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Le triomphe de la vérité

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Anique Djimadja, membre de l’Union Progressiste, invitée de «Sous l’arbre à palabres»: «Le Président Talon n’a fait que poser des actes forts depuis 2016»


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  Membre du parti Union progressiste, Anique Djimadja, la directrice de l’agence Oracle communication est l’invitée N°117 de  « Sous l’arbre à palabres » du quotidien l’Evénement Précis. Au cours de cet entretien réalisé dans les locaux du journal, plusieurs sujets brûlants de l’actualité nationale ont été débattus au nombre desquels la question du positionnement sur la liste du parti. Sur la question, elle a d’abord rassuré ses interlocuteurs que la relation entre les membres du parti est au beau fixe avant de faire observer qu’elle est consciente du problème évoqué. « Nous sommes conscients du problème de positionnement. C’est inhérent à toute campagne électorale et cela fait partie du jeu électoral », a-t-elle expliqué. Quant au sujet relatif au rejet du dossier du parti, l’invitée de « Sous l’arbre à palabres » a souligné qu’il s’agit d’observations faites relativement à quelques pièces fournies par certains membres fondateurs du parti. Il ressort de ses explications que les concernés sont à pied d’œuvre pour corriger cet état de chose. Elle a par ailleurs, levé toute équivoque sur la polémique autour du trio dirigeant le parti dont elle est membre. «  Il n’y a personne qui gère le parti l’Union progressiste. Le parti appartient d’abord aux militants », a-t-elle martelé, ajoutant qu’au niveau de l’Union, il y a deux instances dirigeantes à savoir le bureau politique et la direction exécutive nationale. La représentativité des femmes sur la liste des prochaines législatives, l’état des lieux de la lutte contre la corruption sous le régime du président Patrice Talon et les nombreuses réformes engagées par celui-ci depuis son accession à la tête du pays ont également fait objet de discussion entre les journalistes et l’invitée. Auteure du livre «Pascal I. Koupaki, l’énigme » sorti le mois dernier, Anique Djimadja est également revenue sur les raisons qui ont motivé la publication de cet ouvrage qu’elle a écrit pour lever un coin de voile sur l’expérience électorale vécue aux côtés du ministre Pascal I. Koupaki lors de la présidentielle de 2016.

Et si on en parlait

Vous êtes membre de l’Union Progressiste, un grand parti né il y a à peine deux mois. Dites-nous comment se porte-t-il aujourd’hui ?

Merci de reconnaître que c’est un grand parti, en tout cas, c’est notre ambition, d’être le plus grand parti du Bénin. Comme  vous le savez, l’Union Progressiste depuis sa création poursuit sereinement son calendrier d’activités. En bon observateur, vous devez avoir constaté notre forte présence sur le terrain à des rencontres avec les populations à la base. Tout ceci s’inscrit dans le planning des activités retenues par le Bureau Politique pour une meilleure appropriation non seulement des actes du congrès constitutif mais aussi des textes fondamentaux et des attributs du parti.  Vous savez très bien qu’avec la réforme du système partisan, l’Union Progressiste même si elle est composée d’anciens partis et mouvements politiques est un nouveau parti et en tant que tel, il devient nécessaire que les populations, les militants et les adhérents puissent  s’habituer à ses attributs.  C’est pour ça qu’au lendemain du congrès constitutif, nous avons entamé une vaste campagne de restitution et de vulgarisation des actes fondamentaux du congrès, des textes qui régissent le parti. Actuellement, nous sommes en train de faire une campagne d’adhésion puisque c’est un nouveau parti, il faut des militants, il faut des adhérents, il faut des sympathisants. Donc, pour ça, nous allons à la rencontre des populations à la base, leur expliquer qui nous sommes, quelles sont nos valeurs, quels sont nos idéaux ? C’est un bel exercice et je puis vous assurer que l’Union Progressiste se porte très bien.

 

Alors, on constate que sur le terrain, aux côtés de l’Union Progressiste, il y a son frère jumeau, le Bloc Républicain. La question de positionnement se pose et ça bouillonne dans les deux camps. Dites-nous comment l’Union Progressiste se prépare pour les positionnements ?

