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Le triomphe de la vérité

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Match Bénin-Guinée Bissau 0-0: Les Écureuils du Bénin hypothèquent leur chance de qualification


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Après avoir créé la sensation dès leur entrée dans la phase finale de la coupe d’Afrique des Nations (Can 2019) par un nul (2-2) devant le Ghana, l’équipe béninoise n’a pas pu s’assurer sa qualification pour le second tour dès la deuxième journée. Face aux Djurtus de la Guinée-Bissau, les hommes de Michel Dussuyer ont manqué d’ambitions et ont dû partager les points avec leurs adversaires. N’ayant encaissé aucun but, ils n’en ont marqué aucun contre leurs adversaires du jour qui sont considérés comme les petits poucets. Du coup, avec 2 points en deux matchs, les Écureuils qui rêvent de décrocher leur première victoire dans une phase finale de la CAN et surtout une qualification pour le second tour semblent se mettre en difficulté. Car, pour leur 3e match, ils ont le Cameroun à jouer. Un match qui s’annonce difficile et très compliqué pour les Béninois quand on sait que tenus en échec par le Ghana et menacer désormais par ce dernier, les hommes de Clarence Seedorf ont besoin de s’imposer pour terminer 1er de la poule F. Ce qui crée le désespoir au sein de la délégation béninoise. Puisque supporters, responsables et autorités, tous ont été déçus par la prestation des Écureuils face à la Guinée-Bissau. Et pour beaucoup, la probabilité pour retourner au pays le mercredi prochain est plus forte. Ainsi, l’espoir né après le nul (2-2) contre le Ghana est mort. Mais, il y a encore un coup à jouer. Le Bénin jusque-là n’est pas encore éliminé, même si, on peut le dire, il s’est tiré une balle dans les pieds en réalisant ce nul de 0-0 avec les Djurtus de la Guinée-Bissau. Car, tout comme les Ghanéens, les hommes de Michel Dussuyer ont deux points et peuvent se qualifier d’office en cas de victoire sur les Lions indomptables. A défaut, il leur faut un nul devant ces Lions qui ont un niveau technique très au-dessus des Écureuils, mais qui font beaucoup de calculs dans le jeu, puis croiser les doigts après.

Anselme Houénoukpo, depuis Ismailia

 

CAN Egypte 2019/3e match Poule F

Le Bénin condamné à une victoire contre le Cameroun

Après les deux premiers matchs de la phase de poule, les Ecureuils du Bénin ont engrangé 2 points. Invincibles, ils jouent les Lions indomptables du Cameroun pour une place au second tour. Une victoire est donc impérative. Y parviendront t-ils? Voici ce qu’en pensent des Béninois présents ici à Ismaïlia.

Rabiou Amadou Djibril, président de Entente Fc de Kandi : « Il faut gagner pour éviter tout calcul »

« Nous sommes aujourd’hui à 2points. Cela veut dire que le Bénin a encore les chances de qualification pour le second tour. Si nous devons revenir au match face à la Guinee Bissau, il faut dire que notre équipe a développé un jeu d’une qualité meilleure en première partie. On sentait que les joueurs appliquaient les consignes du coach. Ceci jusque dans les derniers instants de la première mi temps où nous avons senti une désorganisation du système que l’entraineur a mis en place. Ce système que l’entraineur a essayé de revoir en seconde partie. Mais malheureusement, nous avons constaté que dans cette partie, au lieu d’attaquer, nous avons joué à la défensive. Ce qui a causé un manque d’apport de nos deux latéraux (surtout sur le coté droit) à l’attaque. Ces latéraux n’ont pas du tout appuyé le milieu de terrain, pour pouvoir faciliter la tache aux attaquants. Ce qui fait qu’on s’est retrouvé avec un attaquant de pointe qui se présentait seul face à la défense guinéenne. Et cet état de chose a fait qu’on n’a pas su profiter de la qualité qui est la déviation de balle dans la profondeur. Du coup nous n’avons pas eu trop d’occasions nettes de but. Alors permettez-moi de dire que le prochain match est plus qu’une finale pour nous. Ayant échoué dans la phase de poule des précédentes phases finales auxquelles nous avons participé, il est temps que pour cette 4e participation, nous allons au second tour pour prouver qu’il y a de l’évolution dans tout ce que nous faisons. Aujourd’hui, le gouvernement du président Talon met assez de moyens et une organisation qui prouve qu’il y a une envie de pousser et d’aller de l’avant. Donc il serait vraiment regrettable qu’à cette phase, on s’arrête au premier. Et seule la victoire peut nous permettre de continuer la course. Vu la qualité de la prestation de notre équipe, le coach de pouvoir corriger le tir. Il a eu la chance de suivre le jeu des Camerounais. Il est alors le seul à décider de quel système de jeu il a besoin pour atteindre l’objectif là. Maintenant, à défaut de la victoire, il faut tout au moins obtenir un match nul qui peut aussi nous donner la chance d’être au second tour. Car, on pourrait finir meilleur troisième. Mais, pour éviter tout calcul, il faut gagner. Ce qui n’est pas impossible ».

