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Le triomphe de la vérité

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Magloire Dochamou, DG/ NSIA Vie Assurance ‘’Sous l’arbre à palabre’’: « Il faut rendre certaines assurances obligatoires »


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Magloire Dochamou, DG NSIA Vie Assurance, dimanche dernier au siège de l’Evènement Précis

(« NSIA VIE Bénin propose des produits d’assurances Vie adaptés à toutes les couches de la population »)

«Les sociétés d’assurance ne sont pas des structures de collecte d’argent. Bien au contraire, elles contribuent énormément au bien être de la personne, de son matériel et même de son avenir », témoigne un spécialiste des questions d’assurance au Bénin. Interrogé sur la question dans la rubrique Sous L’Arbre à Palabres de L’Evénement Précis, le Directeur Général de NSIA VIE ASSURANCE, Magloire Dochamou a donné des explications sur les missions des maisons d’assurances ainsi que leur fonctionnement. Conscient de ce que le grand public ignore leur profession, il a, dans une démarche de sensibilisation, donné l’assurance de la crédibilité du groupe NSIA. L’invité du dimanche 24 avril dernier, a présenté un large éventail des produits que propose NSIA VIE ASSURANCE et qui couvrent non seulement le secteur de la santé mais également l’éducation des enfants, l’assurance protection, la prévoyance retraite et bien d’autres. Très détendu et persuasif dans ses propos, Magloire Dochamou souhaite que les assurances soient obligatoires à tous afin de permettre à chacun de protéger sa famille, assurer les études supérieures des enfants et prévoir sa retraite. En clair, permettre aux ménages d’avoir un paquet d’assurances qui pour mieux affronter les difficultés de la vie de façon sereine. « Je pense qu’aujourd’hui, il faut rendre les assurances obligatoires. Au moins entrainer les gens pour les amener, cela peut être un choix. On n’est pas obligé de le faire subitement. Ils peuvent choisir les assurances en fonction de leurs biens », a-t-il souligné. Lisez plutôt.

Et si on en parlait

Comment est né NSIA Vie Assurances?

Je ne pourrai pas parler de NSIA Vie Assurance sans parler du Groupe NSIA. Le Groupe NSIA est un groupe panafricain d’assurance et de Banque qui dispose aujourd’hui de plus 21 filiales en Afrique de l’Ouest et du Centre. Il est présent dans 12 pays sur le continent. NSIA Vie Assurances Bénin, filiale du Groupe NSIA au Bénin a été créée en 2005 avec pour objectif d’apporter des solutions d’assurance vie à toutes les couches de la population.

Quels sont les produits que vous offrez à vos clients ?

NSIA Vie Assurances a été agréée pour proposer des produits d’Epargne et de Prévoyance aux populations. Dans la gamme des solutions d’assurances Epargne, on peut citer les plus en vue notamment NSIA Etudes, NSIA Pension et NSIA Vitalis. Avec NSIA Etudes, nous garantissons le financement dans les conditions optimales des études supérieures des enfants tandis qu’avec NSIA Pension et NSIA Retraite, les travailleurs ont l’opportunité de se constituer une retraite complémentaire et donc de vivre une retraite paisible pendant longtemps. Ce type de garantie est très important et recommandé aux travailleurs pour leur éviter de vivre des situations difficiles une fois à la retraite, étant donné que les pensions de retraite classiques sont largement insuffisantes. Comme le dit l’autre en effet, la retraite ne se prépare pas le jour de la retraite mais bien avant. L’autre produit qu’il me plaît de rappeler est NSIA Vitalis. En effet, alors qu’une fois à la retraite le travailleur perd le bénéfice de l’assurance santé qui lui est offerte en période d’activités, grâce à NSIA Vitalis, le jeune retraité va bénéficier d’une prise en charge de ses frais de santé à hauteur de 2 Millions par an pendant une période pouvant aller jusqu’à 20 ans. Je recommanderai NSIA Vitalis à tous les fonctionnaires et toutes les personnes travaillant dans le secteur privé afin d’éviter de tomber dans cette situation.

La seconde catégorie de produits concerne les solutions de prévoyance notamment tous les produits mis à la disposition des populations pour les assister en cas de décès de l’individu ou d’un membre de sa famille. En général, quand ces évènements surviennent, ils génèrent des frais et des difficultés énormes au sein des familles. Du fait du décès subit de son époux, une veuve peut être renvoyée de la maison conjugale parce que ne pouvant plus payer le loyer. Avec NSIA Prévoyance et ses variantes notamment NSIA Alodo et NSIA Assistance funérailles, nous apportons une solution financière pour soulager la famille, la veuve et même les enfants qui peuvent manquer de moyens pour poursuivre leur scolarité.

