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Résolution de la crise socio-politique au Mali: Les recommandations du professeur Nassirou Bako-Arifari


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Professeur Nassirou Bako-Arifari

Dans un entretien sur RFI, l’Envoyé spécial de l’OCI, professeur Nassirou Bako-Arifari a indiqué ce à quoi, il faut s’atteler pour la résolution de la crise socio-politique malienne.

Ce qu’il faut savoir : Un décret présidentiel a été adopté la semaine dernière pour prolonger la transition de deux années au Mali. Cette décision intervient avant même la fin des négociations avec la CEDEAO. Appréciant ce décret, le professeur Nassirou Bako-Arifari a dit qu’en dehors de son caractère unilatéral, il contient l’essentiel de ce qui est du point des démarches de dialogue. « Il contient l’essentiel de ce qui est du point des échanges que nous avons eu et aussi du rapport du médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonhatan », précise-t-il. Selon ses explications, les décisions issues des différentes démarches de médiation sont indispensables pour sortir le Mali de sa situation d’anormalité constitutionnelle. « Donc, cela ne devra pas être une source de blocage pour la suite », a-t-il fait savoir.

Ce qu’il faut faire : Pour l’ancien ministre béninois, Nassirou Bako-Arifari qui a eu des échanges avec les autorités de la transition, il faut aller au-delà pour s’atteler au contenu. Ce qui permettra de trouver un mécanisme de suivi de la transition dès que le chronogramme aurait été retenu. A la question de savoir ce qu’il faut faire pour lever les sanctions de la CEDEAO sur le Mali, il a fait remarquer que tout le monde était d’accord d’aller vers la levée des sanctions. « Au sein de la CEDEAO, il y en a ceux qui étaient pour une mesure concomitante de fixation de la durée de la transition et de lever automatique des sanctions. Il y en a ceux qui ont estimé qu’il faut peut-être un chronogramme de la transition et que la levée des sanctions se fasse progressivement en fonction des résultats. Tout le monde était donc d’accord d’aller vers la levée des sanctions », explique-t-il. En ce qui concerne, la création d’une commission chargée de réaliser une constitution, il a souligné que tout cela va dans le bon sens parce que le chronogramme devrait comporter tout cela. Tout dépend maintenant, à son avis, de la démarche d’élaboration de la loi sur les élections et de la démarche de mise en place de la commission de la rédaction de nouvelle constitution. « Je pense que c’est les aspects là que les chefs d’Etat et de gouvernement au niveau de la CEDEAO devront revoir avec le médiateur et qui feront l’objet de discussion avec le gouvernement de transition malienne pour qu’on puisse sortir de la situation d’anormalité constitutionnelle dans laquelle le Mali se trouve aujourd’hui », soutient Bako-Arifari.

Sur un éventuel retrait du Mali de la CEDEAO : A cette question, le professeur Bako-Arifari a déploré que : « c’est une hypothèse catastrophe qui n’est pas du tout souhaitable quand on sait que tous les avantages d’appartenance à la CEDEAO. Quand on sait l’histoire du mali en termes de panafricanisme et d’accompagnement de processus d’intégration ». Il ne croit pas qu’une telle hypothèse soit privilégiée. « C’est des incompréhensions qui peuvent arriver et je vois qu’on peut envisager une sortie aussi dommageable du Mali de la CEDEAO nous ne sommes pas à cette perspectives et nous ne le souhaitons pas », dit-il. Par ailleurs, il a précisé que l’OCI n’est pas dans une logique d’interférence sur les questions de souveraineté d’un Etat. En dehors de cela, l’organisation n’est pas également dans une logique d’interférence dans le travail de médiation que faire la CEDEAO. « C’est des questions qui sont en  débat sur lesquelles des compromis pourraient se faire », conclut-il.

Alban Tchalla

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