Ben, écoutez, il est vrai que les élections sont prévues pour le mois d’avril, mais ce n’est pas une surprise. Donc, c’est tout à fait normal que chacune des chapelles commence par affûter ses armes. Au niveau de l’Union Progressiste, nous faisons pareil. La question de positionnement, est inhérente à toute campagne électorale et cela fait partie du jeu.  Il reviendra à chaque parti de gérer cette question-là en fonction des critères ou des paramètres déterminants d’accord ? Mais une chose est fondamentale, c’est la mobilisation à la base qui va déterminer les positionnements.

 

Beaucoup prévoient une guerre farouche entre les deux partis frères, après les positionnements. On se demande comment vous pensez gérer ce défi ?

Est-ce qu’entre frères, il est nécessaire de se faire la guerre ? Je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’en arriver à une guerre farouche et notre pays n’a pas besoin de ça. Vous le savez, l’Union Progressiste et le Bloc Républicain sont deux grands partis de la mouvance qui soutiennent les actions du chef de l’Etat. De ce fait, ils n’ont aucun intérêt à se combattre. L’ennemi n’est pas dans la famille. Il est vrai que sur le terrain ce sont des adversaires mais le combat sera beaucoup plus un combat d’idées, une démonstration de force sur le terrain. Chacun va devoir montrer sa capacité à ratisser large, de sorte qu’au soir du 28 avril le chef de famille, le Président Patrice Talon puisse apprécier les efforts consentis de part et d’autre.

 

Vous parlez de mobilisation de la base alors que les amis d’en face dénoncent une  campagne électorale précoce. Qu’en dites-vous ?

Non et non. Nous aimons trouver des problèmes là où il n’y en a pas. Ce n’est pas une campagne électorale précoce. Il ne faut pas oublier le contexte dans lequel les deux blocs sont nés. Quand est-ce qu’on a voté la charte des partis politiques ? Quand je prends l’exemple de l’Union Progressiste, vous convenez avec moi qu’elle a été créée le 1er décembre 2018, donc pratiquement à la veille des élections. C’est un nouveau parti avec de nouveaux textes et de nouveaux attributs ; quoi qu’on dise, il me paraît normal et judicieux que les populations, les militants et sympathisants, s’approprient les attributs de ce nouveau parti. Et ceci ne peut se faire qu’à travers des séances de vulgarisation, de restitution et d’explication de ces textes et attributs du parti.

 

Mais est-ce que pour cela, on a besoin des tee-shirts à l’effigie du parti, des casquettes, et autres gadgets. On a franchement l’impression que c’est une campagne précoce.

Non il ne faut pas prendre quelques cas d’exception pour en faire une règle générale. Vous avez déjà assisté à un meeting UP où tout le monde était en T-shirt brandé ? Non, nous savons bien que la loi l’interdit. Toutefois, certains supports de visibilité et non de propagande ont été conçus à titre pédagogique pour montrer le logo, les éléments qui le composent, les couleurs dominantes, le slogan etc., et ceci est tout à fait normal. Si les populations n’identifient pas clairement leur parti il pourrait y avoir confusion le 28 avril prochain. Donc c’est un préalable indispensable.

 

Que dites-vous du ministère de l’Intérieur qui a exigé des compléments de dossier à tous les partis?

Le ministère de l’Intérieur est dans son rôle. Il revient aux partis de reprendre les dossiers et de s’assurer de leur conformité afin de les transmettre à nouveau.

 

On sait que le ministre de l’Intérieur est le responsable à la communication de l’Union Progressiste. Alors pourquoi n’a-t-il pas aidé le parti  pour éviter un tel rejet ?

Ce n’est pas son rôle. C’est d’abord la responsabilité des responsables des différents mouvements et partis membres qui composent l’Union progressiste. Mais je crois que les dispositions pour régulariser tout ceci sont en train d’être prises.

 

A cette heure précise du rejet, vous pensez que vous pouvez régulariser  avant l’échéance?

Rassurez-vous, il n’y a pas d’inquiétude à se faire de ce point de vue

 

Pour qui le chef de l’État penchera selon vous entre l’Union Progressiste et le parti Républicain ?

