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Le triomphe de la vérité

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Entretien avec Eugène DOSSOUMOU, SAP/BR: «Le Président Talon est un homme qui reste cohérent dans tout ce qu’il dit»


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Le Secrétaire administratif permanent du BR, Eugène Dossoumou

Ancien Secrétaire général du gouvernement, Eugène Dossoumou, Secrétaire Administratif Permanent du parti Bloc Républicain (BR) depuis deux ans déjà, revient dans cet entretien, sur les grands faits politiques qui ont marqué l’année 2021. Qu’il s’agisse de la présidentielle 2021, de la rencontre Talon Yayi, des procès Madougou et Aïvo, du message de fin d’année du chef de l’Etat à la nation, ce haut cadre de Savè en parle avec aisance, fort d’un riche parcours politique et d’homme public averti. Il se dit surtout très admiratif du Chef de l’Etat Patrice Talon, qui selon lui, « reste très cohérent dans tout ce qu’il dit ». Lisez-plutôt.

L’Evènement Précis : Quelle réaction avez-vous à propos du message du Chef de l’Etat à la Nation à la fin de l’année 2021 ?

Eugène DOSSOUMOU : Merci beaucoup. Tout d’abord, je voudrais rendre grâce à Dieu, pour tout ce temps que nous avons pu traverser durant l’année 2021 jusqu’à franchir 2022 aujourd’hui. J’ai une pensée pour tous les compagnons avec qui nous avons commencé 2021 et qui ne sont plus aujourd’hui avec nous. Qu’ils reposent en paix et que Dieu leur réserve une place de choix à ses côtés. Je voudrais aussi à l’orée du nouvel an présenter une bonne année 2022 à tous les béninois et de façon particulière à tous les miens du département des Collines en général, ceux de la 10ème circonscription électorale et de façon plus singulière à mes parents de Savè. Que cette année 2022 soit une année de paix profonde parce que les trois dernières années n’ont pas été des plus joyeuses dans les Collines, surtout dans la zone de Savè. Il y a eu des évènements qui nous ont laissé des souvenirs amers à chacun de nous. Que 2022 soit une année tout à fait différente des trois dernières années. Cela dit, je reviens au message du Chef de l’Etat devant les députés. Je dois d’abord dire que lorsque le Chef de l’Etat revient sur les précisions selon lesquelles, ce mandat est son second et non son deuxième, je le vois en cohésion avec ses engagements. Voici un homme d’Etat qui reste très cohérent dans tout ce qu’il dit. Qu’il vous souvienne que déjà le 23 mai, à l’occasion de sa prestation de serment son second quinquennat, devant le peuple béninois et à la face du monde, il avait déjà donné la même assurance. Cela veut dire aussi que pour tous ceux qui le soutiennent, c’est un signal fort qu’il leur lance, à savoir, commencer déjà par vous préparer à trouver un successeur en 2026 pour continuer l’œuvre entamée. Continuons de lui faire confiance car je sais qu’il est en cohérence avec ses citoyens qui font de l’alternance au pouvoir le sens même de la démocratie dans notre pays.

Deux autres sujets importants ont meublé ce message, à savoir l’insécurité dans le pays avec les récents actes djihadistes dans le nord et la pandémie de Covid-19. Qu’en dites-Vous ?
C’est une question de responsabilité. Je dirai même de la haute responsabilité. Qui mieux que le Président Talon peut parler aujourd’hui de ces deux questions d’actualité et de rassurer ses concitoyens. C’était important de les évoquer à l’occasion du discours de l’Etat à la nation. Est-ce que quand vous observez nos compatriotes, vous avez le sentiment que les béninois croient sérieusement à l’existence du Covid ? Avez-vous le sentiment aussi que toutes les mesures barrières que le gouvernement préconise sont respectées ? Moi quand je sors dans la rue et j’observe nos compatriotes, j’ai le sentiment que nous relâchons un peu. Et cela, c’est encore à Cotonou où l’autorité est présente. Ailleurs, dans nos campagnes, c’est pire. Cela veut dire qu’il faut en parler tous les jours. Et en plus de la voix du ministre de la santé, il faut également celle plus forte du Président de la République. Et si moi, j’ai un conseil à lui donner, c’est d’intervenir plus régulièrement sur ces sujets sensibles ; surtout une question si préoccupante que celle des djihadistes qui agissent désormais sur notre territoire national.

