.
.

Le triomphe de la vérité

.

Violences Basées sur le Genre et promotion de la femme à l’Uac: Monique Ouassa Kouaro outille les femmes du LAAED face aux défis actuels


Vues : 1

Monique Ouassa Kouaro et les participants en présentiel à la fin de la séance

Dans le cadre de la célébration de l’édition 2022 de la Journée internationale de la femme (JIF), le Laboratoire d’anthropologie appliquée et d’éducation au développement durable (LAAED) de l’Université d’Abomey-Calavi a initié le mardi 8 mars 2022, un atelier d’échanges sur les bonnes pratiques en matière de la promotion de l’égalité basée du genre. Une initiative de la Directrice du LAAED, Monique Ouassa Kouaro qui a réuni étudiants, doctorants et professeurs.

« Promotion de l’ODD 5 dans l’enseignement supérieur au Bénin : quelle égalité de genre aujourd’hui à l’Uac pour un avenir durable ». C’est le thème qui a fait objet de discussion lors de cet atelier d’échanges initié par le Laboratoire d’anthropologie appliquée et d’éducation au développement durable (LAAED). Dans son intervention lors du développement de cette thématique, la Directrice du LAAED et Doyenne de la Fashs, Monique Ouassa Kouaro, a fait un état des lieux du cinquième Objectif du développement durable l’ODD 5 qui vise à parvenir à l’égalité des filles et des femmes. Pour elle, il faut mettre fin à toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, enrayer le mal et éliminer toutes les pratiques préjudiciables. Il s’agit spécifiquement pour elle de retravailler le contenu des messages véhiculés auprès des cibles qui sont les femmes et la communauté à laquelle elles appartiennent. « Il faut revoir la stratégie communicationnelle sur la promotion de la femme pour opérer le changement tant attendu », a-t-elle affirmé. Selon elle, pour implémenter le développement à partir de cette lutte, il faut une rupture avec les anciennes pratiques de la promotion du genre. Les fonctions de haut niveau sont fermées aux femmes en raison des considérations sociologiques. Et pour corriger cette disparité actuelle, a fait savoir la Doyenne de la Fashs, il faut l’implication du législateur pour prendre des décisions fortes. « Les femmes sont sous représentées dans les fonctions au niveau législatif, exécutif et même parmi le corps professoral de l’Université d’Abomey-Calavi. De 2002 à aujourd’hui, le nombre de femmes sur le campus de l’Uac est largement inférieur », a-t-elle déploré avant d’encourager les participants surtout les étudiantes à poursuivre leurs études au moins au niveau master, malgré les pressions des hommes. Ceci dans le but d’acquérir des compétences recherchées sur le marché de l’emploi. Profitant de cette occasion, Directrice du LAAED a évoqué trois différents textes de lois qui donnent le plein pouvoir à la femme dans la société. Elle a également sensibilisé les jeunes étudiantes sur les bonnes pratiques pour mettre fin aux violences basées sur le genre et déconstruire le mythe de l’image de sexe faible qu’on attache à la femme. L’implication de la gente féminine dans les travaux scientifiques, l’appropriation des lois qui sont les leurs et l’ambition d’occuper des positions stratégiques et politiques, sont entre autres points importants sur lesquels la Directrice a insisté. Il faut noter qu’entre autres le chef département de Sociologie-anthropologie de l’Uac et certains enseignants sont intervenus dans les discussions. La séance s’est tenue conjointement en ligne et en présentiel.

Rastel DAN

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

You cannot copy content of this page