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Le triomphe de la vérité

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Congrès extraordinaire de l’Union sociale libérale: Les leaders de l’opposition soutiennent l’Usl pour faire échec aux blocs de Talon


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L’Union sociale libérale (Usl) a organisé le samedi 15 décembre au siège du parti la Renaissance du Bénin (Rb) à Cotonou, un congrès extraordinaire. Y ont pris part, plusieurs leaders de l’opposition dont, le président d’honneur de la Rb, Nicéphore Soglo et son épouse Rosine, le premier vice-président de l’Assemblée nationale Éric Houndété représentant le parti Force clé, une délégation des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) conduite par Eugène Azatassou et Théophile Yarou, le Parti communiste du Bénin (Pcb) représenté par Philippe Noudjénoumé, et bien d’autres personnalités. Au cours de cette grand-messe, les opposants au régime en place ont réaffirmé leur engagement à consolider leur amitié et à ne ménager aucun effort pour faire échec aux blocs de la mouvance présidentielle. « Le parti Force cauris pour un Bénin émergent est résolument dans l’opposition. Nous sommes opposés à la vision qu’a le pouvoir de la rupture pour le développement du Bénin. Nous avons dénoncé cette vision du capitalisme primitif, enrichissant un clan et ne faisant aucun cas de l’épanouissement de l’homme », a martelé le secrétaire exécutif national des Fcbe, Théophile Yarou. Il a saisi l’occasion pour dénoncer une gouvernance ancrée sur « la destruction des acquis démocratiques et sociaux, la vassalisation des institutions de la République, le musellement de la presse, la chasse à l’homme, surtout opposant, sous de fallacieux prétextes, les délits d’opinion, l’acharnement contre les opérateurs économiques non membres du clan au pouvoir, la vassalisation de l’appareil judiciaire avec la création de la Criet », et bien d’autres. Pour lui, le Parlement de la huitième législature doit être « un parlement de contre-pouvoir, un parlement qui assure le contrôle de l’action gouvernementale et parlement qui met fin aux lois drones et liberticides ». Le premier secrétaire du Pcb, Philippe Noudjènoumè n’a pas manqué de rappeler à tous leur mission de « rester unis face au pouvoir de la rupture » et de faire de la 8ème législature, celle capable de réconcilier les fils et filles du Bénin pour un vivre ensemble, de recoudre le tissu social et de sauver la patrie ». A son tour, le président d’honneur de la Rb, Nicéphore Soglo, a exprimé sa gratitude aux chefs et représentants des partis patriotiques amis, notamment l’Usl, pour avoir mis la patrie à l’honneur. Pour lui, cette mobilisation représente un acte fort auquel doivent se joindre les populations béninoises « pour mettre un terme au pillage des ressources, à la terreur, à l’oppression, au despotisme, et œuvrer pour bâtir une société de tolérance, de pardon, du respect de la valeur et de la dignité humaine, du brassage et du dialogue interculturel ». Pour les législatives à venir, les ténors de l’opposition entendent tout mettre en œuvre pour la conception d’une liste unique afin de faire échec aux blocs de Talon.

Guy Mitokpè appelle à « l’unification des forces de l’opposition »

La grand-messe de l’Usl qui a mobilisé un parterre de personnalités en désamour avec le pouvoir Talon a enregistré des absences. On peut citer celle du leader charismatique des Fcbe, l’ancien chef de l’Etat Boni Yayi, et celle du président du parti « Restaurer l’espoir », Candide Azannaï. Une fausse note qui porte à croire que l’opposition pourrait aller en rangs dispersés aux prochaines législatives. Ce qui n’est pas du goût de Guy Mitokpè, député membre du parti Restaurer l’espoir, qui a exprimé son désarroi sur les réseaux sociaux et plaidé pour la constitution d’un véritable bloc uni de l’opposition. « Ni Usl (avec son recrutement), ni les Fcbe, ni même Restaurer l’espoir ne sauraient incarner l’opposition aux prochaines élections législatives. La meilleure incarnation de l’opposition aux législatives de 2019 doit être une opposition unifiée avec un logo et un nom consensuels…C’est ce que je crois et je crois que c’est ce que demande le peuple…», a-t-il déclaré sur son compte Facebook.