Quelles sont grandes réalisations de NSIA Vie depuis son existence….

Après quasiment Quinze année (15) d’existence NSIA Vie a eu beaucoup de réalisations au niveau de notre pays, notamment le règlement des prestations et sinistres, le paiement des impôts, le financement de l’économie et enfin les dons.

Sur le plan des prestations et sinistres, il est important de préciser qu’au cours des cinq dernières années, c’est près de 12,4 Milliards de FCFA que NSIA Vie Bénin a verssé aux assurés et bénéficiaires de contrats. S’agissant des impôts c’est plus 1,2 Milliards d’impôts qui ont été reversés dans les caisses de l’Etat. L’économie nationale et sous régionale a également bénéficié de l’apport de NSIA Vie Assurance puisque les Dépôts à Terme dans les banques locales et les souscriptions d’emprunts obligataires respectivement de 4,5 Milliards et 1,6 Milliards. Au total c’est plus de Vingt-quatre (24) milliards de FCFA d’investissements réalisés tant dans le pays que dans la sous-région.

Enfin en matière de financement d’œuvre sociale, NSIA Vie a investi près de 90 millions dans diverses actions au profit des orphelinats, des hôpitaux et autres associations contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie et de travail desdites structures.

Toutes les actions et réalisations ne sont pas connues du public, ce qui peut laisser croire aux populations que les assureurs ne servent à rien. C’est pour attirer l’attention des populations sur les activités des assureurs en général et celles de NSIA Vie Assurances en particulier que j’ai décidé en ma qualité de premier responsable de la société de prendre la parole en allant vers la presse pour expliquer ce que nous faisons. En général, les populations ne comprennent pas ce pourquoi nous sommes-là. Dans leur esprit, les assurances sont juste là pour collecter les primes et ensuite ne respectent pas leurs engagements.

Quels sont les produits que NSIA Vie Assurances propose aux parents d’élèves ?

C’est une question qui me permet d’insister sur la responsabilité des parents qui va au-delà du paiement de la scolarité des enfants ou encore de la prise en charge des frais actuels liés à leur scolarité. Tout parent, à mon avis, doit se poser les questions suivantes : Dans Cinq (05) voire Dix (10) ans quand mon enfant aura le BAC, serais-je en mesure de financer ses études universitaires ? Ou encore « En mon absence par suite de rappel à Dieu, est ce que mes enfants pourront continuer sereinement leur scolarité ? N’y aurait-il pas en l’état actuel de mon organisation un risque de déscolarisation de mes enfants notamment des jeunes filles en mon absence ? Si la réponse à ces questions est non ou s’il subsiste un doute, vous devez dès maintenant et sans plus attendre vous rapprocher de NSIA Vie Bénin pour souscrire aux deux produits consacrés aux enfants ; il s’agit de NSIA Etudes et de NSIA Alodo. Alors que NSIA Etudes va permettre aux parents d’anticiper le financement des études supérieures des enfants moyennant des cotisations mensuelles, annuelles ou trimestrielles, NSIA ALODO va apporter la solution de l’immédiateté notamment en permettant à l’enfant de bénéficier en fonction de son cycle d’études jusqu’à 320 000 FCFA moyennant une cotisation payée auparavant par son parent pouvant aller de 4200 à 6200 FCFA l’année. J’invite tous les parents d’élèves à se rapprocher de NSIA Vie Assurances pour plus d’informations afin de sécuriser l’avenir de leurs enfants.

Récemment vous avez fait une action en direction d’un enfant hospitalisé….

Exactement. C’est un exemple palpable de l’implication de NSIA Vie dans le quotidien des béninois et surtout l’illustration de ce que nous sommes à l’écoute des populations. Ainsi donc, nous avons été saisis d’émotions à la découverte du cas de ce petit enfant et très rapidement, ses parents ont été contactés et des instructions ont été données pour la prise en charge totale de l’opération. Aujourd’hui, cet enfant a été opéré et il peut désormais reprendre sereinement le cours de sa vie et ainsi poursuivre sa scolarité normalement. C’est vrai que les parents de l’enfant sont en admiration pour NSIA Vie et ne cessent de nous dire merci. Mais laissez-moi vous dire ici que ces remerciements, nous les partageons avec tous nos assurés qui nous font confiance en souscrivant des contrats d’assurances auprès de notre société. C’est grâce à eux que nous sommes capables de faire ce genre d’actions de solidarité qui nous honore tous et qui donne la joie de vivre à cet enfant et à sa famille.

