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Le triomphe de la vérité

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Audience à la Cour Constitutionnelle: Le chef de l’opposition, Paul Hounkpè expose les doléances de l’opposition à Djogbénou


Le Chef de file de l’Opposition Paul Hounkpè et le président de la Cour Constitutionnelle, Joseph Djogbénou

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les institutions et organes de la République, le Chef de file de l’Opposition, Paul Hounkpè a été reçu en audience le vendredi 25 juin 2021 par le président de la Cour Constitutionnelle, le Professeur Joseph Djogbénou. Il a été question pour les deux personnalités d’analyser les modalités de collaboration entre leurs deux institutions. Au cours des discussions, Paul Hounkpè a partagé la vision de l’opposition avec le président Djogbénou et lui a également adressé ses doléances actuelles. « Nous sommes venus prendre contact, établir le pont, créer la passerelle et surtout solliciter l’intervention des sages de la Cour afin de finir avec les contentieux divers entre l’opposition et le pouvoir en place », a déclaré le Chef de file de l’opposition. Pour lui, l’implication réelle de la Cour Constitutionnelle qui déclare toute loi conforme à la Constitution avant sa promulgation par le chef de l’État va faciliter l’application des lois qui sont parfois sources de discorde entre l’opposition et le pouvoir. Dans ses propos, le Chef de file de l’opposition a aussi déploré qu’à chaque veille d’élection, un nouveau dispositif émanant des textes de loi est énoncé. Ce qui, selon lui, crée des polémiques dans l’opinion publique. Il s’est justifié en s’appuyant sur le certificat de conformité qui a suscité moult polémiques à la veille des législatives de 2019, le quota des 10% qui a engendré des grincements de dents lors des communales de 2020, le parrainage qui a occasionné le « dialogue de sourd » entre les acteurs politiques pendant la présidentielle de 2021 et pour 2023, la discrimination positive prévue en faveur des femmes dans le cadre des élections législatives. A ce niveau d’ailleurs, Paul Hounkpè a demandé au président de la Cour constitutionnelle de voir dans quelles mesures, il faut déjà anticiper sur la mise en œuvre de cette « discrimination positive » afin que chaque parti politique puisse en amont prendre ses dispositions. Il a par ailleurs profité de cette rencontre avec le Professeur Djogbénou pour faire des propositions allant de la correction de la Liste électorale.

Plaidoyer pour un nouveau dialogue politique permanent

Afin que l’opposition puisse se positionner sur l’échiquier national, Paul Hounkpè a fait part au président Joseph Djogbénou de son souhait de voir les opposants aller à tout moment vers lui et les sages de la Cour pour élucider des points d’ombre et si possible recueillir leurs conseils. « Je souhaite que nous ne soyons plus une opposition de rue, mais qu’on nous permette comme on a commencé par le faire d’ailleurs, de poser librement nos problèmes et d’apporter des solutions. Il est important que nous puissions nous parler sans gêne comme des citoyens d’une même nation pour régler nos problèmes », a-t-il souhaité. Il a mis l’accent sur le dialogue politique en précisant que la logique est de laisser travailler ceux qui sont élus tout en posant les problèmes qui également méritent des réponses. Après s’être imprégné des difficultés qu’éprouve l’opposition, le président de la Cour Constitutionnelle a salué la volonté et la démarche de Hounkpè et promis accompagner ses nobles visions. « Les idées que vous venez d’exposer, la manière de les exposer et votre état d’âme lorsque vous les exposez démontrent toute la nécessité de votre poste », a souligné le président Djogbénou qui dit être heureux de constater que le Bénin va encore et toujours étonner le monde. « Vous insistez sur la nécessité du dialogue. Le dialogue est la base de la démocratie. En ce sens, vos préoccupations qui sont également en grande partie d’ordre politique sont entièrement partagées », a affirmé le président de la Cour Constitutionnelle. Il a rassuré que lui et l’institution dont il a la charge ne demandent qu’à accompagner le processus d’enracinement de la démocratie béninoise. Pour Djogbénou, « beaucoup de mésententes naissent du fait de la mal compréhension, du manque de patience et parfois de l’absence de tolérance, sinon que tout ce qui se fait est pour le bien être de la majorité ». Le président de la Cour constitutionnelle, se disant par ailleurs satisfait de l’avènement d’un Chef de file de l’opposition, a fait savoir que cela permettra de mettre au fur et à mesure les partis membres au courant des grands dossiers de la nation de sorte que tout le monde soit au même niveau.

Alban Tchalla (Stag.)

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