Réalisation: Rastel DAN

Allocution du Président Nicéphore SOGLO Au Congrès de l’USL

Au siège de la Renaissance du Bénin (RB) à Kouhounou – Cotonou, le 15 Décembre 2018

Béninoises, Béninois,
Honorables Représentants des partis nationalistes du Bénin,
Distingués Personnalités, dans vos rangs, grades et qualités respectifs,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Je suis heureux de vous accueillir dans le temple du plus grand parti nationaliste du Bénin, depuis la balkanisation de l’AOF, la Renaissance du Bénin.
Nos résultats spectaculaires en moins de six ans dans les domaines financier, économique et culturel nous ont valu la jalousie sinon la haine des gouvernements à la solde de l’étranger. Et celui de la ‘’Rupture’’, l’un des plus rétrogrades du continent, ne déroge pas à la règle.
Il a utilisé, comme à son habitude, la corruption lors d’un prétendu congrès extraordinaire, le samedi 27 octobre 2018, pour essayer de s’approprier les attributs de la Renaissance du Bénin qui fait tant envie.
La finalité de cette grotesque tentative d’escroquerie est claire : écarter, à la veille des élections législative, municipale et communale, le plus grand parti du Bénin. C’est une imposture et un signe de désarroi. Car, en ce début de 21ème siècle, il n’est plus possible de restaurer le parti et la pensée unique dont les ravages ont conduit chez nous, à l’historique Conférence des forces vives de la nation de février 1990.
Je remercie donc du fond du cœur, les Chefs et Représentants des partis patriotiques amis, l’USL en tête, d’avoir mis la patrie au dessus de toutes les tracasseries, la tyrannie d’un gouvernement aux abois, vomi par le peuple. C’est la raison de notre présence ici ce jour et notre porte est ouverte à toutes les bonnes volontés, à toutes les énergies, car il faut laisser de côté les contradictions secondaires pour s’attaquer à la contradiction principale.

Honorables Représentants des partis nationalistes du Bénin,
Distingués Personnalités, dans vos rangs, grades et qualités respectifs,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
Je me rappelle comme si c’était hier, avoir sauvé de la prison, il y a quelques années, un parent, connu aujourd’hui hélas, non seulement comme un véritable champion de la corruption, mais aussi, de la ruse et de la rage. La grand-mère de sa femme est née VIEYRA, de la famille de mon épouse. C’est pourquoi il a eu la chance, grâce à l’intervention de mon Ministre d’Etat, Désiré VIEYRA, de figurer dans la liste des dix fournisseurs d’engrais et d’insecticides de la SONAPRA quand j’ai nationalisé dans le cadre de la privatisation imposé par le FMI, la filiale de la Compagnie Française Des Textiles (CFDT). C’était le deuxième exportateur de coton dans le monde après les Etats Unis d’Amérique.
Pour clore ce chapitre, le mariage de mon fils aîné Léhady V. SOGLO en 1992, avec une réception à l’hôtel SHERATON de Cotonou, en présence des anciens Chefs d’Etats du Bénin, du Président Félix HOUPHOUET BOIGNI de la Côte d’Ivoire, parrain du mariage (la mariée étant la petite fille du Gouverneur LATRILLE son bienfaiteur), de Blaise COMPAORE etc, s’est achevé à Akpakpa au domicile de ce parent. Ajoutons enfin, que sa femme et lui, sont les parrain et marraine de Mawéna, la fille de mon second fils, Galiou SOGLO.
Il avait ensuite, il y a quelques années, sollicité mon aide à Boulogne en France, ayant fuit sa patrie, parce que sa vie disait-il, était en danger à cause de sa farouche opposition à la révision de la constitution de notre pays issue de la conférence nationale souveraine de février 1990. Je ne regrette pas encore aujourd’hui de l’avoir aidé. Car, un bienfait n’est jamais perdu.
Les autorités françaises qui m’ont aidé et qui sont encore en vie, suivent avec sidération ce qui se passe dans notre pays. Car, ce personnage a hélas, enfin montré à notre peuple, son vrai visage. Mais, je reste persuadé, comme le dit un proverbe de chez nous, que l’heure de Dieu est toujours la meilleure. Mais Dieu a besoin des hommes, et surtout, une fois de plus, de nos vaillantes amazones. Elles ne mettront plus, j’en suis sûr, comme le dit notre grand chanteur Stan TOHON, leurs misères dans l’urne pour de l’argent mal acquis et sans lendemain. Chat échaudé, craint l’eau froide.