Comment avez-vous accueilli le contenu du PAG 2021-2026 ?
Je l’ai accueilli dans le sens de la fidélité à la parole donnée. Le 23 mai, à son investiture, le Président de la République avait dit qu’il place son mandat sous le signe du hautement social. Le Pag 2021-2026 le prouve à suffisance. Maintenant, il reste à nous de l’accompagner dans le sens de l’accomplissement de sa mise en œuvre.

Les Travailleurs de la fonction publique se réjouissent de l’augmentation de leur salaire annoncée par le Président Talon ?
Voilà une preuve de la dimension sociale du mandat qui a commencé, il y a 6 mois. Cette nouvelle a été accueillie avec bonheur. Il y a beaucoup de nos compatriotes qui m’ont déjà appelé pour chercher à savoir quand est-ce que cela commence. Ce qui est sûr, chacun saura bientôt comment tout cela va être traité dans les faits.

Vous qui avez passé toute votre carrière dans la fonction publique béninoise. Est-ce que vous avez idée de la dernière augmentation des salaires des travailleurs ?
Moi, je sais que du temps du président Boni Yayi, il avait été décidé de l’augmentation de 5% avec chaque année un agissement sur les points indiciaires jusqu’à ce que les 5% soient acquis pour tous les fonctionnaires. Mais j’avoue ne plus me rappeler en quelle année cela a été totalement libéré. Je crois que l’augmentation annoncée est une suite logique de la dernière en date.

En 2021, également, il y a eu les présidentielles et tout ce qu’on a vécu avec. Que retenez-vous de ce scrutin ?
Je retiens tout simplement que la démocratie dans mon pays continue de faire son petit bonhomme de chemin. Les élections sont des faits marquants de la démocratie. Je me réjouis que depuis qu’on s’est engagé dans le renouveau démocratique depuis 1990, nous avons toujours essayé de tenir nos élections à bonne date. Et c’est là également que le peuple béninois continue également son petit bonhomme de chemin dans le système démocratique en cours. C’est heureux. Cela dit, les élections présidentielles de 2021 se sont déroulées dans un contexte relativement apaisé, sauf quelques foyers de tension qui ont été enregistrés. Sur la quasi-totalité du territoire national, les citoyens se sont portés vers les urnes et ont exprimé leur vote. Nous avons pu obtenir un peu plus de 50% de participation. Ce qui n’est pas rien dans un contexte de pandémie. C’est déjà un exploit. Je voudrais passer par ici pour saluer tous les pouvoirs publics pour toutes les mesures qui ont été prises pour que ces faits majeurs qui marquent la vie démocratique, on ne les rate pas.

Au nombre des foyers de tension, il y avait votre Savè natal ?
C’est regrettable. Jusqu’à la veille des élections présidentielles, il n’y avait aucune menace locale majeure. Et moi, je pensais aller voter chez moi en toute tranquillité, comme j’avais l’habitude. Ce que je n’ai pas pu faire face aux évènements de dernière heure.

Quel est le climat qui règne aujourd’hui à Savè ?
Aujourd’hui, il y règne un climat de calme. Et il faut avouer que les pouvoirs publics y ont beaucoup travaillé, de la même façon que les forces vives de la localité. Mais c’est un travail permanent. Je salue particulièrement notre jeune frère, le Préfet du Département des Collines, qui au lendemain de sa nomination et de sa prise de service, s’est mis corps et âme dans la recherche de la paix dans la zone, particulièrement à Bantè et à Savè. Je fais partie du Comité qu’il a mis en place pour ce qui concerne Savè. Tout ce qu’on peut souhaiter est que les efforts des uns et des autres amènent véritablement la paix dans la zone. C’est une quête permanente. Nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin. Aucune initiative ne sera de trop.

