.
.

Le triomphe de la vérité

.

Déclaration du Chef de l’Etat face des chefs traditionnelles sur la crise électorale: “Je ne peux pas modifier la Constitution ”


Vues : 0

Le président Patrice Talon

Au cours de la rencontre qu’il a tenue avec les chef traditionnels du Haut conseil des rois du Bénin, ce 25 avril à la Marina,le chef de l’Etat Patrice Talon a expliqué qu’il ne pouvait pas réviser la Constitution tout seul afin de permettre à l’Opposition de participer aux élections. S’opposant à la prise d’une ordonnance pour modifier les lois électorales, il soutient que “ni ces lois électorales, ni la Constitution ne l’autorisent à suspendre un processus électoral qui suit son cours normal”. A le croire, lui demander d’user des pouvoirs exceptionnels de l’article 68 de la Constitution pour suspendre le processus électoral serait un précédent grave.“Si vous me donnez ce pouvoir aujourd’hui pour permettre à l’Opposition d’être candidate, je vais l’utiliser pour rester au pouvoir, parce que je pourrai modifier les lois électorales, repousser la date des élections, modifier la Constitution en matière électorale comme je veux. Même si moi je ne le fais pas, celui qui va me succéder va le faire parce que c’est ça que tout le monde veut faire”, avertit-il. Au terme de cette audience, le porte-parole du Haut conseil des rois, le roi de Kika, Gangorou Souambou confie,“nous avons compris que les réformes nécessitent un peu de blessures et ces blessures ne peuvent pas être cicatrisées immédiatement. Ce n’est qu’avec le temps que chacun comprendra exactement ce qui se passe.”A noter aussi que les rois ont suggéré au chef de l’Etat d’organiser plus tard un “dialogue national inclusif regroupant toutes les composantes de la nation afin qu’on puisse se parler”.

Laurent D. Kossouho (coll.)

Reviews

  • Total Score 0%



One thought on “Déclaration du Chef de l’Etat face des chefs traditionnelles sur la crise électorale: “Je ne peux pas modifier la Constitution ”

  1. Theckla K

    Tout le monde reconnaît que les réformes électorales initiées par Patrice Talon sont un fiasco total pour la vie sociopolitique du Bénin. Elles sont attentatoires à la démocratie béninoise. Pourquoi? – Parce qu’elles sont tout simplement anticonstitutionnelles.
    En effet, dans le préambule de la Constitution de 1990, c’est un cri, un hurlement que les pères de la Constitution de 1990 ont poussés pour mettre en garde contre tout ce à quoi nous assistons aujourd’hui. Patrice Talon fait aujourd’hui NOUS, PEUPLE BENINOIS, …- Affirmons solennellement notre détermination par la présente Constitution de créer un Etat de droit et de démocratie pluraliste, dans lequel les droits fondamentaux de l’Homme, les libertés publiques, la dignité de la personne humaine et la justice sont garantis, protégés et promus comme la condition nécessaire au développement véritable et harmonieux de chaque Béninois tant dans sa dimension temporelle, culturelle, que spirituelle… ».
    À y regarder de près, nulle part n’apparaissent dans la gouvernance de Patrice Talon l’État de droit, la démocratie pluraliste, les libertés publiques, la justice et la dignité de la personne humaine.Au contraire, la gouvernance de Patrice Talon, ce sont des chars dans nos rues et des menaces de tout genre pour museler le peuple fatigué de tant de parjure et de tant de trahison.
    Et à présent, des arguments alambiqués et toutes sortes de contorsions funestes pour empêcher le peuple de choisir librement ses représentants.
    Il n’en démord pas. Tout est élaboré à partir de son credo de gouvernance, de cette logique qu’il nous a lui-même cyniquement annoncée dès le commencement: « Ce qui permet à un prince d’être réélu avec assurance, ce qui assure la réélection d’un président, ce n’est pas son mandat, ce n’est pas son résultat, c’est la manière dont il tient les grands électeurs, c’est la manière dont il tient tout le monde, c’est la manière dont personne n’est capable de lui tenir tête, d’être compétiteur contre lui. Quand vous n’avez pas de compétiteur, vous avez beau être mauvais, vous serez réélu ». Une cuvée estampillée tropicale sortie tout droit du machiavélisme !
    La gouvernance de Patrice Talon se résume à ce qu’il nous a déjà annoncé, la négation de l’essence même de la démocratie.Et nous y voilà : le prince ne veut pas voir de compétiteurs dans son royaume. Ainsi, des législatives non inclusives auxquelles ne doivent participés que les deux partis jumeaux qu’il a créés auront bien lieu le 28 Avril 2019, n’en déplaise à tous ces empêcheurs de tourner en rond qui appellent à la préservation des acquis démocratiques au Bénin.