Honorables Représentants des partis nationalistes du Bénin,
Distingués Personnalités, dans vos rangs, grades et qualités respectifs,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
Nous allons, grâce à Dieu, Allah, les mânes de nos ancêtres, sortir plus forts de cette épreuve ; car nous allons vers la terre promise. Il nous faut pour cela :
• Sortir enfin du piège de la politique ‘’diviser pour régner’’ qui à conduit à l’extermination des Indiens d’Amérique du Nord ;
• Trouver l’occasion d’une journée commémorative pour faire enfin une lecture honnête, scientifique, positive de notre tragique et douloureux passé jalonné par la traite négrière, la plus longue et plus grande déportation de l’histoire, la balkanisation du continent consacrée en 1885 au Congrès de Berlin afin de capitaliser tous ces acquis pour la Renaissance d’une Afrique Noire unie et solidaire.
Car malheureusement, de nombreux cadres formés à l’étranger, continuent pour des raisons bassement financière, politique et sociale d’être les bras armés, des mensonges vivants comme l’a si bien dit le philosophe français, Jean-Paul SARTRE, dans sa célèbre préface du livre culte de Frantz FANON ‘’Les Damnés de la Terre’’. Ces bras armés, des sociétés négrières s’acharnent contre leurs frères et sœurs africains, contre le développement de leur continent. Ils opposent dans leur sale besogne les régions les unes aux autres, dressent leurs populations les unes contres les autres.
Mais rien ne peut plus désormais arrêter la Renaissance de l’Afrique Noire. Nous allons, en effet, résolument vers la terre promise. Il nous faut pour cela, retrouver simplement notre mémoire, comprendre l’importance de l’histoire dans le développement de notre continent et non, faire la part belle à la propagande mensongère de nos ennemis venus de l’extérieur. Nous devons libérer le berceau de l’humanité comme l’ont fait Cheikh ANTA DIOP ou KI-ZERBO, des stigmates de la rancœur, de la haine, des instincts mortifères qui ont conduit les Indiens dans des zoos humains baptisés réserves humains et les Juifs, dans des fours crématoires.
Il nous faut bâtir une société de tolérance, de pardon, d’appréciation de la valeur inestimable du vivre ensemble, du respect de la valeur et de la dignité humaine, du brassage et du dialogue interculturel.

Honorables Représentants des partis nationalistes du Bénin,
Distingués Personnalités, dans vos rangs, grades et qualités respectifs,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
Mais nous devons rester vigilants et combatifs pour sortir de l’assimilation qui cherche à détourner notre résurrection de sa trajectoire, du veau d’or que le Pape François appelle ‘’le fumier du diable’’.
C’est pour cela que cette journée est une journée historique. Nous appelons tous les patriotes de notre pays à se mobiliser pour mettre un terme au pillage de nos ressources, à la terreur, à l’oppression et au despotisme.
• ‘’Non ! à TALON TAKOUE !’’ qui réduit notre peuple à la misère et au chômage.
• ‘’Non ! à TALON TAKOUE !’’ qui fait détruire sans pitié et sans compensation les maigres ressources de revenus des déshérités de nos villes et de nos campagnes.
• ‘’Non ! à TALON TAKOUE !’’ qui détruit à Cotonou et partout ailleurs.
• ‘’Non ! à TALON TAKOUE !’’ au moment où l’explosion est un phénomène planétaire, il livre une véritable chasse aux sorcières aux maires de nos villes parce qu’il voit en eux des concurrents potentiels. Le plus célèbre chez nous, est mon fils Léhady SOGLO, Maire de la ville de Cotonou, Président de la Renaissance du Bénin, contraint à l’exil après pas moins de quatre audits financiers en moins d’un an.
• ‘’Non ! à TALON TAKOUE !’’ qui veut être heureux tout seul en ne développant la filière coton que j’avais porté à l’époque à quatre cent mille (400.000) tonnes en 1996 pour devenir, comme il me l’a avoué à Nairobi, un grand industriel du textile ; qu’importe si pendant ce temps, si nos enfants sont rendu à la misère et au chômage, à l’esclavage en Lybie ou à la mort en Méditerranée. On les abuse sur le terrain avec des emplois en trompe l’œil comme les taxis qui n’enregistrent que les clans des prédateurs au pouvoir. Ces derniers accaparent méthodiquement notre patrimoine national : les usines de coton de la SONAPRA que j’ai créées, le port autonome de Cotonou, l’achat sans appels d’offre des bâtiments nationaux.
Nous allons recenser minutieusement tous les biens mal acquis de tous les fossoyeurs de notre économie pour les restituer à notre vaillant peuple.
Enfants du Bénin debout !
Je vous remercie.

Nicéphore D. SOGLO
Ancien Président de la République
Ancien Maire de la ville de Cotonou
Vice-Président du Forum des Anciens Chefs d’Etats et de Gouvernements d’Afrique,
Créé en 2006 à Maputo sous le haut patronage de Nelson MANDELA

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