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Le triomphe de la vérité

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Après les incidents violents de Tchaourou: L’He Adam Bagoudou s’érige en un véritable artisan de paix


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Le député natif de Tchaourou, AdamBagoudou,  l’une des victimes directes des violences post-électorales ne s’est pas laissé emporter par les vieux démons de la division. il dit avoir fumé le calumet de la paix avec ses frères qui lui ont causé du tort à l’occasion des actes de violences, en mettant à feu sa résidence de Tchaourou et tout ce qu’elle contenait.  Adam Bagoudou, prouve ainsi  sa bonne foi en acceptant volontiers  de faire partir du comité de dialogue mis sur pied pour trouver une solution aux vives altercations qui ont secoué la partie septentrionale il y a quelques jours. S’inscrivant dans la même logique que le Président Patrice Talon, il entend œuvrer davantage afin que de pareilles situations ne se reproduisent plus dans le pays. « Nous avons estimé qu’il fallait que nous venions voir la haute autorité, pour d’abord formuler les regrets de la commune de Tchaourou par rapport à tout ce qui a été causé comme tort ou préjudice. Car il faut savoir que ces événements ont causé de graves préjudices », a-t-il déclaré à la sortie de l’audience que la délégation de Tchaourou a eue avec le Président Patrice Talon. A cette occasion, le député Adam Bagoudou s’est joint aux autres cadres, et toute la délégation pour prendre l’engagement de contribuer à rétablir la paix, la cohésion et faire en sorte que ce qui a pu pousser à cette extrémité soit résolument du passé. « Nous pensons que l’audience de cet après midi est venue à point nommé pour rassurer l’ensemble de la commune de Tchaourou et  du peuple béninois sur les perspectives de paix, sur le fait que nous sommes sur la voix de la cohésion et de la réconciliation », s’est-il réjoui.

Laurent D. KOSSOUHO

 

A la suite des violences enregistrées dans sa commune natale
Le satisfécit du député Adam Bagoudou après la rencontre délégation Tchaourou et Talon

Le Président de la République son excellence Patrice Talon veut peser de tout son poids dans la balance pour le dégel de la crise qui secoue le Bénin depuis le 28 Avril dernier et en particulier celle d’il y a deux semaines dans la commune de Tchaourou. Au cours de la rencontre qu’il a eue le jeudi 20 juin 2019 avec une délégation des cadres et du Roi de Tchaourou, le chef de l’Etat s’est engagé à travailler ensemble avec les fils et filles de cette localité pour le rétablissement progressif de la paix et de la cohésion sociale. « Il a dit qu’il va s’investir personnellement pour que plus jamais cela ne se reproduise et ensemble avec les cadres et toute la délégation, l’engagement est pris pour que nous puissions progressivement contribuer à rétablir la paix, la cohésion et faire en sorte que ce qui a pu pousser à cette extrémité, que cela soit résolument du passé », rapporte l’honorable Adam Bagoudou, un des cadres de cette localité présent à la rencontre. Soulignons qu’il a été question au cours de l’audience de présenter au président de la république les préoccupations et les regrets de la commune de Tchaourou par rapport à tout ce qui a été causé comme tord et préjudices ces derniers jours. Car, précise le député de la 8ème circonscription électorale, « ces événements ont causé de graves préjudices ». Pour aller plus vite dans la résolution de cette crise, le Président Patrice Talon s’est rendu disponible et suggère la mise sur pied d’un comité de suivi de l’ensemble de tout ce qui a été identifié comme action à court, moyen et long terme. Aussi, ledit comité s’est-il immédiatement mis au travail. C’est ce qui justifie le déplacement de cette délégation au domicile de l’ancien chef de l’Etat aussitôt après pour lui rendre compte des objectifs et des résultats obtenus lors des échanges avec la haute autorité. « De ce que nous avons entendu de la bouche du chef de l’Etat, nous partons ce soir du palais très satisfait. Nos attentes sont largement au dessus de ce qu’on pouvait imaginer.» s’est réjoui Adam Bagoudou à la fin de l’audience au palais de la marina.