C’est quoi votre cœur de métier ?

Un assureur en général et un assureur vie comme NSIA Vie a pour mission d’assister les populations en les aidant à se préparer au mieux à gérer les chocs inattendus de la vie quotidienne, qu’il s’agisse d’assister financièrement pour les familles après le décès d’un parent proche, de la préparation de la retraite, de l’anticipation d’une prise en charge sanitaire en cas de départ à la retraite ou encore d’anticiper la prise en charge des frais de scolarité de sa progéniture.

NSIA Vie a vocation à être un partenaire du quotidien de chaque béninois afin que jamais les coups durs de la vie ne deviennent un fardeau.

Vous avez publié récemment un livre intitulé : « Et si on s’assurait tous ? ». Qu’est-ce qu’on peut en retenir ? Est-ce que finalement le Bénin est différent des autres pays en matière d’assurance ?

L’Afrique en général est très en retard en matière de taux de souscription en assurance ; on parle d’à peine 1% contre 8% à 10% en Europe et aux Etats Unis. Le Bénin comme la plupart des pays africains est en retard avec un taux de pénétration (Volume des primes d’assurances collectées/PIB du Bénin) de moins d’1% et malheureusement, nous ne prenons pas le chemin de l’inversion de cette tendance. Je tiens tout de même à souligner qu’en communiquant sur un taux de pénétration de moins d’1% pour notre pays, nous sommes dans l’embellissement car une analyse plus poussée du niveau de souscription des assurances par les populations béninoises induirait un taux de pénétration plus proche de Zéro que de Un pour cent ( 01%) ; c’est dire le grand retard que nous avons en la matière dans le pays. Parce que si vous enlevez les assurances des structures étatiques, des grandes entreprises et de celles à tailles moyennes qui n’ont pas d’autres choix que de s’assurer, vous verrez que le nombre de béninois qui s’assurent est très faible.

C’est fort de plus de Dix-huit (18) ans d’expériences professionnelles dans le secteur des Assurances en Afrique Zone CIMA dont douze en tant que CEO de société d’assurances et convaincu de ce qu’une amélioration du niveau de souscription des assurances peut apporter au continent africain et à mon pays en particulier notamment en terme de protection sociale et de mobilisation de l’épargne pour financer les projets structurants, j’ai décidé de saisir ma plume et d’attirer l’attention de tous sur le bien-fondé de l’assurance. J’ai décidé d’informer, de sensibiliser le public car j’ai acquis la conviction que si les habitudes ne s’inversent pas depuis la libéralisation du secteur des assurances en 1990, c’est moins par manque de volonté manifeste mais beaucoup plus par ignorance. Cette réflexion a abouti à la publication de deux ouvrages notamment « Assureur un métier mal connu », paru aux Editions du Panthéon et « ET SI ON S’ASSURAIT TOUS ? » paru aux Editions plumes Soleil en 2021. Cet ouvrage disponible en librairie, met l’accent sur le lien entre le développement de l’assurance ainsi que le développement de l’Afrique qui a un besoin énorme de ressources pour financer son développement.

Vous savez chers journalistes, imaginez un pays comme la France, Soixante Quinze millions (75 Millions) d’Habitants dans lequel les assureurs collectent depuis plusieurs années, maintenant chaque année, pas moins de 140 000 milliards de FCFA contre seulement 40 000 Milliards pour le continent africain (1, 4 Milliards d’habitants). Le Bénin réalise environ 75 Milliards de FCFA. En France, les assureurs font partie sinon sont les premiers partenaires financiers de l’Etat en termes d’apport de ressources pour financer les activités. Pourquoi on ne peut pas s’y mettre en Afrique et au Bénin ? C’est parce que je crois que cela est possible chez nous et qu’il faut qu’on y aille que depuis bientôt quatre ans, j’en parle tout le temps. C’est pour moi une obsession, non pas pour dire que nous collecterons aussi 140 000 Milliards l’année, mais en fonction du pouvoir d’achat des populations qui n’est pas si faible que ça, on est capable si on veut au Bénin de mobiliser 300 à 500 Milliards de FCFA chaque année. Cette mobilisation va non seulement permettre aux assureurs d’être plus solides financièrement et donc les rendre plus réactifs dans la prise en charge des sinistres des populations mais surtout permettre aux assureurs dans le rôle d’investisseurs institutionnels, de mettre une partie importante desdites ressources à la disposition de l’Etat via les emprunts obligataires, ce qui lui permettra de financer ses grands projets. De manière concrète sur cinq (05) ans, cela fera 5000 Milliards de FCFA dont l’essentiel pourrait permettre à l’état de financer les nombreux projets en cours ou ceux à venir réduisant au passage ce n’est pas peu de le dire, notre dépendance vis-à-vis des ressources externes.

