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Extrémisme violent et radicalisation en Afrique de l’Ouest: Définir la feuille de route, la stratégie et un plan d’action pour le Bénin


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Les participants à l’issue de la séance

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Bénin,  a réunis depuis ce jeudi 17 octobre 2019 à Grand Popo, les acteurs de la société civile, les forces de sécurité et de défense, les représentants du gouvernement et les élus locaux des zones frontalières du Bénin à un atelier sur l’extrémisme violent et la radicalisation. Cet atelier est un cadre dans lequel il s’agira pour ces  participants d’élaborer la feuille de route pour la formulation d’une stratégie nationale de prévention de l’extrémisme violent et d’entretien exploratoires  avec les acteurs pour la préparation d’une recherche d’approfondissement de la compréhension de l’extrémisme violent  et de la radicalisation au Bénin.

« La tenue de cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre  des deux recommandations d’une mission diligentée en juin dernier par le PNUD  au Togo, au Burkina Faso et au Bénin, pour la prévention de l’extrémisme violent, la prévention des conflits et la fourniture des services de base », a rappelé  Madame Mondongou Camara, représentante résident du Programme des Nations Unies pour le développement au Bénin. Il était question à la suite de cette mission, a-t-elle ajouté,  de soutenir l’organisation d’un atelier dans les meilleurs délais pour l’élaboration  d’une feuille de route pour la formulation d’une stratégie nationale de prévention de l’extrémisme violent assorti d’un plan d’action ; et de mené des recherches pour mieux comprendre le phénomène de l’extrémisme violent et la radicalisation. Revenant sur  la montée en puissance fulgurante de l’extrémisme violente et ses conséquences destructrices   sur le développement et à la lutte contre la pauvreté dans le monde, Mondongou Camara a rappelé que cette problématique  interpelle à plus d’un titre les gouvernants et les Nations Unies qui  ont le devoir  de renverser la tendance de ce phénomène.

Représentant le ministre de l’intérieur et personne ressource convié à cet atelier, le directeur de l’Agence béninoise de gestion intégrée des frontières, Dr Marcel Baglo Ayité a salué  l’initiative et réitéré l’engagement du gouvernement à œuvrer pour la protection des populations contre ce phénomène. Mais, pour le spécialiste des questions d’extrémisme violent et de radicalisation, la cause principale de l’expansion de ce phénomène est le sentiment d’abandon, le sentiment d’oublie que ressentent les personnes qui se trouvent surtout dans des zones frontalière.   Il estime qu’il est d’abord important de comprendre le phénomène avant de chercher à le combattre.   « Il  faut arrêter de traiter les conséquences  sans chercher à savoir les causes. L’extrémisme violent s’est étendu très, très rapidement mais  chaque fois, c’est des réponses inappropriées. On pense qu’il faut acheter char, on pense qu’il faut augmenter le nombre de militaires, de policier, mais malgré cela, tous les jours les gars frappent », a-t-il déclaré invitant les participants à des échanges fructueux et bénéfiques pour le Bénin. Dr Marcel Baglo Ayité a rappelé les objectifs de cet atelier qui sont essentiellement,  d’approfondir les connaissances sur le phénomène, d’élaborer une feuille de route pour la stratégie et d’identifier les moyens de résiliences au niveau des populations. Il a pour finir adressé les reconnaissances du gouvernement béninois au programme des nations unies pour le développement pour son soutien permanent et son accompagnement à prévenir l’extrémisme violent au Bénin.

Yannick SOMALON

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