Sourire…Je pense que c’est une question qui mérite d’être posée au chef de l’Etat. Il est le seul capable d’y répondre convenablement. Sérieusement… Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de vous abstenir de faire un choix entre deux de vos enfants qui ambitionnent la même chose en tant que père de famille ?

 

C’est souvent difficile….

Oui mais en bon père de famille, c’est à vous de trouver l’attitude idéale qu’il faut n’est-ce pas ?  Etant progressiste, je souhaiterais que le chef de l’État soit progressiste. Si vous posez la même question à un Républicain, il vous dira la même chose. Donc il n’est pas nécessaire de savoir s’il est Progressiste ou Républicain. Le plus important, c’est qu’au soir du 28 avril, il puisse avoir une majorité confortable pouvant lui permettre de bien réaliser son programme d’action.

 

Mais ce qui est paradoxal, c’est le même chef de l’État qui prône un nouveau système partisan et qui souhaite que les gens soient identifiables à un seul parti ?

Ce n’est pas nécessaire que le chef de l’État soit membre d’un parti. C’est le Président de tous les béninois qu’ils soient de la mouvance ou de l’opposition. Il a sa vision, il a son programme d’action qu’il met en œuvre. Il n’a pas eu besoin d’un parti avant de venir au pouvoir. Pourquoi veut-on maintenant qu’il affiche sa position ou qu’il devienne membre d’un parti ? Qu’il soit membre d’un parti ou pas, il exécutera son  Programme d’action. Je pense que ce qui est important et sur lequel il faut mettre l’accent, c’est que les blocs qui sont constitués aujourd’hui autour de lui travaillent effectivement à lui assurer une majorité confortable.

 

Avec une impopularité sur le terrain?

L’impopularité sur le terrain: c’est de quel point de vue? Avez-vous fait un sondage d’opinion ? Il ne faut pas se baser sur des rumeurs ou les manœuvres d’intoxication organisées ça et là par des gens qui n’ont pas pu faire grand-chose en leur temps et qui ont laissé suffisamment de casseroles. Le Gouvernement a son bilan à mi-parcours qui parle de lui-même. Nous sommes sur le terrain et les retours que nous avons sont plutôt encourageants. Si  vous voulez parler des réformes qui sont engagées, on ne fait pas d’omelettes sans casser les œufs. Mais, in fine, ce qui compte c’est le bien-être de la population. Et je pense qu’il faut alors encourager le chef de l’État dans ce sens.

 

Êtes-vous sereine  à propos des résultats du 28 avril prochain?

Sereine et optimiste. Parce que comme je vous l’ai dit, nous sommes tout le temps sur le terrain, contrairement à ce qui est vilipendé sur les réseaux sociaux. Nous sommes en contact permanent avec les populations et nous défendons le bilan du chef de l’État qui est un bilan positif, quoi qu’on dise. Il y a beaucoup de projets qui sont mis en œuvre. Vous allez voir au soir du 28 avril, la tendance qui sera dégagée. Je peux vous assurer que ce sera favorable au chef de l’État.

 

Vous êtes sereine alors que vos rivaux s’échinent pour aller chercher leur quitus fiscal?

C’est tout à fait normal. Le quitus fiscal fait partie des pièces à fournir. Il faut s’assurer de remplir tous les critères avant de se lancer dans cette aventure.

 

Pourquoi un faible taux de femmes engagées dans l’Union Progressiste ?

Pourquoi dans l’Union Progressiste ? D’abord c’est un fait général. La question de la représentativité des femmes dans les instances politiques n’est pas spécifique au Bénin.  C’est dans la sous-région, c’est en Afrique, et cela est lié à nos pesanteurs sociologiques. Un exemple. Combien de femmes y a-t-il dans l’effectif du personnel de votre journal? Et pourtant c’est un journal. Ce n’est pas un parti politique. C’est pour vous dire que c’est une préoccupation majeure à laquelle nous devons trouver des solutions.  Pour revenir à votre question, au niveau de l’Union Progressiste, il y a deux instances provisoires de décision. Nous avons le Bureau politique et la Direction exécutive nationale. Au niveau du BP, il y a 5 femmes contre 02 au niveau de la Direction exécutive nationale. Mais je dis que ce sont des instances provisoires. Il reviendra aux femmes de travailler et de bousculer les choses pour inverser la tendance au congrès prochain. Parce que c’est au congrès prochain que les vrais responsables qui vont diriger le parti seront élus par les militants. Donc, il revient aux femmes de commencer par travailler dès  maintenant pour inverser la tendance.