C’est pour faire comprendre cette interaction entre le développement des routes, des hôpitaux, des écoles, la construction des forages, l’électricité pour tous et celui de l’assurance que j’ai publié cet ouvrage pour expliquer dans un langage simple avec des exemples concrets que le développement de l’Afrique par les africains est bien possible et le Bénin peut en donner le ton comme c’est déjà le cas dans bien de domaines. Mon objectif à travers cet essai et l’ensemble de ma démarche ne visent qu’une seule chose : Montrer aux acteurs ( Etat, Médias et leaders d’opinions, Assureurs ) qu’une souscription massive des assurances qu’il s’agisse de l’assurance de la moto, de la voiture, de la maison, de la boutique ou encore l’assurance Etudes au profit des enfants, l’assurance prévoyance pour se protéger et protéger sa famille contre les aléas de la vie renforcera l’industrie des assurances en même temps qu’elle permettra à nos Etats de disposer des ressources locales nécessaires pour nous ériger de belles routes, des hôpitaux et autres. Le message important qui est véhiculé dans cet ouvrage est de dire aux populations qu’en souscrivant massivement aux divers produits d’assurances :

  • Je donne les moyens à l’assureur afin de lui permettre de régler rapidement les sinistres en cas d’accidents,
  • Je donne les moyens directement (accroissement des collectes d’impôts) et indirectement (emprunts obligataires) à l’Etat pour construire de belles routes dans ma localité, des écoles, des hôpitaux pour nous soigner,

C’est pour dire qu’en s’assurant tous, on va développer le pays. C’est le sens de mon message et j’invite les hommes de médias que vous êtes à relayer cela afin que les mentalités changent car notre survie à tous en dépend.

Concrètement, est ce que NSIA Vie Assurances est une compagnie rentable ?

Je pense que votre question est de vous rassurer que NSIA Vie est solide financièrement ?

Pour une compagnie d’assurance, on parlera de solvabilité plus spécifiquement d’indicateur de solvabilité. Deux éléments permettent de mesurer cette solvabilité : il s’agit du taux de couverture des engagements de l’assureur et du taux de marge de solvabilité. La loi oblige les assureurs pour 100FCFA d’engagements de disposer d’au moins 100 FCFA d’actifs pour les couvrir. De même, elle exige que la marge minimum exigée pour suivre l’activité soit couverte à 100%. En ce qui concerne NSIA Vie Bénin, nous avons un taux de couverture des engagements réglementés de 111% et le taux de marge est de plus de 380%. C’est dire donc que les assurés et les potentiels clients n’ont aucune crainte à se faire car leur société a des indicateurs de solvabilité totalement au vert.

Monsieur Dochamou, nous avons observé que lorsque les personnes détentrices de contrats d’assurances ont des situations, il y a des contraintes liées aux pièces justificatives. Il faut aller au tribunal et autres…

Votre interrogation pose le problème récurrent des assurés qui se plaignent constamment des pièces demandées par l’assureur lorsqu’il s’agit de percevoir les capitaux ou les indemnités. En réalité, il est important de souligner aux populations que l’assureur n’a aucun intérêt à réclamer des pièces qui ne devraient pas l’être ? Il faut que les populations comprennent que les primes collectées par l’assureur ne lui appartiennent pas et que par conséquent pour en disposer, il doit faire preuve de beaucoup de prudence et surtout respecter les règles édictées par le législateur CIMA en matière de dépenses car les primes appartiennent à la mutualité des assurés. A ce niveau donc, ma recommandation aux assurés est de prendre toutes les dispositions pour transmettre à l’assureur toutes les pièces demandées et ceci dans les délais requis. C’est la seule condition pour faciliter le paiement des sinistres dans les meilleurs délais par l’assureur.