Fidèle KENOU

 

Propos He Adam Bagoudou à la sortie de l’audience avec le Chef de l’Etat
He Adam Bagoudou après la rencontre avec Patrice Talon sur les violences de Tchaourou

« C’est une audience qui fait suite aux événements douloureux que notre commune Tchaourou a enregistré. Nous avons estimé qu’il fallait que nous venions voir la haute autorité, pour d’abord partager avec lui les préoccupations, formuler les regrets de la commune de Tchaourou par rapport à tout ce qui a été causé comme tord ou préjudice. Car il faut savoir que ces événements ont causé de graves préjudices. Et le chef de l’Etat a salué la démarche et nous a encouragés. Et il a dit qu’il va s’investir personnellement pour que plus jamais cela ne se reproduise et ensemble avec les cadres et toute la délégation, l’engagement est pris pour que nous puissions progressivement contribuer à rétablir la paix, la cohésion et faire en sorte que ce qui a pu pousser à cette extrémité, que cela soit résolument du passé. Nous avons trouvé le chef de l’Etat assez ouvert, assez attentif et assez préoccupé aussi. Il a témoigné sa disponibilité en suggérant surplace un comité de suivi de l’ensemble de tout ce qui a été identifié comme action à court, moyen et long terme. Ce comité s’est mis immédiatement au travail et au sortie de cette audience, nous allons rendre compte aussi à l’ancien président Boni Yayi pour lui dire, le débat qui a eu lieu ce soir, pour lui dire les objectifs et lui dire aussi les résultats obtenus. Et nous pensons que l’audience de cet après midi est venu à point nommé pour rassurer l’ensemble de la commune de Tchaourou, l’ensemble du peuple béninois sur les perspectives de paix, sur le fait que nous sommes sur la voix de la cohésion et de la réconciliation. Nous profitons de votre micro pour rassurer l’ensemble du peuple béninois que cette initiative locale qui a été privilégiée et bien cette initiative on va la consolider, on va la poursuivre. De ce que nous avons entendu de la bouche du chef de l’Etat, nous partons ce soir du palais très satisfait. Nos attentes sont largement au dessus de ce qu’on pouvait imaginer. »

 

Après la rencontre avec la délégation de Tchaourou
Le gouvernement lève la barrière de sécurité à Cadjèhoun
(Boni Yayi désormais hors du territoire national)

La barrière de sécurité érigée depuis des semaines aux alentours du domicile de l’ancien chef de l’État, Boni Yayi, a été levée très tôt dans la matinée du samedi 22 juin 2019. C’est le constat fait par la population de Cadjèhoun à la satisfaction générale des béninois. Cette levée de barrière intervient quelques heures après les différentes rencontres entre le chef de l’Etat, le président Patrice Talon et les délégations de Tchaourou et de Savè.

Les paroles du Chef de l’État, Patrice Talon, face aux notables et cadres de Tchaourou et de Savè se matérialisent déjà au grand bonheur des populations. Cela se justifie par la levée de barrière de sécurité aux alentours du domicile de son prédécesseur, Boni Yani, depuis la matinée du samedi dernier. Pour rappel, cette levée de barrière faisait partie des doléances de la délégation de Tchaourou et des conditions posées par les chasseurs pour un retour au calme. Accédant à ces doléances et réaffirmant son amitié à l’ancien président Boni Yayi, le président Patrice Talon a fait preuve de sa bonne foi. Ce qui permet à son prédécesseur, déjà mal en point après plusieurs semaines d’assignation à résidence, d’aller suivre ses soins où bon lui semble.

Boni Yayi désormais hors du territoire national
Boni Yayi n’a pas attendu le lendemain de la levée de barrière pour quitter son domicile. Déjà quelques heures après la levée de barrière, l’ancien chef d’Etat a été vu avec une délégation de l’ambassade du Nigéria au Bénin. De sources concordantes, sa première destination après s’être sortie de son domicile a été le grand voisin de l’Est. Ce n’est plus un secret de polichinelle, le rôle de médiation qu’a joué le président Buhari dans le dégèle de cette crise si l’on se réfère aux multiples émissaires et au dernier déplacement du président Talon pour le Nigéria il y a quelques jours. Des déclarations de RFI, il convient d’affirmer que du Nigéria, l’ancien chef d’Etat béninois est déjà à Paris dans la capitale française pour y suivre ses soins. Une situation qui prouve la bonne foi du gouvernement béninois et surtout de son Chef à faire le nécessaire pour la décrispation de la tension sociopolitique en cours dans le pays.