 

Est-ce qu’à l’occasion des prochaines législatives, des femmes seront  massivement positionnées?

Je pense que c’est la qualité qu’il faut viser d’abord. Il ne sert à rien d’amener des femmes sur une liste qui à terme ne sera pas productive. C’est la qualité qu’il faut rechercher et je sais qu’au niveau de l’Union Progressiste, il y a des femmes qui méritent d’être sur les listes. Quand les listes seront disponibles, on avisera.

 

Serez-vous sur une liste pour les prochaines législatives ?

Au moment opportun, vous le saurez.

 

Comment arrivez-vous à camarader au sein de l’UP avec autant de ministres ?

Dans l’Union Progressiste, on est tous membre. Chacun vient avec son titre mais quand on entre dans le parti, nous sommes tous des militants. Que vous soyez ministre, directeur ou préfet, quand vous arrivez au sein de l’Union, vous êtes tous membres. Vous êtes traité au même pied d’égalité. Vous ne pouvez pas vous prévaloir de votre titre et imposer votre point de vue. Les débats d’idées se font en toute camaraderie et dans le respect mutuel. C’est vrai que nous sommes de partis et mouvements différents, et nous expérimentons le  vivre ensemble. Mais l’objectif que nous visons c’est d’arriver à mettre en place le plus grand parti. Et pour cela, l’entente et la fraternité sont indispensables.

 

Comment vivez-vous la disparition des anciennes formations politiques auquel nous assistons ?

Nous nous sommes tous conformés aux exigences de la réforme du système partisan. Nous avons décidé de faire ce choix et nous l’assumons. Il faut regarder de l’avant. Aujourd’hui, il n’y a plus de RB, ni de RNC. J’ai été membre du RNC. J’ai porté pendant longtemps les valeurs du RNC. Je suis fière d’avoir été membre du RNC, mais aujourd’hui, j’ai apporté les valeurs du RNC à l’Union Progressiste autant que d’autres partis ont apporté leur savoir-faire, leurs valeurs et nous mettons tout cela ensemble pour construire quelque chose de durable. C’est le plus important.

 

Qui gère concrètement l’UP ou c’est un monstre à trois têtes ?

Il n’y a personne qui gère l’Union Progressiste. Le parti appartient d’abord aux militants. Maintenant, dans toute organisation, il faut une instance qui dirige et qui impulse la dynamique au grand groupe. Au niveau de l’Union Progressiste, je l’ai dit tantôt, il y a deux instances dirigeantes. Donc, il n’y a pas de monstre à trois têtes et chacun joue son rôle avec son cahier de charge. Pourquoi voir alors derrière ce trio dirigeant, un monstre à trois têtes ? Non, pas du tout. Ce sont des expériences qui sont mises ensemble pour construire quelque chose de durable.

 

Parlez-nous un peu de l’ouvrage  Pascal I. Koupaki. L’énigme, que vous avez récemment lancé.

C’est d’abord le partage d’une expérience vécue qui m’a motivée. J’ai vécu aux côtés de Pascal I. Koupaki, une expérience électorale extraordinaire et j’ai estimé qu’il était nécessaire de partager cette expérience-là. La deuxième raison est que l’homme m’a intéressée à plus d’un titre justement pour les mêmes raisons qu’il intéresse l’opinion publique. Aujourd’hui, quoi qu’on dise, la seule évocation du nom de Pascal Irénée Koupaki suscite beaucoup de polémiques. Donc, en tant que citoyenne et militante, j’ai voulu cerner un peu la personnalité de l’homme. Je pense que le titre que j’ai donné à cet ouvrage correspond bien à la personnalité du personnage principal.

 

Quelle image retenez-vous alors de cet homme ?

Je retiens l’image d’un homme de silence, de grande écoute et de résultat, rigoureux et exigeant vis-à-vis de lui-même et des autres.

 

Comment expliquez-vous alors son échec à la présidentielle de 2016, en dépit de toutes ses qualités ?