Arsène Ayidokinhou,  responsable à l’organisation de As Sobemap : « Le Cameroun a les joueurs de qualité, mais nous avons notre mot à dire »

« L’entraineur connait la forme de ses joueurs. Il a analysé la tactique de l’adversaire pour faire sa composition. Je crois que nous étions partis psychologiquement plus faibles par rapport aux Ghanéens. Et on a considéré le nul réalisé face aux Ghanéens comme une victoire. C’était intéressant parce que par le passé nous supportions le Ghana. Pour le match contre la Guinée -Bissau, on avait beaucoup d’attentes qui n’ont pas été satisfaites. Il y a beaucoup de choses à revoir au niveau de l’engagement des joueurs, au niveau même de la composition de l’équipe et surtout au niveau du mental. Il faudrait que nous pensions à gagner le match suivant et espérer pour une première fois passer le premier tout. Le jeu présenté par l’équipe était beaucoup plus tactique. Je n’ai pas vu les énergies libérées. J’ai vu un bloc remonté à chaque fois des deux côtés. Donc on recherchait la faille. Et face à une défense aussi dense, je pense que seules les passes verticales pouvaient aider. Mais un attaquant face à 4 ou 6 défenseurs parfois, c’est vraiment difficile dans un match qu’on aurait pu gagner. Face au Cameroun, je crois d’entrée de jeu à une victoire. Le football n’est pas mathématique. Mais on sait que le Ghana et le Cameroun ont fait match nul. Nous avons fait match nul contre le Ghana, donc on peut également disputer la place avec les camerounais. Et pour cela, il faut qu’on se mette dans la même dynamique que le premier match. Pour moi, nous avons toutes nos chances. Les matches se suivent mais ne se ressemblent. Et je pense que cette fois ci, les enfants seront libérés et de même que l’entraineur qui avait peur de faire de mauvais résultats. Je crois que notre équipe a les armes nécessaires de battre les camerounais. Car, le Cameroun d’aujourd’hui, n’est pas celui d’hier. Les Lions indomptables  ne font plus peur. Ils ont certes les joueurs de qualité, mais nous avons notre mot à dire. Ce sera un bon match. Le challenge est lancé ».

 

Modeste Dossa Aniwanou, Journaliste reporter sportif : « Le Cameroun est jouable dans une certaine mesure »