À quoi est due la disparition des compagnies d’assurance du Bénin?

En assurance, parlerait de retrait d’agrément et donc de cessation d’activités. Pour le cas de notre pays le Bénin, trente-deux ans après la libéralisation du secteur des assurances on peut dire que les compagnies d’assurances se sont plutôt bien comportées dans l’ensemble. De mémoire en effet, nous n’avons connu que trois sociétés qui ont cessé leurs activités.

En général, les sociétés font l’objet de retrait d’agrément par le législateur CIMA lorsqu’ils ne couvrent, pas et ceci de manière durable, suffisamment leurs engagements réglementés de même que la marge de solvabilité qui sont à ce jour les principaux indicateurs qui permettent à la tutelle de s’assurer qu’une entreprise d’assurance dans l’exercice de ses activités préserve les intérêts des assurés et bénéficiaires de contrats d’assurances puisqu’il s’agit de collecte de l’Epargne. De manière générale et au-delà des questions de gouvernance qui sont à mon avis marginales, la raison principale qui explique la cession de l’activité des sociétés d’assurance, c’est le défaut de chiffre d’affaires suffisant pour leur permettre d’atteindre la taille critique nécessaire pour faire jouer la mutualité entre les assurés. En effet, en assurances la prime payée par l’assuré pour bénéficier d’une garantie est sans commune mesure avec la garantie promise. Pour que l’assureur soit en mesure de respecter ses engagements, il est indispensable pour lui d’avoir le maximum de personnes qui souscrivent afin que la collecte des primes puisse lui permettre d’indemniser ceux d’entre les assurés, qui selon la loi de la probabilité, enregistrent des sinistres. Aujourd’hui dans le secteur des assurances, on a malheureusement une vraie problématique car les personnes ne s’assurent pas mais souhaitent bénéficier rapidement des indemnités en cas d’accidents. Ce n’est pas normal, car cette faible souscription des assurances par les populations qui perdure depuis des années est la base des difficultés financières des entreprises d’assurances, dont le capital social faut-il le rappeler est quand même de trois (03) milliards de FCFA. Malgré toute la bonne volonté des opérateurs économiques, vous conviendrez avec moi qu’on ne peut pas demander à des gens de mettre trois milliards FCFA dans une affaire et de les voir partir en fumée car elles ont servi à payer gracieusement des personnes qui ne s’acquittent pas de leur devoir notamment : Assurer leur véhicule, leur moto, leur habitation, leurs boutiques et magasins pour ne citer que ces assurances. Tout se passe comme si dans la République, il y a ceux qui doivent s’assurer et les autres qui ont le droit de ne pas le faire et pourtant sont les premiers à se plaindre du non-paiement des sinistres par les assureurs. C’est comme quelqu’un qui n’est pas membre d’une tontine et qui veut ramasser, est-ce possible dans la vraie vie ? C’est pourtant ce qui se passe avec ces milliers de béninois qui ne s’assurent pas mais en cas d’accidents bénéficient de l’assurance des personnes qui se sont assurées. Mieux, est-ce qu’il est normal pour le membre d’une tontine après avoir ramassé sa mise de ne plus cotiser pour les autres ? Je pense que non ! Alors que régulièrement, on a ces cas car des personnes décident de s’assurer par convenance quand ils sont contents ou qu’ils le souhaitent alors que l’assureur n’a pas le choix que de les indemniser lorsqu’ils subissent des dommages dans le cadre d’un accident causé par un assuré. Vous voyez donc mes chers journalistes, pour finir mon propos et répondre de manière simple à votre question, je dirai que la cessation d’activités des sociétés d’assurances pourrait trouver sa cause principale dans la faiblesse de la souscription par les populations. C’est pour éviter ces situations que mon message en direction des populations béninoises et de vos lecteurs en particulier c’est d’assurer vos biens et vous-mêmes auprès des assureurs. C’est non seulement un acte de responsabilité, mais c’est surtout un acte qui fait de vous un citoyen qui contribue au développement de son pays au regard de tous mes développements supra.

Avec la faiblesse du pouvoir d’achat des Béninois, pensez-vous que le marché de l’assurance vie est prometteur au Bénin ?

