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Le triomphe de la vérité

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19 février 1990-19 février 2020: Il y a 30 ans démarraient les assises de Plm Alédjo


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Photo de famille lors de la conférence nationale

19 février 1990-19 février 2020. Cela fait exactement 30 ans, jour pour jour, que démarrait à l’hôtel Plm Alédjo à Cotonou, l’historique conférence nationale des forces vives de la nation. Un évènement majeur dans l’histoire politique du Bénin qui avait réuni en un seul lieu, toutes les sensibilités du pays pour réfléchir à remettre le Bénin sur la voie démocratique, après plusieurs années de révolution ayant abouti à un chaos général. Dirigées de main de maitre et dans un esprit de haute sagesse par l’éminent Feu Mgr Isidore de Souza, ces assises, une première en Afrique, ont abouti en quelques jours, à une réconciliation nationale, où toutes les fautes commises ont été pardonnées. Mais ce ne sut pas aussi aisé qu’on le pense, selon plusieurs témoins encore en vie, parce qu’il y avait des craintes que le général Mathieu Kérékou, alors au pouvoir ne se plie aux fortes résolutions qui sortiront de cette conférence. Mais lorsqu’à la clôture des travaux, il déclarera « souveraines » toutes les décisions prises, le retentissement des assourdissantes acclamations dans la salle, dans tout le Bénin et au-delà des frontières nationales, témoignait de la grande satisfaction de tous au terme d’un évènement qui demeure dans les annales de l’histoire du Bénin. Il a redéfini les nouvelles bases de la gestion de la cité assorties d’une constitution qui aura fait ses preuves, bon an, mal an pendant une vingtaine d’années. Si en 2019, l’Assemblée nationale sous la 8ème législature l’a modifiée pour répondre à de nouvelles exigences des réformes politiques entreprises, cette constitution est demeurée un texte édifiant dans le fond, parce que les principes républicains qu’elle prône pour la stabilité de la démocratie béninoise sont restés intacts. La révision de cette constitution, tant combattue depuis des décennies, était ainsi finalement survenue sous le président Patrice Talon, pour la troisième tentative en son temps. Mais ce dernier s’est attaché à ne pas contribuer à sa défiguration qui devrait aboutir à une nouvelle république. IL est resté ferme sur l’obligation de ne pas toucher aux principes fondamentaux, dont le nombre de mandats présidentiels toujours limité à deux ainsi que l’âge limite pour accéder à la magistrature suprême maintenu à 70 ans.
Somme toute, trente ans après, la démocratie béninoise a fait son chemin. Même si, elle ne semble pas encore mure dans les pratiques politiciennes à ce jour, l’occasion de cet anniversaire permet de saluer l’excellent travail abattu par les grands acteurs de ces assises nationales de 1990, dont certains ne sont plus de ce monde.

Christian Tchanou

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