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Le triomphe de la vérité

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Visite à la présidence de l’exposition diptyque “Art du Bénin”: Les membres de la SoBeSA impressionnés et reconnaissants


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Visite guidée de la délégation de le SoBeSa

En étroite collaboration avec les membres de son équipe, le président du bureau exécutif national de la Société Béninoise de Sociologie et d’Anthropologie (SoBeSA), le Professeur Roch Houngnihin a conduit une forte délégation de l’institution à l’exposition diptyque “Art du Bénin”. C’était le samedi 21 mai 2022.

Pourquoi c’est important: Depuis le 20 février 2022, vingt-six (26) trésors royaux rendus par la France sont publiquement exposés au palais de la République. Cette exposition à laquelle s’ajoutent 106 œuvres d’arts contemporains, est placée sous le thème : “Art du Bénin: d’hier et d’aujourd’hui. De la restitution à la révélation”. A l’instar des autres institutions, la Société Béninoise de Sociologie et d’Anthropologie (SoBeSA) a fait une incursion sur l’exposition au profit de ses membres. Cet évènement a rassemblé plus d’une soixantaine de personnalités parmi lesquelles, on compte des enseignants chercheurs, des spécialistes de l’art, des responsables de laboratoires de recherches, des chercheurs, des doctorants et étudiants.

« L’objectif de la visite, c’est de venir à la découverte des trésors royaux à travers une sortie officielle. C’est aussi de la distraction qui va susciter la curiosité scientifique des membres de la SoBeSA et en même temps, constituer des pistes de recherche », précise le Professeur Roch Houngnihin, chef de la délégation.

De l’explication des œuvres : Du défilé autour des œuvres restituées, à l’art contemporain, les universitaires ont pu découvrir toute la technicité des auteurs, le génie et la richesse qu’ont laissés leurs illustres ancêtres. Du trône des rois Glélè, Guézo en passant par les récades, les portes sculptées du palais d’Abomey, les statues anthropomorphes; aux assemblages de pièces de Dominique Zinkpè, Eliane Aïsso, Ponce Zannou, la photogravure de la reine Tassi Hangbè de Moufouli Bello, les Asen (s) et biens d’autres œuvres artistiques, ont suscité des interrogations de la part des membres de la délégation. Il a été noté lors de la visite guidée, un fructueux échange et partage d’émotions, entre les universitaires et les médiateurs, guides de l’exposition. La contemplation de ces vestiges procure une émotion qui va au-delà de leur qualité artistique, s’est exclamé un membre de la délégation. La scénographie de cette première exposition qui fait le mariage entre le patrimoine historique et l’art contemporain a séduit plus d’un.

Ce qu’ils disent : « Cette première exposition est une réussite, on ne  saurait jamais le dire assez, s’il n’y avait pas eu cette opportunité donnée par le gouvernement. C’est exceptionnel », a dit le Professeur titulaire de  sociologie anthropologie, Pascal Dakpo, secrétaire à la formation et la recherche scientifique. « C’est un retour aux sources de l’histoire de notre pays », confie l’ancien ministre, Professeur Nassirou Bako-Arifari, membre de la délégation. Pour lui, ce qui fait la fierté et la dignité d’un peuple, c’est de se réconcilier avec son passé afin de mieux se projeter dans l’avenir. « Cette exposition fait le lien entre le passé  et le contemporain et permet de se projeter dans l’avenir à travers les œuvres d’art qui sont l’expression du génie de tout un peuple, dans sa diversité et dans son unité », a-t-il ajouté. C’est en cela qu’il salue le gouvernement qui a œuvré pour le retour de nos biens culturels. Il invite ses concitoyens à profiter de l’occasion pour se remémorer leur histoire. « J’invite tous les béninois à tout faire, pour prendre contact avec ces œuvres, que ce soit à la présidence ou ailleurs », ajoute le Professeur Bako. « Les colons ont gommé notre histoire », déplore le Professeur Pascal Dakpo qui plaide pour une prolongation de l’exposition à la présidence, avant son transfert à la maison des gouverneurs (Fort Portugais) à Ouidah.

Un symbole de l’unité : Le choix de l’exposition de ces biens culturels au palais de la République est l’une des choses qu’apprécient les enseignants. Ils décernent leur satisfecit aux autorités qui ont vu juste ce faisant, car l’affluence montre que le peuple a trouvé son engouement. « C’est une rénovation de notre culture. Et ces œuvres exposées au palais présidentiel, lieu du peuple est un symbole de l’unité », note le professeur Pascal Dakpo, qui dans son intervention, s’est réjoui de l’importance de cette initiative. Et au président de la SoBeSA de dire que « c’est un facteur de cohésion sociale ». Puisque selon ses explications, c’est un lieu de sociabilité où l’on échange, discute, interagit, partage des émotions personnelles entre toutes les couches de la société (politique, religieux, intellectuels etc.). Pour lui, il faut une prise de conscience, qu’il s’agit de la richesse de notre pays. C’est dire qu’il faut aller à la fouille des autres œuvres qui sont à l’intérieur du pays et qui n’ont pas été pillées, pour les valoriser.

Alban Tchalla

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