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Le triomphe de la vérité

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L’He André Okounlola à propos de la Constitution modifiée: «S’il faut encore réviser demain, je suis prêt»


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He André Okounlola

Membre du Comité d’experts et l’un des députés ayant porté la proposition de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990, l’He André Okounlola se dit prêt à modifier à nouveau la loi le mardi 19 novembre 2019 lors de son passage dans la rubrique « Sous l’arbre à palabres » au siège du quotidien L’Evénement Précis. En effet, appelé à se prononcer sur la pertinence de la révision de la Constitution opérée par la 8ème législature, puis promulguée par le Chef de l’Etat, le député du parti Bloc Républicain, André Okounlola a soutenu que s’il faut réviser à nouveau cette Constitution, il est prêt à le faire pour permettre au pays de relever les défis du développement. Aussi affirme-t-il que c’est le peuple béninois qui a « fabriqué » sa loi fondamentale et non le contraire. « Je suis foncièrement contre ceux que pensent que la Constitution est un fétiche intouchable », a-t-il déclaré, car selon lui, les autres nations révisent leurs Constitutions pour se développer pendant que le Bénin considère la sienne comme un fétiche. « Nous avons révisé la Constitution pour permettre au pays d’amorcer le développement » a renchéri l’élu de la 10è circonscription électorale. En réponse aux jugements que certains portent sur la 8eme législature qui ne vote les lois que la nuit, André Okounlola a rappelé que les activités du parlement qui sont constituées de plusieurs travaux faits au préalable, n’ont pas de limite. A le croire, ce qui est présenté à la télévision n’est que le résultat final d’un travail de longue haleine. « Nous consacrons un large temps aux conciliabules dans les couloirs et on n’arrête pas le temps », a-t-il expliqué, avant d’affirmer qu’au Bénin comme partout ailleurs, le parlement peut engager un processus et le terminer le lendemain. Quant à la procédure d’urgence ayant conduit à la révision de la Constitution, il a souligné qu’il ne peut en être autrement si l’on veut respecter les dispositions du Protocole additionnel de la Cedeao qui interdit toute modification du Code électoral dans les 6 mois qui précèdent les élections. Les communales étant prévues pour se tenir en mai 2020, le Deuxième Questeur de l’Assemblée nationale, l’He André Okounlola martèle qu’il était impérieux de revoir certaines dispositions de la Constitution avant de modifier le Code électoral au plus tard le 15 novembre 2019 si l’on tient à organiser les communales à bonne date. De même, il précise que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale autorise cette révision en procédure d’urgence. Et cette réforme, André Okounlola clame qu’elle n’est pas faite pour permettre au Président Patrice Talon de s’éterniser au pouvoir. « Le Président Talon m’a rassuré qui ne veut pas s’éterniser au pouvoir », explique l’élu du peuple qui indique que pour joindre l’acte à la parole, lors de la réunion que certains députés ont tenu avec le Chef de l’Etat, celui-ci leur a juré que s’ils touchent aux fondamentaux de la République à l’occasion de la révision, il organisera un lobbying pour les combattre. Une raison de plus, dira le député, pour croire au Président Talon qui « part en 2026 s’il arrivait qu’il obtienne un second mandat en 2021 ».

Laurent D. Kossouho

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