Yannick SOMALON

 

Les citoyens béninois apprécient

Les réactions sont positives pour le gouvernement du président Talon, après la levée de la barrière policière dans la rue et aux alentours du domicile de l’ancien chef d’Etat, Thomas Boni Yayi. Même si les partis de l’opposition et certains hommes politiques exigent encore la dissolution du parlement, les citoyens par contre saluent la grandeur d’esprit du chef de l’Etat, le président Patrice Talon qui selon eux, a posé un pas très important dans le dégèle de la crise post électorale.

Eric Vodoumbo, Enseignant
« Talon est effectivement un homme de dialogue »

« La rencontre du chef de l’Etat avec les délégations de Tchaourou et de Savè, suivie de la levée de la garde de la rue allant au domicile de l’ancien chef d’Etat Boni Yayi, est pour nous population une action salutaire qui participe du dégel de la situation politique post-électorale.Sachant que cette levée de garde fait partir des revendications des populations de Tchaourou, nous pensons que le président Talon est effectivement un homme de dialogue. Néanmoins nous espérons que la justice indépendante fera son travail jusqu’au bout suivant les règles de l’art pour situer les responsabilités des uns et des autres.Ce n’est qu’après cela que le peuple pourra décider s’il faut pardonner X ou Y. Car quoi qu’on dise les institutions de notre pays continuent de fonctionner normalement. »

Laurent Wologan, Opérateur Economique
« C’est la preuve de la franchise du chef de l’Etat »

« Le Bénin est en train de payer le prix des actes de ses politiques. Depuis quelques années, nous avons pris l’habitude de ne plus écouter certaines personnes qui, quoi qu’on dise, sont dotées d’une objectivité constructive. Ceux-là ont parlé. D’autres sont intervenus, mais nous avons préféré faire les choses avec une vitesse à laquelle le peuple n’était pas habitué. Le Résultat est là. Mais, comme le dit un adage, mieux vaut tard que jamais. Nous sommes arrivés à nous parler, à nous écouter, et que les gens pensent que c’est de l’intérieur ou de l’extérieur que la raison a été trouvée, je crois que cela n’a plus d’importance. Car, l’acte que vient de poser le Président Patrice Talon en libérant la ruelle de l’ancien président Boni Yayi décrispera la tension ambiante et pacifiera le pays en vue d’une paix durable pour l’avenir. Je crois comme tout bon citoyen que c’est un acte salutaire et est la preuve de la franchise du chef de l’Etat ».

Propos recueillis par Yannick SOMALON

 

Après le retrait des forces de l’ordre de Cadjèhoun

L’ancien chef d’Etat béninois, Nicéphore Dieudonné Soglo

souhaite la reprise des élections législatives
(Il rend hommage aux acteurs intervenus dans le processus)

Un grand ouf de soulagement pour l’ancien chef d’Etat, Nicéphore Dieudonné Soglo. Ses nombreux appels et sollicitations pour secourir son homologue, le leader charismatique des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Yayi Boni, ont porté leurs fruits. Drapé dans son grand boubou blanc, pépé « Hercule » ne s’avoue pourtant pas totalement satisfait du retrait des forces de l’ordre des alentours du domicile de Boni Yayi. La victoire, selon lui, ne serait totale si les élections législatives ne sont pas « reprises ». « La reprise des élections législatives, incluant comme dans toute démocratie, tous les partis ou groupes politiques désireux d’y participer », serait désormais la seconde lutte que compte mener de main de maitre, l’ancien chef d’Etat, Nicéphore Dieudonné Soglo. Une lutte qui devra conduire au renouvellement, avant 2024, des députés de l’Assemblée nationale appartenant aux deux blocs qui soutiennent les actions du chef de l’Etat. Pour l’heure, le président d’honneur du parti Renaissance du Bénin (RB) partage son allégresse avec le peuple béninois dont il salue l’abnégation et reconnait son engagement dans la levée du « blocus » contre Yayi. Les mêmes mots de gratitude sont allés à la diaspora béninoise, au Forum des anciens chefs d’Etat et de gouvernements africains, aux diverses personnalités en occurrence les anciens chefs d’Etat qui ont contribué à la « décrispation » en faisant preuve de leur « hauteur d’esprit, leur humanité et leur sens du discernement ».

