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Le triomphe de la vérité

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Lutte contre la criminalité faunique: Un présumé trafiquant arrêté à Akpakpa avec 14 kg d’ivoires


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Dans une action conjointe, la Police Judiciaire et des éléments des eaux, forêts, avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin), et chasse ont mis aux arrêts un présumé trafiquant de trophées d’éléphants. L’opération s’est déroulée  en début d’après-midi du mercredi 26 septembre 2018 à Akpakpa à Cotonou. Les deux défenses pèsent 14 kg. Ces deux pointes, il faut le préciser équivalent à au moins un majestueux éléphant abattu. Alors que l’éléphant est la toute première espèce inscrite à la catégorie A de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin, il y a des citoyens qui n’entendent pas respecter les dispositions de sa protection.  En effet, toutes les espèces de cette catégorie sont intégralement protégées. Elles ne peuvent faire objet de capture et d’abatage. Nul n’a le droit de circuler avec leurs trophées. Et l’article 154 de cette loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, punit quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Malgré ces dispositions, des individus tentent de commercialiser des trophées d’éléphants. Ces ennemis de la faune ne sont pas sans savoir qu’ils portent atteinte à la biodiversité en tuant les éléphants à cause de leurs défenses. Il faut rappeler que la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), signée à Washington le 3 mars 1973, reconnait que la faune sauvage constitue un élément irremplaçable des systèmes naturels, qui doit être protégé. Il est donc important d’œuvrer pour la survie de ces espèces. Au niveau local, la loi sanctionne toute personne qui commercialise des trophées d’éléphants. Selon l’article 154 de la loi citée supra, ce présumé trafiquant risque une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans, dès que sa culpabilité sera prouvée. Le souhait est que le Ministère du Cadre de Vie et de Développement Durable et ses structures sous tutelles suivent ce dossier afin que les coupables dans cette affaire soient punis.

Emmanuel GBETO

 

 

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