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Le triomphe de la vérité

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Polémique autour de l’existence des partis au Bénin: Devant la loi, le parti Fcbe n’existe plus, selon He Zinzindohoué, Azatassou réagit et dénonce


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L’Honorable Abraham Zinzindohoué actuellement co-président du présidium du parti Union Progressiste

Juridiquement et légalement, le parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe), ainsi que d’autres partis se réclamant de l’Opposition sont morts. C’est ce qui ressort des explications de l’He Abraham Zinzindohoué invité de la rubrique « Sous l’arbre à palabres » au siège de l’Evénement Précis, le mardi 20 août 2019. Pour lui, les responsables de certains partis qui ne disposent pas encore de leur certificat de conformité, doivent cesser de distiller dans l’opinion publique que le pouvoir en place « fait tout pour les décimer ». Prenant l’exemple du parti Fcbe, l’Honorable Zinzindohoué a fait savoir qu’en principe, on ne devrait plus permettre aux responsables de cette formation politique de mener certaines activités politiques dans le pays. « Vous avez des opposants qui n’existent plus juridiquement et légalement. Mais on les laisse se comporter comme des partis et ils interviennent à tout moment », a-t-il fait savoir, tout en insistant que « devant la loi, le parti Fcbe n’existe plus ». A en croire l’invité de « Sous l’arbre à palabres », il y a 5 partis qui sont allés à l’étape du ministère de l’intérieur, 3 ont été recalés et 2 sont passés juridiquement. Toutefois, il fait une nuance pour désavouer ceux qui estiment que la démocratie est mise en mal au Bénin. « Ils peuvent exister de fait dans la mesure où nous sommes dans un pays démocratique. On les laisse vivre comme des partis. Mais c’est ça que le Béninois ne comprend pas. C’est le pays où les gens sont plus libres. Ailleurs, vous pensez qu’on peut les laisser ? », interroge l’He Abraham Zinzindohoué qui exhorte le peuple béninois à remercier Dieu, car pour lui, le Bénin reste et demeure un pays « vraiment démocratique ».

« Les propositions qui nous ont été faites, sont pour nous étouffer »

«  ….le ministère a bloqué arbitrairement notre certificat de conformité. Un certificat de conformité qui n’existait pas au terme de la loi. Je vais vous dire, quelle que soit la position du ministère vis-à-vis de nous, si ce certificat de conformité n’avait pas été inventé de toute pièce, nous serions allés aux élections. Pourquoi ? Parce-que nous avions déjà le récépissé selon l’ancienne loi et nous avons jusqu’au 17 mars pour nous conformer. Les dossiers étaient bien déposés bien avant que la Cena n’ait donné les résultats des partis qui sont autorisés à aller aux élections. Donc, c’est exprès qu’on nous a empêchés et c’est la gouvernance d’aujourd’hui. C’est-à-dire que c’est l’autocratie seulement. C’est la volonté d’un clan. Un petit clan. Bon, peut-être que M. Wallys Zoumarou est dans ce clan. Je ne sais pas. Moi, c’est ce que je lis, c’est la volonté d’un petit clan aujourd’hui. Quand on ne veut pas que vous alliez aux élections, vous n’irez pas. C’est comme ça que c’est géré.      

 

On n’a toujours pas notre certificat de conformité. Mais c’est totalement arbitraire.       

C’est le peuple béninois qui doit dire si les choses doivent en rester là. Le peuple béninois ne peut pas accepter d’être dirigé de cette manière.  Et nous, on a fait le constat que nous avons satisfait tout ce que le ministre de l’intérieur a demandé. On continue les démarches dans sa direction. Donc, on est en train de prendre des dispositions pour reprendre contact avec le ministère de l’intérieur et pour dire, bon, nous avons satisfait à tout, qu’est-ce qui se passe ? Comment ça se passe ? Mais, on ne peut pas aller nous asseoir au ministère de l’intérieur et nous établir le certificat de conformité. C’est une administration qui doit nous établir ça. Et par conséquent, l’administration obéit. Quand toutes les institutions sont vassalisées, ce n’est pas l’administration qui sera indépendante. Elle obéit aujourd’hui au doigt et à l’œil.

Puisque j’ai lu des choses où des gens pensent si on reste dans cette position, c’est qu’on ne veut pas aller aux communales tout ça. Non! Non ! Non ! Pas du tout ! Nous  ne pouvons pas être un parti politique et ne pas vouloir aller aux élections. Mais, comprenez que ce pouvoir qui a pris le pays ne laisse rien au hasard. Toutes les propositions qui nous ont été faites, c’est pour nous étouffer, pour mieux démontrer que c’est nous qui n’avons pas voulu aller aux élections de 2019. Toutes les propositions, c’était ça. Et par rapport à ça, nous sommes obligés de faire preuve de discernement et de ne pas accepter. Nous sommes étouffés dans ce pays. Tout le monde est étouffé dans ce pays. Ça c’est clair.                                    

Il n’y a que le peuple béninois qui peut nous sortir de l’étouffement parce qu’ils sont décidés à aller jusqu’au bout. Mais, il y a toutes les mesures. Des gens ont été tués à balle.

Si nous lançons ça, ça veut dire que nous  avons accepté que ce soient des gens qui sont en conflit avec la justice. C’est des gens à qui on reproche des choses, correctes, conséquentes. Et nous on va accepter ça ?  Sans même  qu’il n’y ait condamnation? Sans rien ? Cela veut dire que nous tendons notre coup pour demander qu’on nous coupe la  tête. Nous avons tort d’apprécier ça comme étant un état dictatorial. C’est ce que ça veut dire. C’est le pas qu’on veut nous faire faire. Et quand on aura fait ce pas, ça ne signifie pas qu’on aura le certificat de conformité. On va faire ce pacte, on va dire, vous êtes bien venus, bonne arrivée et, faites un autre, parce-que, c’est des gens qui sont rusés et enragés.

            On n’a pas besoin d’être à un poste de responsabilité avant d’être membre d’un parti politique. Mais quand vous subissez des choses et que l’appréciation normale est donnée et que votre parti,  même biaise avec cette appréciation, c’est grave.  Parce que ça signifie que nous sommes d’accord que ses gens là ne peuvent pas être à des postes de responsabilité. C’est une pierre de touche. C’est une pierre d’achoppement. Rien ne nous empêche d’aller à un  nouveau congrès. On a fait déjà beaucoup de congrès. Dès qu’on a reçu une lettre le 20 février de non-conformité, on a fait un congrès le 22 et on a satisfait à toutes les exigences de ce qui était reproché,  et qui était farfelu saugrenu, comme par exemple vous n’aviez pas signé les documents. Donc on a fait un nouveau congrès et on a satisfait à tout. Et  à partir de ce moment, au lieu de délibérer sur ça et de nous donner le certificat de conformité, ça a été black out jusqu’aux élections, jusqu’en juillet où  le président de la République a demandé à nous rencontrer, on n’a plus  rien dit. On est même  parti faire un  constat  d’huissier pour dire, on a satisfait à tous, ça fait à tel temps.   Parce que  la loi a prévu que deux mois après si on ne vous dit rien, on fait constat d’huissier mais rien.  Après le constat d’huissier, on est allé au journal officiel, le journal officiel n’a pas voulu publier cela. Donc avec des gens comme ça, si vous n’êtes pas prudents, vous allez donner votre tête. Ils veulent discréditer Fcbe.  Le certificat de conformité là est comme le maïs qu’on lance  au coq pour l’attraper et le  mettre dans une casserole, c’est ce que ça signifie avec le pouvoir… ».

Laurent D. Kossouho

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