DECLARATION DU PRESIDENT NICEPHORE D. SOGLO SUITE A LA LEVEE DU BLOCUS AU DOMICILE DU PRESIDENT BONI YAYI

Cotonou, le 23 juin 2019

Béninoises et Béninois,
Chers compatriotes,
En ces heures de sombres et dures épreuves pour notre chère patrie, je rends grâce à votre mobilisation, à vos immenses sacrifices et surtout à votre détermination. Nous avons maintenant de sérieuses raisons d’espérer une victoire prochaine et définitivede la démocratie dans notre pays : berceau des conférences nationales souveraines et vitrine de la démocratie en Afrique.
C’est donc d’abord devant notre vaillant peuple que je m’incline. C’est à lui que nous devons la fin de l’humiliant traitement infligé au Président Thomas Boni YAYI pendant près d’une cinquantaine de jours. Et c’est avec joie que nous avons appris la levée enfin du blocus dont son domicile était l’objet et la possibilité pour lui d’aller et de venir comme un homme libre et surtout, de se soigner.
Votre lutte n’a donc pas été vaine même si nous n’en sommes encore qu’à la première étape de la restauration de notre démocratie et cela passe nécessairement par le départ du‘’parlement du sang’’ et la reprise des élections législatives. Reprise incluant, comme dans toute démocratie, tous les partis ou groupes politiques désireux d’y participer.

Béninoises et Béninois,
Chers compatriotes,
La décrispation actuelle, nous la devons d’abord et avant tout, je le répète, à votre combat acharné et à votre résistance qui ont mis en émoi l’ensemble de la communauté internationale. Plusieurs personnalités d’Afrique y ont pris une part décisive. Je veux nommer ici les Présidents du Nigeria, S.E.Muhammadu BUHARI et, S.E.Paul KAGAME du Rwanda, qui méritent toute notre gratitude pour leur hauteur d’esprit, leur humanité et leur sens du discernement face à l’affreux drame en cours au Bénin. D’autres comme le Président Equato-Guinéen, OBIANG NGUEMA MBASOGO, le Congolais Sassou NGUESSO et l’Ivoirien Alassane Dramane OUATTARA y ont, ô combien, grandement contribué. Je ne saurais oublier, naturellement nos frères Présidents du Togo et du Niger avec qui nous sommes toujours en symbiose. Et que dire de la formidable mobilisation de la diaspora béninoise et des amis du Bénin partout dans le monde.Et grand merci au Forum des Anciens Chefs d’Etats et de Gouvernements d’Afrique, créé en 2006 à Maputo par un grand visionnaire : Nelson MANDELA. Ils se sont mobilisés tous, sans exception, contre l’injustice qui frappait notre pays. J’ai cependant une pensée particulière pour les Présidents OBASANJO et KUFFOR qui se sont joints à notre combat.