Chers amis journalistes, vous savez on dit souvent que lorsqu’on veut tuer son chien on l’accuse de rage ? Oui c’est cela car en effet, lorsqu’il faut consommer abusivement de l’alcool, acheter des Mo pour aller sur les réseaux sociaux sans savoir ce pour quoi on y est, on ne pose pas le problème du pouvoir d’achat. Il faut que les Béninois et les africains de manière générale arrêtent de trouver des prétextes pour ne pas assumer leur responsabilité. S’assurer est un acte avant tout de responsabilité et ensuite de respect des lois de la république dans certains cas. On ne peut pas avoir 500 FCFA par jour donc 30 000 FCFA/ Mois pour s’offrir des forfaits internet et raconter des futilités excusez-moi, les termes et ne pas avoir 4200 FCFA ou encore 12500 /an pour assurer son enfant ou sa moto. C’est très clairement de l’irresponsabilité doublée d’une mauvaise foi caractérisée et nous devons pouvoir le reconnaître et prendre la ferme résolution de changer de fusil d’épaule. En effet, aujourd’hui les assureurs en tout cas c’est le cas de NSIA Vie Assurances Bénin, conscients du niveau du pouvoir d’achat des populations africaines en général et béninoises en particulier, ont travaillé à la création des produits de qualité mais à moindre coût. Je vous ai parlé plus loin de produit à partir de 4200 FCFA par an par enfants et d’autres produits dont la prime annuelle n’excède pas 10 000 ou 25000 FCFA. Nous avons même des produits lancés en partenariat avec un opérateur mobile de la place Micro Assur vie qui ne coûte que Vingt-cinq francs/ mois pour le premier niveau. Est-ce que pour autant les abonnés de cet opérateur qui sont plus de Trois millions y ont souscrits tous, Non ? Est-ce que ces mêmes abonnés ne dépensent pas en crédit de communication, en Mo et autres des multiples de 25 FCFA par jour, Oui mes chers journalistes. Donc le vrai problème, ce n’est pas une question de pouvoir d’achat car les assureurs ont des produits accessibles de nos jours, la problématique c’est que les gens ont un problème avec les assurances certainement par ignorance et ma démarche vise aussi à les rassurer et leur redonner confiance afin que chaque parent décide de venir vers NSIA Vie Assurance, le vrai visage de l’assurance au Bénin, pour souscrire à l’assurance pour son enfant et pour lui-même ; c’est primordial. N’attendez pas la veille de la retraite pour la préparer, c’est maintenant que cela se fait et NSIA Vie Bénin a les meilleures solutions pour vous accompagner avec la garantie de la bonne tenue de nos engagements à la fin des divers contrats. C’est prouvé et c’est vérifiable.

Diriez-vous que certains produits d’assurance-vie doivent faire l’objet de loi, donc soient rendus obligatoires ?

C’est vital mes chers Journalistes. Comme je le dis très clairement dans mon précédent ouvrage ET SI ON S’ASSURAIT TOUS ? En 2019, les assureurs Français ont collecté 228 Milliards d’Euros dont 45,6 Milliards d’euros environs relève des assurances obligatoires soit 20% environ du chiffre d’affaires desdites sociétés. Là-bas, ils ont malgré une culture d’assurance plus forte au moins une bonne demi-douzaine d’assurances obligatoires. Au Bénin nous n’avons que deux notamment l’assurance automobile des quatre roues et l’assurance construction qui font l’objet d’un respect approximatif par les populations. Cette situation ne peut pas favoriser l’éclosion d’une industrie des assurances dont l’apport pour le développement économique et social a été largement expliqué dans cette interview. C’est pour changer la donne que je ne me contente pas de fustiger cette situation mais dans mon ouvrage, j’ai fait des propositions concrètes de contrats à rendre obligatoires notamment : l’assurance habitation, l’assurance incendie au profit des commerçants des marchés, l’assurance contre les accidents avec un volet prévoyance décès toutes causes, l’assurance retraite complémentaire pour les travailleurs, une prévoyance collective familiale, l’assurance automobile deux et trois roues. L’objectif n’est pas de les mettre en œuvre au même moment mais dans le cadre d’une étude structurée et sur la base d’objectifs précis, on peut envisager un déploiement progressif de ces contrats ou d’autres d’ailleurs ce qui permettra d’élargir l’assiette des assurances obligatoires au Bénin : C’est une urgence nationale et économique.