Une élection présidentielle n’est pas un concours où ce sont les plus brillants qui tirent leur épingle du jeu. C’est plus compliqué et plus délicat. Il y a beaucoup de paramètres qui entrent en ligne de compte quand il s’agit d’une campagne électorale de cette envergure. Mais le constat est général est que les béninois n’ont pas un modèle d’homme politique comme repère pouvant déterminer leur choix.  Aujourd’hui et pour longtemps encore peut être l’argent restera le seul repère. Ce qui est dommage parce que rien de vraiment durable ne peut se faire sans vision. Je pense tout simplement que PIK était en avance sur son temps.

 

Quel enseignement tirez-vous du procès ICC Services qui vient de donner son verdict ?

C’est d’abord un ouf de soulagement pour les victimes, pour les coupables parce qu’ils sont désormais fixés sur leur sort et aussi pour l’opinion publique. La médiatisation de ce procès est pédagogique de mon point de vue. Au moins cela a permis aux citoyens de mieux comprendre et d’avoir assez d’éléments sur cette affaire qui a trop duré. Au-delà de tout, ce procès nous interpelle tous autant que nous sommes et confirme que l’enfer est pavé de bonnes intentions. J’ai fait aussi la lecture d’une volonté manifeste à maints égards que certains qui se noient voudraient bien l’être avec d’autres. Je tire la conclusion qu’il est important de célébrer les hommes valeurs qui ont résisté à la grande tentation. Si des magistrats de haut rang en arrivent à trébucher malgré leur maitrise du Droit, la sensibilisation et la conscientisation doivent être une tâche quotidienne de tout le monde.

 

Quelle appréciation faites-vous à propos de comment le président Talon mène la lutte contre la corruption ? 

Le gouvernement de Patrice Talon joue son rôle parce que la corruption est un fléau qu’il faut combattre. Et tout gouvernement doit mettre en place une politique de lutte contre la corruption. Il faut qu’on évite dans ce pays de voir derrière les actes de répression des crimes économiques, une sorte de chasse aux sorcières. Nous ne pouvons pas continuer à nous plaindre de l’impunité.

 

D’aucuns estiment qu’il y a des acteurs dans la mouvance qui ont géré des dossiers sous l’ancien régime, des dossiers qui ne sont pas très clairs… ? 

Ceux qui le disent n’ont qu’à le prouver. Parce que cela ne sert à rien de colporter des ragots. Je veux bien m’en tenir aux faits. Je ne suis pas là pour confirmer ou infirmer les rumeurs. Ce que je sais, c’est que le Gouvernement attache du prix à la lutte contre la corruption et nous devons l’encourager dans ce sens.

 

Quels sont à vos yeux, les actes forts posés par le régime actuel depuis son avènement ?

Je pense que depuis son accession au pouvoir le président Patrice Talon n’a fait que poser des actes forts puisque c’est un homme de réforme. De façon générale, je peux citer l’effort dans l’assainissement des finances publiques avec déjà la réduction du train de vie de l’État, l’effectivité de la réforme du système partisan, la désignation des chefs-lieux de départements, la création de la police républicaine, le rapatriement de nos objets culturels qui étaient bien gardés dans les musées du Nord, la réforme dans le système éducatif, la généralisation des cantines scolaires, la séparation entre l’exercice en clientèle privée et public par les médecins, la lutte contre les faux médicaments… Je peux en citer d’autres. Il faut reconnaître que le chef de l’État n’a fait que poser des actes forts depuis son avènement au pouvoir.  C’est un homme de vision et de résultats.

 

Il n’y a rien que vous reprochez à Talon depuis qu’il est là ?   

Je suis de l’Union Progressiste, parti de la mouvance et en tant que telle je soutiens les actions du chef de l’État. Les réformes ont toujours un goût un peu amer au démarrage ou dans leur mise en œuvre parce qu’elles induisent un changement, elles bousculent des habitudes. Mais on ne fait pas d’omelettes sans casser les œufs. Le développement à un prix que tout le monde doit payer. Nous avons la chance d’avoir un homme qui a de l’ambition pour ce pays, et il est de notre devoir de l’accompagner et de le soutenir.

 

Cela fait trois ans déjà que nous serrons les ceintures. A quand le bonheur ?