Béninoises et Béninois,
Chers compatriotes,
Il s’est passé au Bénin, dans notre chère patrie, des choses d’une exceptionnelle gravité, sans précédent dans l’histoire :une élection législative d’où sont exclus tous les partis de l’opposition à l’exception des deux partis du Chef de l’Etat,une sanglante violence post-électorale,des arrestations tous azimuts.Et c’est en vain qu’ont résonné les appels à la raison des organisations sous régionales et internationales et du gratin de l’intelligentia dans tous les continents, l’Afrique en tête, avec le célèbre Prix Nobel de littérature Wolé SOYINKA.
Quelle honte et quel malheur pour le pays de BEHANZIN, de KABA, de BIO GUERA ! Quelle malédiction pour le berceau des conférences nationales souveraines !
Et cette tension a été aggravée par la multiplication des opérations militaires sur toute l’étendue du territoire national contre des populations pour la plupart désarmées. Que de pertes en vies humaines !C’est un crime. Car comme le rappelle la Banque Mondiale, de 1960 à 1972, notre pays a connu six coups d’état militaires sans que ne soit versé une goutte de sang. D’où mon appel pressant pour la cessation immédiate des actes de provocation à l’égard de nos paisibles populations et qui hypothèquent la paix dans une sous-région déjà en proie à de nombreux défis sécuritaires voire terroristes.
A la conférence nationale de février 1990, l’armée a solennellement pris l’historique décision de retourner dans les casernes ; et de ne plus se mêler des querelles politiques.
On n’explique pas donc la violation de ce serment. C’est jouer avec le feu. Car ces déploiements de détachements entiers de militaires lourdement armés à tous les carrefours des grandes villes du pays peuvent se retourner un jour contre leurs auteurs.
Car, La vocation de notre armée est de protéger le pays contre des menaces étrangères. Le rôle de la police nationale fusionnée à présent avec la gendarmerie est d’assurer le maintien de l’ordre. Elle ne peut prendre pour cible, les travailleurs, les responsables des partis politiques, les paysans désarmés ou les chasseurs.
Le retour de l’armée dans les casernes devient alors un impératif catégorique et un préalable à tout dialogue et à toute recherche d’un consensus national.
Restons donc vigilants et mobilisés pour le retour de la paix et de la démocratie au Bénin.
Nous nous inclinons à nouveau avec respect et émotion devant la mémoire des innocentes victimes de la folie meurtrière qui s’est soudainement emparée de ce pays où régnait depuis des lustres, la paix et la sérénité.

Vive la liberté !
Vive l’égalité !
Vive la fraternité !
Vive le retour de démocratie !
Et vive le Benin !
Je vous remercie.

Nicéphore Dieudonné SOGLO
Ancien Président de la République
Ancien Maire de la ville de Cotonou
Vice-Président du Forum des Anciens Chefs d’Etats et de Gouvernements d’Afrique,
Créé en 2006 à Maputo sous le haut patronage de Nelson MANDELA

 

« Nous lui faisons confiance, on l’attend », dixit le ministre de l’intérieur Sacca Lafia

Le ministre Sacca Lafia

Intervenant sur Rfi ce dimanche, à la suite de la levée de la barrière policière autour du domicile de l’ancien chef de l’Etat Boni Yayi, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Sacca Lafia dit lui faire confiance. « Nous lui faisons confiance. On l’attend. Dès qu’il sera rétabli, il pourra le faire. Il a promis, il a pris des engagements devant les siens, devant des sages, devant des responsables… », a-t-il affirmé. Le numéro 1 de la sécurité béninoise n’a pas manqué d’expliquer aussi les raisons du retrait des forces de l’ordre des alentours du domicile de Boni Yayi à Cadjèhoun à Cotonou, qu’il lie à la confiance rétablie entre le pouvoir Talon et les autorités morales et religieuses de la commune de Tchaourou. Une localité du nord du Bénin qui a connu récemment d’intenses affrontements armés entre des chasseurs et des éléments de l’armée béninoise, à la suite des manifestations des populations locales qui exigeaient entre autres, la libération des jeunes arrêtés dans la commune par la police républicaine qui les soupçonne d’être à la base des violences survenues lors des dernières législatives. Des violences également enregistrées à Cotonou les 1er er 2 mai avec une forte intensité au quartier Cadjèhoun.
La justice béninoise a engagé une information judiciaire à l’encontre de tous les auteurs de ces actes, au nombre desquels, le nom de Boni Yayi serait cité. D’où la récente décision du juge du 4ème cabinet d’instruction du Tribunal de première instance de Cotonou d’aller l’entendre à son domicile eu égard à son statut d’ancien Chef d’Etat. Mais les deux tentatives de cette audition ont été vaines, Boni Yayi étant déclaré inapte à répondre au juge pour des raisons de santé, selon ses avocats. A son retour des soins, la justice reprendra sans doute son travail, avec l’assurance que Boni Yayi coopérera, selon ses propres engagements avant son départ pour Paris, ce week-end.

