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Le triomphe de la vérité

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Ras-le-bol contre la cherté de la vie : Géant meeting des Centrales pour dire « Stop ! »


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Annoncé depuis plusieurs jours, le géant meeting de protestation des centrales et confédérations syndicales contre l’appauvrissement du pouvoir d’achat des travailleurs, a été effectif le vendredi 18 février 2022, à la Bourse du travail. Des milliers de travailleurs ont répondu à l’appel des 6 centrales et confédérations syndicales pour exhorter le gouvernement à prendre ses responsabilités face à la cherté de la vie.

Le ton est monté d’un cran, dans la matinée du vendredi, à la Bourse du travail. Des milliers de travailleurs issus des syndicats affiliés à la Csa-Bénin, la Cosi-Bénin, la Cspib, la Csub, l’Unstb, la Cstb et la Cgtb, se sont retrouvés sous l’ordre des secrétaires généraux desdites centrales et confédérations syndicales initiatrices du meeting, pour protester contre la cherté de la vie. A travers des chants, danses et slogans, ces derniers pancartes en mains, ont manifesté pendant plusieurs heures pour fustiger les taxes qui asphyxient le peuple, l’appauvrissement des ménages et exiger du gouvernement, l’épanouissement du travailleur ainsi que le paiement du salaire à l’indice réel. Une première qui survient sous le sceau du hautement social et après la promesse du Chef de l’Etat, Patrice Talon, de procéder à la revalorisation des salaires des travailleurs. Après plusieurs heures d’animation, les secrétaires généraux de la Csa-Bénin, la Cosi-Bénin, la Cspib, la Csub, l’Unstb, la Cstb et la Cgtb, ont, à tour de rôle, protesté contre cette situation caractérisée par l’augmentation vertigineuse des prix des transports, des produits pharmaceutiques, de l’huile, de la tomate, du maïs, de l’essence, de l’énergie électrique, des communications la politique fiscale désastreuse pour les ménages. Une situation désastreuse qui ne favorise pas les conditions de vie des travailleurs. A travers leur motion, ils exigent l’ouverture sans délai des négociations pour débattre des problèmes brûlants de l’heure touchant la vie des travailleurs et des populations, la prise de mesures fiscales et économiques rapides pour réduire considérablement la pression de l’inflation sur la vie des citoyens, le renforcement du dispositif de contrôle des prix sur le marché afin de décourager les pratiques commerciales nuisibles au pouvoir d’achat des populations, la reconduction des mesures spéciales de soutien au profit des entreprises privées impactées négativement par le COVID-19, l’augmentation du SMIG suivie de la hiérarchisation des salaires y afférente, l’augmentation de l’indice salarial à compter du 1er Janvier 2022, conformément aux engagements pris en décembre, en vue de revaloriser les salaires des agents de l’État en fonction et les pensions de retraite, l’engagement formel du gouvernement pour une revalorisation annuelle systématique des salaires et des pensions de retraite planifiée sur les quatre prochaines années, l’apurement intégral de toutes les dettes salariales dues aux agents de l’État avant la fin de l’année 2022 et enfin, la réappropriation du dialogue social comme outil essentiel de gouvernance. Les centrales et confédérations syndicales signataires de cette motion de protestation exhortent le gouvernement au dialogue et entendent descendre dans les rues, en cas de mutisme face à leurs revendications.

