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Le triomphe de la vérité

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Endoctrinement et fondamentalisme: L’IAPJ et l’UAC sensibilisent la jeunesse estudiantine sur des valeurs cardinales


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C’est à travers un atelier de formation organisé en collaboration avec l’Université d’Abomey-Calavi et la Fondation Konrad Adenauer, que l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (IAJP) a attiré l’attention des mouvements de jeunes des universités du Bénin sur la nécessité de lutter efficacement pour qu’aucune doctrine ou endoctrinement ne s’imposent ou n’imposent leur loi mortifère sur le continent africain. C’était le vendredi 21 mai 2021 au Chant d’Oiseau de Cotonou.

Le rôle de l’université en Afrique s’assumerait en mieux, si ces hauts lieux de la construction et la transmission du savoir prenaient en compte la fibre sensible des droits de l’homme. Un facteur important et prépondérant quand on sait la recrudescence des humiliations et violences qui meublent le quotidien des populations et le rôle que peut jouer l’université dans l’échec de toute théorie ou pratique méprisante de l’autre. C’est donc fort de cette idéologie que l’IAJP en partenariat avec l’Uac et la Fondation Konrad Adenauer a initié cette formation sur le thème : « La rationalité promue à l’université face au défi de l’endoctrinement et du fondamentalisme ». « Si l’université qui est censée collaborer à la fluctuation de diverses opportunités, c’est à la condition qu’elle aide à affronter sur le terrain de la rationalité et de la rationalisation, les questions de l’homme et de la société… La lecture, l’écriture et l’arithmétique ne sont pas importantes si elles n’aident pas nos enfants à devenir plus humains. Nous souhaitons voir l’université du Bénin devenir un rempart contre l’irrationnel de l’endoctrinement et du fondamentalisme », a souligné le Directeur de l’IAJP, l’Abbé Colbert Goudjinou. Un souhait qui se justifie par les nombreux faits qui portent atteinte au respect de la dignité humaine. « La culture de la tolérance de la paix est aujourd’hui une question de survie », a martelé Mounirou Tchakondoh, représentant la Fondation Konrad Adenauer. Pour l’Abbé Anicet Ahouménou, représentant le président de la Conférence épiscopale du Bénin, Mgr Aristide Gonsallo, penser à la question de l’endoctrinement et du fondamentalisme, revient à amener la jeunesse des universités présente dans des mouvements d’endoctrinement et de fondamentalisme à une prise de conscience collective.

L’appel à un éveil de conscience de la jeunesse estudiantine

Tout en exprimant sa joie de voir la jeunesse estudiantine prendre activement part à cet atelier de formation, le Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Prof Maxime da-Cruz, a mis l’accent sur le rôle de la jeunesse estudiantine dans la lutte contre l’endoctrinement. « Les petits actes d’intolérance, le refus d’écouter les autres et d’entendre leurs points de vue, ces petits gestes doivent être bannis de notre société. Nous devons apprendre à nos enfants par l’exemple les bons comportements. Si nous pouvons faire l’effort de tout lier à l’amour du prochain comme le recommande Dieu, nous pouvons vaincre cette fatalité », a-t-il dit. Une exhortation qui fait appel à un meilleur vivre ensemble. « Nous sommes condamnés à vivre ensemble, à nous tolérer, nous respecter les uns les autres, à refuser de nous mettre en tête que nous sommes plus intelligents que les autres. Notre société ne peut pas faire le choix du fondamentalisme. Chaque fois que vous refusez d’entendre les autres, vous fabriquez une bomme humaine qui sera difficile à gérer », a indiqué le Recteur Maxime da-Cruz. Je suis rassuré, précise le représentant du président de la Conférence épiscopale du Bénin, Mgr Aristide Gonsallo, qu’à défaut de voir enrayer totalement les mouvements d’endoctrinement et de fondamentalisme, vous serez de la masse critique qui étend davantage le règne du respect de l‘être humain dans notre société.

Rastel DAN

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