Christian Tchanou

 

Après Tchaourou
Les regrets de la délégation de Savè sur les incidents survenus
« Je suis déjà dans le pardon », dixit le chef de l’Etat

« Personne ne sera négligée, abandonnée ou oubliée dans la résolution de cette crise pour la consolidation de la paix », a affirmé le chef de l’Etat, Patrice Talon en recevant après la délégation de Tchaourou jeudi, celle de Savè en fin de journée du vendredi 21 juin 2019. Exprimant dans un premier temps son appréciation positive de leur démarche, le chef de l’Etat a souhaité écouter la délégation conduite par le roi Adetutu Onishabè de Savè qui en était, par ailleurs, le porte-parole. Dans la déclaration qu’il a lue au nom de la délégation, le roi a eu « une pensée particulière pour les vaillants éléments des forces de l’ordre et de la défense pour leur sens élevé du devoir et le professionnalisme dont ils ont fait preuve tout au long de ces malheureux incidents ». Il juge lesdits incidents « regrettables à tout point de vue » car ils constituent « une violation de l’idéal de paix hérité de nos ancêtres… ». Prenant à nouveau la parole après ses hôtes, le chef de l’Etat est resté dans la même logique que celle de la rencontre avec la délégation de Thaourou, empreint des mêmes sentiments nobles, d’empathie et de tolérance. Il a tenu à faire remarquer que si la vie en communauté peut générer parfois des heurts, aiguiser l’instinct de violence, « le rôle des autorités morales, traditionnelles ou politiques, est de ne jamais attiser, fouetter cet instinct quand il se réveille ». Le président Patrice Talon, en bon père de famille et attentif aux doléances, a laissé entendre qu’ « il n’y a pas de décharge pour l’enfant gâté, insoumis. Il reste toujours de la famille », avant d’exposer que « la vie de la République requiert la mise en place de structures pour instaurer la sécurité, prévenir et punir les mauvaises actions pour une vie harmonieuse. Quand on sanctionne, ce n’est pas pour rejeter l’auteur des mauvaises actions, mais améliorer les conditions de vie harmonieuse dans la société », précisa le chef de l’Etat qui poursuit : « le plus important aujourd’hui, c’est d’œuvrer à gommer très vite ce qui s’est passé ». Le plus important pour lui, c’est que « le peuple béninois puisse collectivement et globalement pardonner tout et à tous ceux qui ont organisé ce qui est arrivé ». « Que le peuple nous pardonne tous. Que la nation nous pardonne tous », a-t-il insisté, se faisant le porte-voix de ses hôtes et de tous les acteurs. « J’appelle les victimes à pardonner » a-t-il poursuivi indiquant qu’en ce qui le concerne particulièrement, il est « déjà dans le pardon ».
A ce message, le roi, au nom de la délégation, a exprimé sa satisfaction. «Notre pays a besoin d’un peu de rigueur. On dit que vous êtes trop dur mais c’est un passage nécessaire », dira le roi de Savè avant de garantir au président Patrice Talon, son soutien et celui de tous les chefs et leaders traditionnels.

Yannick SOMALON

 