Procès Madougou et Aïvo avec les verdicts prononcés. Votre réaction ?
En tant qu’acteur politique, je n’ai pas de jugement particulier à faire sur des décisions de justice. Ce que je retiens, c’est le principe d’amener des acteurs politiques devant la justice pour répondre des faits qui leur sont reprochés. Le citoyen d’aujourd’hui devra se convaincre de ce que nul n’est au-dessus de la loi. Ce n’est pas parce qu’on est acteur politique, qu’on est forcément au-dessus des lois de la République. Ça n’a pas toujours été le cas. Que cela soit chez nous ou ailleurs, je ne parle pas forcément de ceux qui sont concernés ici, les gens pensent que dès que vous êtes acteur politique, il y a des passe voix que vous avez. Par principe même que du fait que des acteurs politiques soient amenés à répondre devant la justice, pour ma part, nous avons connu une avancée. Il reste à chacun d’apprécier cette avancée suivant la position où il se trouve. Mais je me réjouis de ce que beaucoup de personnes arrêtées lors de ces présidentielles sont en train d’être relâchées après avoir été jugées. J’en connais beaucoup. C’est déjà une très bonne chose dans le cadre de la décrispation de l’atmosphère politique nationale. Je voudrais souhaiter, si j’ai un appel, que cela puisse continuer surtout dans le sens que si des gens puissent s’exprimer pour leur opinion, on trouve les moyens de les élaguer des peines de justice.

Un autre fait politique majeur concrétisé en 2021 est le financement public des partis politiques. Vous avez représenté récemment le parti Bloc Républicain pour recevoir la deuxième tranche au titre de 2021. Vos appréciations ?
En fait, c’est ce qui devrait se faire. Et c’est heureux que la réforme du système partisan ait eu l’idée ingénieuse d’inscrire le financement des partis politiques comme étant un élément devant soutenir le système partisan dans notre pays. Si non, les partis politiques qui avaient été créés avant le système partisan, personne ne savait leurs sources de financement. Du coup, on ne pouvait pas contrôler. Et quand on ne pouvait pas contrôler, vous savez tout ce qui peut arriver, blanchiment et autres, pour financer les partis politiques. Ces financements viennent à point nommé pour redonner du souffle aux partis politiques qui en sont bénéficiaires. C’est l’une des grandes réformes politiques salutaires sous le président Talon

Il y a eu aussi la rencontre Talon Yayi en 2021 ?
C’est une rencontre que j’ai personnellement accueillie avec du baume au cœur. J’en étais très heureux et très ému. C’était un grand vœu pour moi. Et sa réalisation n’a pas manqué d’induire sur l’atmosphère politique nationale. Les deux hommes ont fait preuve de grande humilité pour se retrouver à la satisfaction générale de tous les béninois et c’est heureux.

Comment se porte le Bloc Républicain dont vous assumez le rôle de Secrétaire Administratif Permanent ?
Le parti Bloc Républicain se porte très bien. Nous avons passé une intense année de travail 2021et nous en sommes satisfaits malgré les difficultés inhérentes à toute association humaine ou groupe d’acteurs politiques. Nous sommes un grand parti politique aujourd’hui au Bénin et nous rêvons d’aller plus loin.

Plus loin, il y a les législatives 2023 qui arrivent. Comment vous les préparez ?
Nous sommes sur la bonne marche. Les instances dirigeantes du parti sont à pied d’œuvre pour mettre en place de bonnes stratégies préparatoires dont vous aurez les échos les jours et semaines à venir ?

Eugène Dossoumou sera-t-il candidat aux législatives 2023 ?
C’est aux instances dirigeantes de mon parti d’en décider. Pourquoi pas si cela arrivait. Je suis un acteur politique et j’ai un fief électoral. Si mon parti le décide, ce sera avec plaisir que je porterai ma candidature à ces législatives. Je ne suis pas au Bloc Républicain en tant qu’un simple responsable administratif, mais en tant qu’acteur politique. Mon parti, vu mon expérience en matière de gestion administrative après toutes ces années jusqu’à la retraite, m’a sollicité pour porter un coup de main en la matière et je m’y attèle depuis deux ans déjà en plus des actions politiques de terrain que je mène aussi pour son rayonnement.

Propos recueillis par Christian TCHANOU

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