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Le triomphe de la vérité

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Formalisation du cadre de concertation des anciens présidents: Iréné Agossa précise les raisons de la démarche de Talon


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Le président du parti RLC, Iréné Agossa

Le président du parti RLC, Iréné Agossa, a été reçu sur radio Mono FM de Comè. Au cours de l’entretien, il a  clarifié  le concept du cadre institutionnel dont il est le premier acteur politique à faire la proposition en vue de l’apaisement de la tension sociopolitique au Bénin. 

Ce qu’il faut retenir : « Le Chef de l’Etat a pris l’une de nos propositions ». Le président du parti Restaurer La Confiance, Irénée Josias Agossa s’est dit satisfait de la prise en compte des propositions faites dans son projet lors de sa participation à la présidentielle 2021. En précisant davantage les tenants et  aboutissants de cette démarche politique que le président Patrice Talon a bien voulu formaliser, Irénée Agossa a déclaré qu’il y a une rupture de confiance entre les institutions judiciaires et le peuple. 

Entre les lignes : A cet effet, pourle règlement des crises sociopolitiques au Bénin, il faut innover en allant vers un cadre institutionnel. Ce cadre va impliquer les anciens présidents de la République qui vont se concerter régulièrement pour l’intérêt général de la nation.  « Aujourd’hui, tout le monde dit qu’il a des prisonniers politiques et des exilés politiques, nous avons une Cour constitutionnelle, une Cour suprême. Dès  qu’on constate que la justice n’a pas joué son rôle, il y a des recours. Pourquoi on n’a pas saisi ces justices et on insiste qu’il y a des prisonniers politiques et exilés », s’interroge l’invité de l’émission. Il se fait, selon lui, qu’il y a une rupture de confiance entre les institutions judiciaires et le peuple. « Il faut une institution aussi sage qui regroupe des gens qui ont une certaine expérience pour pouvoir dénouer », a-t-il dit pour rappeler que c’était l’une de ces ambitions. Il précise qu’un président une fois membre de ce cadre, ne pourra plus être partisan d’aucun parti politique. « Il n’y a pas de piège. L’ancien chef d’Etat peut choisir d’avoir une vie partisane ou faire partir du cadre constitutionnel. C’est très simple. Et ces attributs d’ancien chef d’Etat sont garanties par la loi », rassure Irénée Agossa. « Le Chef de l’Etat a simplement pris l’une de nos propositions », a-t-il ajouté.Il qualifie cette proposition de noble et va dans le sens de la cohésion nationale.

Par ailleurs : Il poursuit ces explications pour dire que l’ancien chef d’Etat qui devient membre de ce cadre peut intervenir sur les politiques nationales et internationales. A titre d’exemple, il cite la guerre en Ukraine, la question du terrorisme… « Le véritable problème de ce pays est la personnalisation des débats », déplore-t-il avant de faire savoir qu’il a simplement théorisé et mis en pratique la sagesse du président Kérékou à qui il a été demandé d’être président d’honneur de UBF, opposant au pouvoir de Boni Yayi . Mais finalement, il a refusé la demande. « Si Kérékou était président de UBF, Yayi n’aura aucun député dans le Nord », conclut-il.

Alban Tchalla

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