MESSAGE DE SA MAJESTE ADETUTU ONISHABE A L’AUDIENCE ACCORDEE PAR LE CHEF DE L’ETAT A LA DELEGATION DE SAVE LE VENDREDI 21 JUIN 2019 A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement,
Les 27 et 28 avril 2019, les pacifiques et paisibles populations des localités shabè ont connu des événements douloureux ayant marqué le déroulement tumultueux des dernières élections législatives. Passé la période électorale, une accalmie s’est installée, laissant croire qu’il s’était agi d’un incident passager à vite ranger dans les placards de l’histoire. Malheureusement les vieux démons ont resurgi ces derniers jours, notamment les 13, 14 et 15 juin 2019 avec des conséquences très désastreuses, notamment en pertes de vies humaines et en destructions de biens publics et privés. Devant votre Haute Autorité je voudrais solennellement exprimer ma compassion et celle du peuple shabè à toute la communauté nationale durement éprouvée par ces tristes événements ainsi qu’aux victimes à tous les niveaux. J’ai une pensée particulière à l’endroit des vaillants éléments des forces de l’ordre et de la défense pour leur sens élevé du devoir et le professionnalisme dont ils ont fait preuve tout au long de ces malheureux incidents.

Excellence, Monsieur le Président de la République,
Face à ces événements aussi inhabituels que traumatisants, il nous est apparu nécessaire de rencontrer le père de la nation que vous incarnez afin de suggérer à votre haute autorité les voies et moyens pour ramener la paix. A notre demande, vous avez répondu promptement et spontanément, donnant ainsi la preuve, s’il en était besoin, de votre sens élevé de l’Etat et de votre souci permanent de préserver la paix au sein des populations du Bénin en général et des populations Shabès en particulier.
La délégation que j’ai l’insigne honneur de conduire vous remercie pour cet engagement pour la paix dont vous faites preuve chaque jour.

Monsieur le Président de la République,
Les événements d’une rare violence qu’ont connus les villes de Savè, de Tchaourou et environs sont inédits dans la vie des populations shabès, réputées pour leur caractère pacifique. Ces événements regrettables, à tout point de vue, constituent, à n’en point douter, une violation de l’idéal de paix hérité de nos ancêtres ; Ils constituent également une rupture du pacte de paix auquel adhèrent les populations de chez nous. Le choc a été très violent pour ces populations qui n’y sont pas du tout habituées. Elles en sont traumatisées.
Rétablir le calme, la sérénité et la paix en pays tchabè est incontestablement le défi majeur à relever aujourd’hui. Il y va de l’intérêt du peuple béninois tout entier qui en a pâti aussi. Il y va particulièrement de la promotion du développement endogène dans l’harmonie et la paix durable.
Conscients de l’importance de l’enjeu pour le Bénin, notre pays qui est un et indivisible, nous Roi des Shabès, appelons de façon pressante, tous les fils et filles du pays shabè, à œuvrer inlassablement pour la restauration de la paix, la réconciliation avec nous-mêmes, la réconciliation avec les autres communautés du Bénin et à travailler pour le développement dans un élan de fraternité. En effet, la devise de notre pays nous appelle à la fraternité. Il est un défi pour tous les Béninois de cultiver cette valeur.

Monsieur le Président de la République,
Le passé éduque le présent pour bâtir l’avenir. C’est pourquoi, il nous paraît important de nous souvenir et de nous inspirer de la noblesse d’esprit de nos ancêtres : esprit de tolérance, de dialogue permanent, de concession et de compréhension, tant il est vrai que la division affaiblit les peuples, les expose et les rend vulnérables face aux forces extérieures. Or aujourd’hui plus que jamais, le Bénin a besoin d’une union sacrée autour du programme d’actions de votre gouvernement ainsi qu’autour des réformes majeures qu’il appelle. Cela n’est possible que dans un climat de paix. Aussi voudrais-je redire avec force et avec un accent particulier que nous voulons ardemment la paix. La paix dès maintenant. La paix pour les générations actuelles. La paix pour les générations à venir.
Pour autant que cela dépend de nous, autorités shabès à divers niveaux, nous voudrions prendre ici l’engagement de travailler davantage pour la préservation de la paix dans nos cités. Croyez-moi, Monsieur le Président, j’ai personnellement déjà pris des mesures en lien avec toutes les dynasties régnantes de l’aire culturelle shabè dans ce sens. D’autres initiatives collectives autour de cet idéal suivront dans les tout prochains jours.

