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Le triomphe de la vérité

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Poursuite judiciaire contre les présumés instigateurs des violences pré-électorales: Me Jacques Migan réclame des explications à la CRIET


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(« Le Président Patrice Talon a géré pendant 5 ans et il a été applaudi »)

L’ancien Bâtonnier Me Jacques Migan, Membre du bureau politique du parti Bloc Républicain

Membre du bureau politique du parti Bloc Républicain, Me Jacques Migan est l’invité de l’émission Dimanche C’ Politique de E Télé de ce dimanche 18 avril 2021. Au cours de cet entretien, il a fait le décryptage de la présidentielle de 2021. D’entrée, Me Migan a exprimé sa satisfaction par rapport à la victoire du chef de l’Etat Patrice Talon et de sa vice-présidente, Mariam Chabi Talata. En tant que militant d’un parti soutenant le duo, il dit être heureux de ce vote massif de plus de 86% au profit du duo Talon-Talata. Pour lui, c’est une belle victoire voulue par le peuple qui a fait un vote d’adhésion, car les populations ont compris qu’il y a eu beaucoup de réformes et de réalisations au cours du premier quinquennat. « Le Président Talon a géré pendant 5 ans et il a été applaudi », a affirmé l’invité de E Télé. Appréciant le taux de participation de cette élection, Jacques Migan a expliqué que sous l’ère du renouveau démocratique, ce taux oscille entre 65 et 68%, et environ 30% de la population ne votent pas. Pour le compte de la présidentielle du 11 avril dernier, il estime que ceux qui n’ont pas voté en dehors de ces 30%, sont les alliés de l’ancien Président Boni Yayi, ceux de Sébastien Ajavon, des proches du duo Talon-Talata qui ont estimé que la victoire est déjà acquise, sans oublier les 13 arrondissements qui n’ont pas voté selon les chiffres avancés par la Cena. Tout en déplorant la précipitation qui a caractérisé l’annonce du taux de participation par la Plateforme électorale des Organisations de la Société civile, faisant état de 26%, Me Jacques Migan invite le Gouvernement et la Cena à interpeler les responsables de ladite plateforme, parce qu’ils ne sont pas habilités à donner le taux de participation. Il s’agit selon lui d’une annonce qui pourrait créer de troubles dans le pays. « Il y a eu d’autres observateurs, mêmes internationaux sur le terrain, mais ils n’ont pas fait des déclarations allant dans le sens de la proclamation du taux de participation », a-t-il rappelé, en regrettant le fait que des médias internationaux ont relayé ces chiffres avancés par la Plateforme, alors que le Code électoral dispose que seule la Cena a le droit d’annoncer les résultats provisoires.

Vers la suspension du parti Les Démocrates ?
La question des violences qui ont émaillé le processus électoral à quelques jours du scrutin du 11 avril 2021 n’a pas été occultée au cours de cet entretien. Pour l’ancien Bâtonnier Jacques Migan, ces troubles sont venus de ceux qui ne veulent pas qu’on organise la présidentielle, et qui scandaient que le mandat du Président Patrice Talon prend impérativement fin le 5 avril 2021. Il affirme qu’il y a eu une volonté délibérée de déstabiliser le Bénin, et les commanditaires l’ont fait savoir plusieurs fois avant la tenue du scrutin. En se basant sur les diverses interpellations déjà enregistrées, il confie que des membres et responsables du parti Les Démocrates seraient à la base de ces appels à l’insurrection. « Il faut qu’on finisse avec ces genres d’actions comme l’a dit le chef de l’Etat. Tous ceux qui posent des actes allant aux troubles, que la justice les punisse rigoureusement conformément aux lois de la République. L’animation de la vie politique ne passe pas par la violence », a martelé l’ancien Bâtonnier, en rassurant que ceux qui sont à l’extérieur et qui seraient à l’origine de ces violences seront tous rattrapés par la justice. En lieu et place du dialogue demandé par certains leaders de l’Opposition, Jacques Migan propose que l’Etat suspende le parti de l’Opposition appelé Les Démocrates ou le fasse disparaître s’il se confirme demain que ce sont les membres ou les responsables de cette formation politique qui incitent à l’insurrection, et ce, conformément aux lois de la République, car à se fier aux déclarations du Procureur de la République, ce sont ceux qui demandent le dialogue qui seraient en même temps à l’origine des violences électorales. A cet effet, il invite le peuple béninois à laisser la justice faire son travail.

Nécessité d’éclairer l’opinion sur l’arrestation de Joël Aïvo, Alexandre Hountondji et Joseph Tamègnon
A l’occasion de son passage sur l’émission ”L’entretien” de la chaîne E-Télé ce dimanche 18 avril 2021, Jacques Migan qui se demande ce qu’on reproche à Frédéric Joël Aïvo, Alexandre Hountondji et Joseph Tamègnon placés en détention provisoire depuis quelques jours et semaines, invite urgemment le Procureur spécial près la CRIET à donner plus d’explications sur l’évolution des dossiers impliquant ces derniers et autres. L’ancien bâtonnier Jacques Migan a fortement insisté sur son souhait de voir le Procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, donner les réels motifs de leurs arrestations à l’opinion publique nationale et internationale. Selon l’avocat, parallélisme de forme oblige, tel que le procureur spécial, Mario Mètonou a procédé dans le dossier ”Madougou” en exposant à la presse les raisons de son interpellation, il serait intéressant qu’il en fasse de même pour situer les Béninois. Cela aura le mérite d’arrêter les interprétations tendancieuses. « Il faut qu’on explique pourquoi ils ont été interpellés. On ne se lève pas du jour au lendemain pour arrêter quelqu’un. Si on ne vous reproche rien, pourquoi irait-on vous chercher? », s’est demandé l’invité de la chaine de télévision E Télé.

Laurent D. Kossouho

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