Si on vous demande par exemple de conseiller à un député de légiférer à ce propos, quel produit vous lui auriez conseillé ?

Je demanderai déjà au député de chercher à lire mes deux ouvrages pour mieux comprendre de quoi il s’agit et ensuite penser à légiférer sur l’instauration des assurances obligatoires portant sur les produits d’assurance non exhaustif évoqués ci-dessus. J’insiste sur la nécessité de lire et comprendre car j’ai le sentiment que beaucoup de personnes dans la société africaine et béninoise ne savent pas ce que l’assurance peut faire dans le développement économique et social de ce continent. S’ils le comprenaient vraiment, je pense humblement qu’on aura plus d’adhérents à la cause et c’est le sens de ma démarche de sensibilisation. Revenant au Député, il est souhaitable qu’il comprenne de manière très claire que grâce à une souscription plus massive des assurances par les populations, leur bien-être économique et social va s’améliorer de manière progressive et visible puisque les assureurs seront plus prompts dans le règlement des sinistres et l’Etat disposera de plus de moyens locaux pour financer des actions de développement au profit des populations dans le cadre d’un partenariat construit et suivi avec les assureurs du marché. Il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit mes chers journalistes, c’est clairement possible de mobiliser en interne chaque année 200 à 300, voire 500 Milliards. Et aider l’Etat central par des lois à mobiliser les ressources sauf erreur c’est aussi cela le rôle des députés. Je les invite à explorer cette solution et ils auront rendu un service inestimable au pays.

Que faut –il faire pour favoriser le développement de l’assurance au Bénin et donc d’accroître la mobilisation de l’Epargne interne de l’Etat

Primo, il faut que l’Etat pense à rendre certaines assurances obligatoires. J’ai fait quelques propositions qui peuvent être affinées. Secundo, il est important que tous les acteurs (Etat, média, populations) comprennent l’importance de s’assurer qui va au-delà de leur personne ou entité et l’intègre comme une question de développement national en souscrivant massivement pour les uns (Populations) et en sensibilisant davantage les populations à y souscrire pour les autres (Etat et média)

Enfin, s’assurer d’une part que les assurances obligatoires qui sont déjà instaurées notamment l’assurance automobile des quatre roues et l’assurance construction fassent l’objet d’une application stricte ; d’autre part s’assurer que les mécanismes de conservation des risques sur les marchés locaux édictés par l’article 308 du code CIMA qui vise à empêcher la fuite des capitaux soient rigoureusement appliqués et qu’aucune structure ne contribue à faire partir vers l’extérieur les primes d’assurances sous-prétexte que les assureurs locaux n’ont pas les capacités de couvrir les risques. Favoriser cette fuite de capitaux dans une période où nos pays ont lancé de grands chantiers, c’est les priver de ressources pour se développer, puisque dans ce cas, les primes servent à développer d’autres pays.

Je pense humblement que si ces points non exhaustifs sont traités avec attention, nous avons de grandes chances de révéler le Bénin en terme de développement du secteur de l’assurance et donc de renforcement de la mobilisation des ressources internes pour financer plus fortement notre économie comme le recommande d’ailleurs la BAD dans ses dernières notes de perspectives économiques concernant notre pays.

Un mot pour conclure cet entretien ?

Je voudrais vous remercier pour cette opportunité que vous m’offrez. J’espère que vos attentes et celles de vos lecteurs ont été comblées.

J’espère avoir apporté suffisamment d’éléments de réponses à vos lecteurs et à vous-mêmes pour vous rassurer et vous encourager à souscrire massivement aux diverses solutions de NSIA Vie Assurances Bénin.

Plus globalement, mon vœu est que ce message de sensibilisation dont le but est de lever le voile sur les nombreux avantages d’une industrie des assurances forte pour les populations et l’Etat soit entendu et que vivement le regard que les uns et les autres ont sur les assurances change pour le bien de tous.

Je pense qu’une industrie des assurances mieux managée et mieux accompagnée peut contribuer de manière abondante au développement de ce pays. Et comme je l’ai souligné supra, on peut également révéler le Bénin à travers un secteur des assurances fort et conquérant au service des populations et de l’Etat.

Je conclurai en exhortant vos lecteurs à se déporter massivement vers NSIA Vie Bénin, le vrai visage de l’assurance Vie au Bénin où des solutions adaptées aux conditions de chacun sont disponibles pour protéger leurs familles dans un environnement de plus en plus difficile.