« Deux scores de parité dans une compétition où le Bénin aurait pu remporter la partie face aux Ghanéens, il y a lieu de se poser des questions. Est-ce que l’entraîneur a pris véritablement la mesure de cette compétition avant d’amener ces joueurs-là dans cette compétition? C’est la question qu’il faut se poser. Alors, face à la Guinée Bissau, les Béninois n’ont pas produit le jeu qu’ils ont produit face au Ghana. Il faut avoir le courage de le dire. Les Béninois ont été un peu timorés. On a senti que dès le début de cette explication, ils étaient venus pour limiter les dégâts comme pour repartir chez eux. Mais dans un match de football, il y a forcément des données qui rentrent en ligne de compte. Michel Dussuyer a disputé cette rencontre avec 5 défenseurs, 4 milieux de terrain et 1 attaquant. Il voulait quoi en réalité? L’entraîneur voulait quoi? Et on met sur le flanc droit Séïdou Barazé qui ne s’est pas bien comporté et qui ne sait pas ce qu’il faut faire avec le ballon. Ce n’est pas possible. Je n’ai pas vu ça dans les grandes compétitions. Ne vient pas dans une grande compétition, les joueurs qui sont à la traîne. Il y a dans cette compétition, des joueurs qui récupèrent la balle et se posent la question de ce qu’il faut faire du ballon. Vous voulez à la CAN avec les joueurs qui ont cet acabit ? Bref, moi je crois qu’il faut revoir et refaire totalement et complètement la maison. Si nous voulons que le football s’impose au plan international, il faut refaire la maison. Face à la Guinée Bissau, les Béninois ont raté l’occasion de chercher leur billet pour le second tour de la compétition… Vous allez me poser la question de savoir si le Cameroun est jouable? Oui! Le Cameroun est jouable dans une certaine mesure, puisque (2-2) face au Ghana, les Ghanéens ont contraint les Camerounais au partage des points (0-0). Et puisque Béninois et Ghanéens se sont neutralisés, on pourrait penser que les Béninois peuvent aussi aller à la neutralité avec les Lions indomptables du Camerounais, qui eux ont besoin forcément d’une victoire pour se repositionner. Donc, c’est une équation à plusieurs inconnus pour Michel Dussuyer. On va attendre gentiment le dernier coup de sifflet de l’arbitre pour voir comment cette partie  va se passer… »

 

Me. Georges-Marie d’Almeida, Secrétaire général Mambas Noirs et Président Commission juridique FBF : « Notre match nul face au Ghana nous a fait croire qu’on pouvait battre facilement les autres Nations »

« Aux premières heures de la fin du match face à la Guinée Bissau, j’étais déçu mais avec le recul, je pense qu’il ne faut pas être déçu parce que cela reflète le niveau même de notre football. Je pense que les valeurs sont en train d’avoir le même niveau sur le plan international parce que si on regarde le jeu développé par la Guinée Bissau, c’était pour contrer les Ecureuils du Bénin. En fait, la Guinéen Bissau n’est pas une petite équipe, mais notre match nul face au Ghana, nous a fait croire qu’on pouvait battre facilement les autres nations. Mais tel n’a pas été le cas. Mais je pense qu’il n’y a pas encore péril en la demeure. L’essentiel est qu’on soit positif lors de notre dernier match. Je ne peux pas dire ce qui n’a pas marché. Sur l’ensemble, je ne sais pas ce qui est arrivé aux joueurs. On les a méconnus par rapport au premier match. Il n’y avait pas de motivation. Il faut se rapprocher du staff technique pour savoir réellement ce qui s’est passé. Et nous le disons. A la fin du premier match, on a dit que notre match contre la Guinée Bissau est un match piège. Et s’ils ne savent pas faire, ça va nous jouer un sal tour et c’est ce qui est arrivé. Pour le dernier face au Cameroun, je crois qu’il faut dire aux joueurs d’oublier les deux premiers matchs et de se concentrer sur ces derniers matchs. Avec un match nul, on peut espérer être parmi les quatre meilleures équipes à repêcher. Il ne faudrait pas qu’ils continuent de penser à ces matchs. C’est passé et il faut qu’on pense à l’avenir. Le Cameroun est une grande nation de football. Mais ils ne sont pas un foudre de guerre. Si l’entraîneur peut mettre une stratégie pour les contrer, nous pouvons réaliser le match nul qui peut nous permettre d’accéder au tour suivant »

Anselme Houénoukpo, depuis Ismailia

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