié ce mardi 12 juillet 2022.

Béninoises et Béninois,  Mes chers frères et sœurs des villes et des campagnes, C’est avec une grande consternation, que j’ai reçu, par le soin de mes services, la confirmation, de ce que j’aurais souhaité être une rumeur de mauvais goût, la mort d’un jeune et brave compatriote, des suites d’une violence physique qu’il a subie de la part de son épouse. Un fait ignoble qui s’est malheureusement avéré, et qui met en émoi tout un peuple, et en ébullition la toile.  

Chers compatriotes,  Je partage votre indignation, voire votre colère, face à cet acte d’une cruauté rare, qui s’est soldé par une grande perte humaine, que rien ne peut combler. Un acte de violence meurtrière, venant d’une femme, la femme pourtant réputée porteuse de vie, mère de l’humanité, la femme reconnue pour sa douceur et son calme, face aux situations même les plus éprouvantes. Je souscris entièrement à la désapprobation populaire de cet acte d’une violence inouïe.  

En de pareilles circonstances, il est de mon devoir, d’abord en tant que femme et mère, et ensuite en ma qualité de Présidente de l’institut National de la Femme (INF), d’attirer notre attention sur deux choses importantes :  

  • La première est relative à des clarifications sur l’instrument juridique le plus important, que l’INF utilise pour assurer sa mission de protection et de promotion de la femme. Il s’agit de la loi 2021- 11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et de protection de la femme en République du Bénin. Cette loi réprime aussi bien les violences faites aux femmes et aux filles que celles que peuvent subir des hommes, d’où l’usage de l’expression “infractions commises à raison du sexe des personnes”, même s’il est de notoriété publique, que les statistiques depuis des décennies, établissent clairement que les femmes sont plus victimes de cette catégorie d’infractions que les hommes. 
  • La seconde porte sur le rappel de la nécessité pour tout un chacun de nous, en dépit de la douleur profonde que nous ressentons face à ce drame, de ne pas renoncer à notre engagement en faveur de la protection de la femme. Bien au contraire, nous devrions saisir cette malheureuse occasion, pour mener collectivement des réflexions sans concession, sur les causes des violences dans les couples et les leviers sur lesquels nous pouvons agir, pour impulser la promotion de l’harmonie dans les foyers, de la paix et de la tranquillité conjugales, gage d’une protection durable des femmes et des hommes, et de la sécurité des vies amoureuses.  

Aux familles parentes, alliées et amies du défunt, je présente mes condoléances les plus attristées et celles de l’INF. J’exprime ma proximité des plus compatissantes à toutes les personnes directement touchées par ce drame.  Au peuple béninois tout entier, je réitère l’engagement de l’INF à accomplir sa mission de protection et de promotion de la femme sans compromettre la protection des hommes et dans le respect du caractère sacré de la vie humaine, sans distinction de sexes. A la justice béninoise, dont la crédibilité et l’impartialité font notre fière collective, je forme le vœu, qu’elle effectue son travail avec tout le professionnalisme reconnu à ses acteurs, et que l’œuvre de justice dans cette affaire, contribue dans la vérité, à apaiser les cœurs et prévenir la survenance de telle situation dramatique.  

  • Promotion et Protection de la femme, OUI !   
  • Violences faites aux femmes, NON ! 
  • Mais jamais pour que la femme soit le bourreau de l’homme. 

Mme Claudine Afiavi PRUDENCIO, 


Présidente de l’Institut National de la Femme

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