CARTE D’IDENTITE : Cadre d’excellence

Magloire Kadjogbé Dochamou est Directeur Général de NSIA Vie Assurances Bénin depuis février 2019. La quarantaine athlétique, cet ancien footballeur des catégories d’âge de l’équipe nationale a beaucoup hésité avant de choisir les assurances. Lorsqu’il décroche sa licence en gestion à l’Université d’Abomey-Calai en 2002, lui qui rêvait de devenir footballeur professionnel et d’arpenter les gazons verts, s’est orienté finalement vers l’Institut International des Assurances de Yaoundé au Cameroun. Il avait auparavant réussi brillamment au concours d’entrée à cet établissement d’excellence. Il en sort en 2004, major de sa promotion, nanti d’une Maîtrise en Sciences et Techniques d’Assurances. Il démarre alors sa carrière d’assureur qu’il assume depuis le plus bas niveau avant d’occuper les plus hautes fonctions. Entre-temps, il n’a pas cessé d’étudier, de sorte qu’il soutiendra bientôt une thèse de Doctorat en Sciences de Gestion à l’Académie des Sciences de Management de Paris. Au plan professionnel, son évolution a été fulgurante. Depuis le statut de collaborateur du Responsable Production à la Fédérale d’Assurances du Bénin (FEDAS-Bénin SA), il gravit patiemment les échelons pour devenir Chef Département Bureaux directs et Courtage de janvier 2008 à décembre 2009. Janvier 2010, il entre à FEDAS Côte-d’Ivoire comme Directeur Technique et Commercial avant de devenir en 2011 Directeur Général de la compagnie. Magloire Kadjogbé Dochamou n’avait que 31 ans, une jeunesse qu’il assume avec dynamisme et créativité. En 2014, grâce à ses prouesses commerciales et en matière de gestion, il est repéré par les dirigeants de COLINA et devient DG COLINA-Togo qui deviendra SAHAM Togo. Sous sa houlette, SAHAM-Vie Togo obtient son agrément d’exercice et il en prend les commandes en qualité d’Administrateur Directeur Général de 2016 à 2018. En Février 2019, le groupe NSIA lui fait confiance pour diriger sa filiale du Bénin, c’est le début de sa première expérience de Manager dans son pays d’origine, lui qui l’a quitté en 2009 en tant que Chef de Département. Notre invité nous a déclaré au cours de l’entretien ceci sur ce point précis : « J’ai fait de belles choses à l’étranger, j’ambitionne mettre les expériences acquises au service de mes concitoyens et ce challenge était une formidable opportunité de faire quelque chose de grand aussi chez moi » dit-il avec modestie. Il est vrai que les chiffres d’affaires qu’il draine chaque fois parlent en faveur de sa compétence. Depuis 2019, il arpente les coins et recoins du Bénin pour permettre aux citoyens même les plus pauvres de souscrire à des contrats d’assurance afin de se protéger et de protéger leurs familles. On ne s’étonne pas donc de constater que le chiffre d’affaires de l’entreprise qu’il dirige est passé de 4, 1 Milliards en 2018 à 6,4 Milliards environ en 2021. On peut sans risque de se tromper en déduire que nous avons là, le modèle du jeune Cadre dynamique dont le pays peut être fier. Notre rédaction lui souhaite bonne chance pour la suite et surtout bonne continuation dans cette œuvre de sensibilisation des populations sur les avantages de la souscription des contrats d’assurances.

Intimité: Toujours footeux

Le DG/NSIA Vie Assurances Bénin ne le cache pas. Il reste un amoureux du football. Malgré les années loin des stades, il avoue : « J’ai encore de beaux gestes. » Il a même créé avec des amis une académie de football pour permettre aux plus petits de se perfectionner pour atteindre les sommets dont il rêvait lui aussi à leur âge. Inutile de vous dire qu’il aime lire et écrire, ces deux ouvrages publiés en moins de quatre ans en sont une illustration parfaite et attestent que c’est un cadre qui sait de quoi il parle, puisque non seulement il le pratique au quotidien, mais il décide de l’enseigner aux autres.

Marié et père de trois enfants, Magloire Kadjogbé Dochamou aime l’igname pilée, comme tous ceux qui sont originaires du département des Collines. Comme boisson, il préfère l’eau et affectionne les moments qu’il passe en famille entouré de son épouse et de ses enfants.

 LA REDACTION

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