Le bonheur se construit au quotidien et sur la durée. Nous allons laisser le temps au chef de l’État. De toutes les façons, le Programme d’actions du Gouvernement est en train d’être mis en œuvre et dans deux ans, puisque nous sommes en 2019, nous allons faire le bilan.

 

CARTE D’IDENTITÉ: Communicatrice dans l’âme

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Anique Djimadja est faite pour la communication. « Quand j’étais petite, se souvient-elle, je me plaisais bien à m’amuser devant le miroir pour présenter le journal télévisé.   Michelle Badarou, Marie-Constance Egbo Glèlè, Annick Balley, sont des figures qui ont développé en moi, l’envie de faire la presse audiovisuelle. » Ce n’est donc pas étonnant qu’à la fin de ses études universitaires, qu’elle atterrisse dans les médias.    Elle commence donc par le quotidien « Le Journal » où elle a été respectivement chef desk culture-société, secrétaire de rédaction et rédactrice en chef adjointe. Ensuite, ce fut le tour de « Vérité Hebdo », hebdomadaire dans lequel elle faisait ses armes lorsqu’elle est recrutée comme chargée de communication par le Programme d’actions pour la Promotion de la Bonne Gouvernance, un Programme triennal du PNUD.  A la fin du programme, c’est l’Organisation Néerlandaise de Développement, SNV qui la recrute. Elle se tourne plus tard vers une agence de communication, AG Partners, où elle fait dix ans. « Après toutes ces expériences, j’ai estimé que j’avais les armes qu’il fallait pour me prendre en charge. C’est là que j’ai créé mon agence en 2013 », affirme-t-elle. Anique Djimadja sera membre de la cellule de communication du candidat Pascal Irénée Koupaki en 2016. Elle sera d’ailleurs auteur d’une biographie de l’actuel ministre d’État secrétaire général du gouvernement, biographie parue le 24 janvier 2019 aux Éditions Plurielles. Mais qui donc est-elle ?

Née à Angaradebou, commune de Kandi en 1977, Anique Djimadja fait l’essentiel de sa scolarité à Cotonou. Elle décroche son CEFEB en 1987 à l’EPP Gbégamey Sud, puis le BEPC et le BAC série A2 au Collège Notre Dame en 1996.  A l’université, elle fait une maitrise en Sociologie-Anthropologie qu’elle complètera plus tard  par un Master 2 en Communication International et Relations Publiques et un autre en Management de Projets.  « De tout ce parcours, je n’ai pas eu de souvenir malheureux. Mais plutôt des expériences ». Même si elle garde au fond d’elle une douleur profonde du décès d’un être cher  il y a à peine un an, elle regarde l’avenir avec l’optimisme d’une femme battante, en vraie Nan d’Abomey.

 

INTIMITÉ: « Je n’abuse de rien »

Mère de deux filles et d’un garçon, Anique Djimadja reste attachée au modèle de vie inculqué par son père. « Il nous a inculqués très tôt l’indépendance et le goût de l’application au travail », dit-elle. Mère poule, elle consacre la plupart de son temps à ses enfants. Femme de rigueur, elle a réussi à bâtir une réputation solide sur le plan professionnel dans le milieu très difficile des agences de communication.  Son crédo, « derrière chaque obstacle, se trouve une opportunité ». Si vous l’invitez à table, elle adorera la pâte noire avec la sauce légume bien faite, pas forcément le « man tindjan ». « Je peux manger ça du 1er jusqu’au 31 », avoue-t-elle. Elle ne déteste pas non plus les pommes de terre sautées avec le filet de poissons. Boissons ? Plutôt de l’eau, mais parfois du Coca quand il fait chaud, ou accessoirement les dimanches, un verre de vin pour se faire plaisir. Elle ne refuse jamais une petite part de la crème caramel communément appelée gâteau flanc.  Côté sport, elle préfère la gymnastique, même si elle ne la pratique pas souvent.  Comment maintient-elle sa ligne ? Sans grand effort « je n’abuse de rien du tout » confie-t-elle. Et pour ses loisirs, elle adore faire le shopping, chanter, danser, pour se défouler.  Elle a été d’ailleurs chanteuse principale dans l’orchestre  des étudiants les Kasseurs.

La Rédaction

 

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