Ils ont dit

Anselme Amoussou, Secrétaire général de la Csa-Bénin : « Ce rassemblement est perçu comme le cri de cœur des citoyens qui ont mal »

« La vie chère est le motif principal de notre présence ce jour. Je viens encore de vous le prouver par quelques statistiques vérifiables. Elle est venue aggraver des situations déjà difficiles vécues par un grand nombre de travailleurs aussi bien du privé que du public… Oui nous sommes réunis pour dire notre ras-le-bol face à la cherté de la vie… Ce rassemblement que les six organisations faîtières organise doit être perçu comme le cri de cœur des citoyens qui ont mal, qui sont mal dans leur pouvoir d’achat qui n’en est plus un, qui sont mal dans leur statut de parents devenus incapables d’assumer le minimum à la maison, qui sont mal dans leur dignité d’époux. C’est également l’expression de notre colère et de notre mécontentement face au code général des impôts, face à la diminution de nos salaires, face au non-paiement des arriérés de salaire, face au refus de réunir la session de négociation pour trouver les solutions réalistes au mal être individuel et collectif. Ce rassemblement est aussi un message d’ouverture des représentants des travailleurs qui sont prêts pour écouter enfin les propositions du gouvernement après l’annonce surmédiatisée de revalorisation des salaires au mois de décembre 2021. On ne prend pas son temps quand on se retrouve en face d’urgences sociales, quand on se retrouve en face de citoyens qui survivent par miracle tous les mois… Chers camarades, vous pouvez honnêtement être fiers de vous. Cette ferveur et cette détermination que vous affichez démontrent que vous avez retrouvé la foi dans le combat, combat pour la dignité, combat pour une vie décente, un travail et un revenu décents, combat pour une famille épanouie, combat pour une gouvernance qui tienne compte de l’humain… »

Noel Chadaré, Secrétaire general de la Cosi-Bénin : « Nous ne sommes pas dans une logique d’affrontement avec le gouvernement, mais de rappel »

« C’est un signal fort au gouvernement. Il y a urgence et il faut agir vite et bien parce que le peuple souffre. A travers ce meeting, nous attirons l’attention du gouvernement sur notre mieux-être et nous l’interpellons à vite agir car, nous sommes fatigués. Le gouvernement nous a annoncé la revalorisation des salaires mais nos espoirs sur cette revalorisation ont été douchées. Nous ne sommes pas dans une logique d’affrontement mais plutôt de rappel »

Moudachirou Bachabi, Secrétaire general de la Cgtb : « Le gouvernement doit nous suivre »

« Nous avons fini avec les “ça a l’air”. Ça ne va pas dans notre pays et le Chef de l’Etat doit le savoir. Les taxes et impôts se multiplient à foison et la fiscalité n’a jamais développé un pays. Il faut plutôt fouetter la production ainsi que les lois sociales. Nous dénonçons la cherté de la vie et nous sommes là aujourd’hui pour que le gouvernement le sache. Le gouvernement doit nous suivre dans la douleur du peuple »

Appolinaire Afféwé, Secrétaire general de l’Unstb : « Nous demandons la revalorisation des salaires de façon conséquente »

« Le rassemblement de ce matin a deux sens. Le premier, c’est de dire au Chef de l’Etat que rien ne va et quand il verra ce rassemblement, il saura que ça ne va pas. Le second, c’est de dire que l’heure a sonné pour le Chef de l’Etat de nous aider à déserrer les ceintures. Tout a augmenté de prix et aujourd’hui, nous ne vivons plus. Nous demandons la revalorisation des salaires de façon conséquente ainsi que des mesures pour améliorer le pouvoir d’achat de tous »

Liamidi Latoundé, Trésorier general du Syntra-Sbee : « Nous sommes tous concernés par la cherté de la vie »

« Les agents de la Sbee font partir de la population et il ressort que nous sommes tous concernés par la cherté de la vie. Et comme ce sont ces mêmes populations qui seront à la Sbee pour le paiement des factures d’électricité, la cherté de la vie ne pourra pas leur permettre d’honorer à tant au paiement de leurs factures. Nous avons intérêt à être présent à ce meeting. Il y a aussi que le Syntra-Sbee envisage organiser une formation pour ses militants. Le syndicat le plus representatif des travailleurs de la Sbee veille à l’amelioration des conditions de vie et de travail de ses agents. Le Syntra Sbee oeuvre à ce que les populations puissent mieux jouir de l’électricité au Bénin ».

Rastel DAN

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