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Le triomphe de la vérité

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Trois questions à Aristide Akandé, chef projet RePaSOC: « Aider au maintien des filles à l’école est un défi pour nous tous »


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Acteur de premier rang dans la mise en œuvre des projets programme du RePaSOC, Aristide Akandé est le régisseur du réseau et chargé de projet. Il revient ici sur l’identité du RePaSOC, son implication dans la mise en œuvre des politiques publiques et précise ce à quoi retourne le projet d’appui à l’éducation socio-sanitaire des jeunes filles dans dix collèges de la commune d’Ifangni pour leur maintien à l’école.

L’Evénement Précis : A quoi retourne le projet d’appui à l’éducation socio-sanitaire des jeunes filles des collèges d’Ifangni ?

Aristide Akandé: Il serait opportun de rappeler d’où nous sommes partis pour le lancement de ce projet. Le projet d’appui à l’éducation socio-sanitaire des jeunes filles dans dix collèges de la commune d’Ifangni pour leur maintien à l’école est soutenu par le programme RePaSOC. RePaSOC est un programme de l’Union Européenne qui est porté par la convention du 11ème FED par rapport au développement, pour un montant de 14 millions d’euro environs. C’est un programme qui est géré par quatre opérateurs dont la maison de la Société Civile, le centre de promotion de la société civile, la régie de RePaSOC et la GIZ.

Quelles sont les composantes ou volets de ce programme ?
Ce programme a plusieurs volet dont trois à savoir, le renforcement des capacités des OSC pour que ces dernières soient en mesures de mieux participer à la mise en œuvre des politiques publiques notamment, la participation à l’élaboration des politiques publiques, la mise en œuvre et le suivi évaluation des politiques publiques. Le second volet concerne la facilitation du dialogue entre l’Etat et les organisations de la société civile tant au niveau national qu’au niveau locale. Enfin le troisième volet ou troisième axe du RePaSOC vise à soutenir les initiatives portées par les Organisations de la société civile. C’est dans ce sens que nous avons lancé le 24 mai 2018 un appel à proposition auquel FAWE Bénin et son codemandeur SIN-DO qui ont participé. Au nombre des 472 dossiers que nous avions reçu. Donc à l’issu du processus de sélection, 46 projets ont été subventionnés directement après l’appel à proposition. On a alors accordé des subventions à trois coalitions d’Osc sur des thématiques sensibles au niveau national. Donc, ça fait 49 porteurs de projet au total.

Dites-nous alors à quoi retourne le lancement de cet après-midi ?
Le projet que nous sommes venus lancer aujourd’hui s’inscrit dans cette dynamique et vise à répondre à un problème qui est resté souvent tabou,la question de l’hygiène menstruelle des filles. Ce projet accompagnera les élèves dans les écoles, soutiendra le système éducatif à travers des modules sur comment on peut intégrer cette problématique de cette question dans les programmes scolaires, notamment dans nos communes, et doter les enfants, surtout les jeunes filles d’outils et de moyens, afin de les aider à mieux gérer leurs menstrues. Donc, je pense que c’est un projet qui vient à point nommé, qui vient à un moment où on parle du dialogue parents et enfants. Ce projet permettra aux parents aussi de lever le voile sur les questions taboues, comment aborder ces questions avec les enfants. Ce qui offrira à nos communautés plus d’espace de dialogue et permettra le maintien de nos filles à l’école pendant les menstrues. Car, aider au maintien des jeunes filles à l’école est un défi pour nous tous.

Entretien réalisé par
Yannick SOMALON

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