    Déjà à deux reprises, Patrice Talon a voulu «forcer» la révision de la Constitution de 1990, mais il s’en est trouvé une toute petite minorité parlementaire encore assez patriote pour faire échec à cette manœuvre. Poursuivant dans cette voie, Patrice Talon est resté dans sa logique et n’en démord pas. À défaut de parvenir à modifer la Constitution, Patrice Talon a changé de tactique en procédant autrement. Audacieusement, avec le concours de la majorité parlementaire totalement acquise à sa cause, les réformes électorales que celle-ci a votées font passer à la trappe l’opposition exclue de la participation aux élections législatives. Dès lors, Patrice Talon peut définitivement s’assurer le contrôle de l’Assemblée nationale pour au final se débarrasser de cette Constitution trop contraignante à son goût.
    Venons-en à la logique de Patrice Talon. Qu’en est-il au fait ? – Dès le départ, les réformes électorales qui sont à l’origine de la crise actuelle n’auraient jamais dû franchir le seuil de l’Assemblée nationale. En effet, nous venons de voir qu’à la lumière du préambule de la Constitution de 1990, elles sont anticonstitutionnelles et ne répondent qu’aux ambitions personnelles de Patrice Talon.Elles s’inspirent de la logique qu’il nous a lui-même cyniquement annoncée dès le commencement. Il s’agit de son credo de gouvernance. Voici in extenso ce qu’a proclamé celui qui se prenait déjà pour un prince :
    « Ce qui permet à un prince d’être réélu avec assurance, ce qui assure la réélection d’un président, ce n’est pas son mandat, ce n’est pas son résultat, c’est la manière dont il tient les grands électeurs, c’est la manière dont il tient tout le monde, c’est la manière dont personne n’est capable de lui tenir tête, d’être compétiteur contre lui. Quand vous n’avez pas de compétiteur, vous avez beau être mauvais, vous serez réélu ». Une cuvée estampillée tropicale sortie tout droit du machiavélisme !
    Et nous y voici : Talon ne veut pas voir de compétiteurs dans son royaume. Et malgré les promesses de la « détermination (inscrite dans) la Constitution de créer un Etat de droit et de démocratie pluraliste, dans lequel les droits fondamentaux de l’homme, les libertés publiques, la dignité de la personne humaine et la justice sont garantis, protégés et promus », il organise des législatives exclusives auxquelles ne doivent participés que les deux partis qu’il a créés.
    Pour les besoins de sa cause, toujours pour écraser tous les compétiteurs sur son chemin, il a de toutes pièces créer une cour d’exception, la CRIET, qui condamne et emprisonne tout potentiel compétiteur. Et cette CRIET est devenue la honte du Bénin à l’international. En effet, elle a déjà perdu dans les deux affaires qu’elle a concoctées et qui ont été portées devant les juridictions internationales. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les confidences de Maître Marc Bensimhon, avocat de Sébastien Adjavon, et le réquisitoire du Procureur de la République près l’Audience nationale de Madrid concernant la demande d’extradition de Komi Koutché. La gouvernance de Patrice Talon n’augure rien de bon pour le Bénin.

    Tout le monde reconnaît que les réformes électorales initiées par Patrice Talon sont un fiasco total pour la vie sociopolitique du Bénin. Elles sont attentatoires à la démocratie béninoise. Pourquoi? – Parce qu’elles sont tout simplement anticonstitutionnelles.
    En effet, dans le préambule de la Constitution de 1990, c’est un cri, un hurlement que les pères de la Constitution de 1990 ont poussés pour mettre en garde contre tout ce à quoi nous assistons aujourd’hui :
    «NOUS, PEUPLE BENINOIS, …- Affirmons solennellement notre détermination par la présente Constitution de créer un Etat de droit et de démocratie pluraliste, dans lequel les droits fondamentaux de l’Homme, les libertés publiques, la dignité de la personne humaine et la justice sont garantis, protégés et promus comme la condition nécessaire au développement véritable et harmonieux de chaque Béninois tant dans sa dimension temporelle, culturelle, que spirituelle… ».
    C’est clair, c’est net, c’est précis. Les principes qui fondent la démocratie béninoise sont énumérés dans le préambule de la Constitution de 1990.
    Malheureusement à y regarder de près, nulle part n’apparaissent dans la gouvernance de Patrice Talon l’État de droit, la démocratie pluraliste, les libertés publiques, la justice et la dignité de la personne humaine. Patrice Talon a donc déjà violé la Constitution de la République du Bénin.
    Et il n’en démord pas. Tout est élaboré à partir de son credo de gouvernance, de cette logique qu’il nous a lui-même cyniquement annoncée dès le commencement :
    « Ce qui permet à un prince d’être réélu avec assurance, ce qui assure la réélection d’un président, ce n’est pas son mandat, ce n’est pas son résultat, c’est la manière dont il tient les grands électeurs, c’est la manière dont il tient tout le monde, c’est la manière dont personne n’est capable de lui tenir tête, d’être compétiteur contre lui. Quand vous n’avez pas de compétiteur, vous avez beau être mauvais, vous serez réélu ».
    Une cuvée estampillée tropicale sortie tout droit du machiavélisme, la négation de l’essence même de la démocratie! La voie est désormais ouverte à toutes les aventures.
    La gouvernance de Patrice Talon, «sa «manière dont il tient tout le monde, sa manière dont personne n’est capable de lui tenir tête, d’être compétiteur contre lui», ce sont les chars dans les rues, et des menaces de tout genre pour museler le peuple fatigué de tant de parjure et de tant de trahison.
    Et nous y voilà : le compétiteur-né ne veut pas voir de compétiteurs dans son royaume. Désormais, à la radio comme à la télévision, les paisibles citoyens béninois n’ont droit qu’à des réthoriques alambiquées et à toutes sortes de contorsions oratoires funestes pour les empêcher de choisir librement leurs représentants.
    Ainsi, des législatives non inclusives auxquelles ne doivent participer que les deux partis jumeaux qu’il a créés et qui nous ramènent au parti unique déguisé auront bien lieu le 28 Avril 2019, n’en déplaise à tous les empêcheurs de tourner en rond qui appellent au pluralisme démocratique et à la préservation des acquis démocratiques au Bénin. Nous sommes désormais dans un royaume. Et tant pis pour tous ceux qui n’ont pas encore compris!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

You cannot copy content of this page