Monsieur le Président de la République,
Je m’en voudrais de finir mon message sans vous soumettre quelques doléances capitales.
La première, c’est de vous inviter à la patience ; cette patience qui, dans notre tradition, veut que le père qui a frappé son enfant fautif de la main gauche, le récupère par la main droite. Je vous invite donc à l’indulgence à l’égard de vos jeunes frères, j’allais dire, de vos enfants de Savè, qui dans le cas d’espèce n’ont pas su faire preuve de maîtrise de soi. Certains d’entre eux croupissent encore dans les cellules des commissariats. En leur faveur, je voudrais solliciter votre grâce.
La deuxième concerne la reconnaissance officielle de la chefferie traditionnelle. Qu’il vous souvienne, à l’occasion de l’audience que vous avez bien voulu accorder aux têtes couronnées en août 2018, votre haute Autorité a pris l’engagement de restaurer le pouvoir de l’autorité traditionnelle par la prise d’un acte de reconnaissance officielle. Les rois du Bénin vous seront infiniment reconnaissants pour toutes les mesures qu’il vous plaira de prendre pour donner un coup d’accélérateur à ce projet.
La troisième doléance qui me tient particulièrement à cœur est relative à votre présence à Savè. En effet, beaucoup de vos frères de Savè ignorent que vous partagez cette ville avec eux. Dois-je rappeler ici que vous êtes GUEDEGBE de par votre mère et l’origine yoruba-nagot de cette noble famille des devins est connue de tous. Dois-je également rappeler ici, que vous-même en personne, avez passé une partie de votre vie dans la ville de Savè ?
Je vous invite donc à venir prendre toute la place qui est la vôtre dans cette ville. Venez bâtir votre case à Savè. Vous y êtes attendu, très attendu, Monsieur le Président de la République.
Vive la fraternité entre les populations béninoises !
Vive la paix !
Vive le Bénin !
Merci, Excellence Monsieur le Président de la République.

 

Face aux violences post-électorales à Tchaourou et Savè
El Hadj Sèmiou Salou et les musulmans de Porto-Novo prient pour Talon et pour la stabilité politique au Bénin

Les fidèles musulmans de la mosquée centrale Wassilath Osseni de Hounsouko (Porto-Novo) et leurs imams ont élevé vendredi dernier la voix vers le ciel pour implorer la paix sur le Bénin. Il s’agit d’une initiative d’El Hadj Sèmiou Salou, membre fondateur de l’Union progressiste qui sollicite ensemble avec ses frères et sœurs la clémence divine afin que la paix revienne et règne dans le pays. Selon les explications de ce dernier, le développement ne se bâtit que dans la paix et la stabilité politique. Conscient que l’actuel président de la République, son excellence Patrice Talon est porteur d’un programme d’action ambitieux pour le Bénin, l’initiateur de cette séance de prière ne souhaite sous aucun prétexte que les violences de Cotonou, Tchaourou et Savè deviennent la règle dans le pays au point de constituer un obstacle pour le développement. A la faveur de ladite séance de prière, les fidèles musulmans ont surtout demandé au tout puissant Allah de guider le Président de la république et de lui accorder la sagesse qu’il faut pour gérer la crise post-électorale et pour conduire le Bénin vers le développement. « Cette prière nous le faisons de la part de notre président ici présent, El Hadj Sèmiou Salou, c’est lui qui nous a demandé de venir faire la prière d’aujourd’hui pour le chef de l’Etat. Nous le remercions beaucoup parce que chaque fois, il nous demande de faire la prière au Bénin pour la paix, et surtout, il demande de prier pour le gouvernement du Président Patrice Talon, que Dieu le guide et que Dieu soit avec lui et le soutienne. », a martelé Abdoul Razack Olaniba, 2ème Imam de la mosquée centrale de Hounsouko. « Nous avons organisé une séance de prière pour que le pays retrouve la paix. Après la prière de Djouma, nous avons fait descendre le Coran pour prier pour la stabilité politique pour qu’il y ait la prospérité partagée. C’est la paix que nous souhaitons dans le pays. Donc ce que nous sommes venus demander pour le pays c’est la paix et rien que la paix, la stabilité politique. », a renchéri l’initiateur, El Hadj Sèmiou Salou.

Fidèle KENOU

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