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Retour des biens culturels au Bénin: Le Professeur Tidjani-Serpos défavorable au report de la date


Le Professeur Nouréini Tidjani-Serpos, président du comité en charge de la restitution

Président du Comité sur la coopération muséale et patrimoniale entre la France et le Bénin, le Professeur Nouréini Tidjani-Serpos a été reçu, le vendredi 1er octobre dernier, dans l’émission « L’invité du jour » de la radio en ligne Crystal News. Dans son intervention, il a rappelé que dès la mise en place de ce comité, ses membres ont travaillé pour régler le contentieux né de la guerre qui a eu lieu entre le Roi Béhanzin et le Général Dodds lors de la conquête du Danhomè, au cours de laquelle, les troupes françaises ont emporté plusieurs biens culturels appartenant aux anciens rois de Danhomè. Ainsi, les négociations engagées ont permis en 2020, le désenclavement des œuvres du patrimoine national français et désormais ces 26 œuvres culturelles issues du trésor royal d’Abomey sont en instance de départ. Au Bénin, plusieurs dispositions ont été prises pour doter le pays d’infrastructures muséales devant abriter les œuvres, selon ses propos. C’est le cas de la rénovation du Fort portugais qui va abriter les 26 trésors royaux à leur arrivée, avant leur acheminement vers le musée de l’épopée des amazones et des rois du Danhomè en cours de construction à Abomey. Le Professeur Nouréini Tidjani-Serpos a saisi l’occasion pour marteler que quand ces œuvres vont revenir, elles seront des œuvres béninoises et il est très important que la jeunesse béninoise puisse avoir la possibilité de prendre ces œuvres comme faisant partie de son identité nationale. « Si le Gouvernement décide qu’il faut faire en sorte que ce soit des œuvres qui puissent aller à Savalou, Parakou, Lokossa, etc pour que la jeunesse béninoise voit ces œuvres, c’est faisable, mais l’essentiel pour le moment est que ces œuvres doivent revenir au pays », a-t-il fait savoir. Conformément à la loi relative à la restitution de ces œuvres qui dispose que ces œuvres doivent quitter la France avant la fin de l’année 2021, le Professeur Nouréini Tidjani-Serpos a invité les uns et les autres à faire très attention. « Nous allons tout faire pour que ces œuvres quittent la France avant la date fixée par le parlement français », a-t-il insisté.

Laurent D. Kossouho

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