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Le triomphe de la vérité

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Développement de l’économie numérique: Le MENC mobilise les start-up de Parakou


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De gauche à droite : Romain Tokpa, Rodolphe Akpoli, Victorien Abaya et le Prof Ansèque Gomez Coami face aux start-up à Parakou

Le ministère de l’Economie numérique et de la communication (Menc), à travers la Direction générale de l’économie numérique et de la Poste (Dgenp) a effectué, les 31 mai, 1er et 2 juin à Parakou, une mission de rencontre des start-up du numérique. Composée de Romain Tokpa, ingénieur des Télécoms et Rodolphe Akpoli, programmeur, la délégation de la Dgenp a identifié, recensé et enregistré les start-up avec lesquelles elle a échangé sur divers points.

Recenser et échanger avec les start-up du numérique. C’est l’objectif global de cette mission qui intervient quelques jours après la tenue à Cotonou de ‘’Benin Start-up week’’, le creuset imaginé par le Menc pour capter l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les start-up du secteur numérique. Au cours de leur mission, il s’est agi pour les cadres de la Dgenp, de recenser et enregistrer les start-up; recueillir leurs attentes et leurs difficultés dans le cadre de leurs activités ; définir les actions de suivi à mettre en place pour assurer la prospérité de leurs activités ; créer une synergie d’actions entre les start-up au plan local et national.C’est par une visite de courtoisie aux autorités de la préfecture du Borgou, de la mairie de Parakou et celles de l’université de Parakou que la mission a démarré, visite au cours de laquelle la délégation conduite par Victorien Abaya, le directeur départemental de l’Economie numérique et de la communication (Ddenc) en a présenté le contexte et les objectifs. Organisée le vendredi 1er juin à l’université de Parakou, la rencontre avec les start-up a enregistré des dizaines de participants.Les jeunes entrepreneurs ont partagé leurs expériences et fait part de leurs difficultés à se faire une place, faute de moyens, de formations, d’opportunités, malgré leur dynamisme et leur volonté d’aller de l’avant.S’estimant « délaissés » par rapport aux start-up évoluant à Cotonou, ils ont salué la ministre Aurélie Adam S. Zoumarou dans sa volonté de mettre toutes les start-up du Bénin sur le même pied d’égalité à travers des initiatives comme « Benin start-up week » à laquelle ils espèrent prendre part. « Nous allons désormais mettre un accent particulier sur ce volet au niveau de l’université. En tant que responsable en charge de ce volet au niveau du rectorat, j’ai déjà pris la mesure d’accompagner tous les jeunes qui vont s’inscrire dans cette dynamique et qui vont impacter par la suite les autres, quels que soient leurs domaines d’études », a, pour sa part, promis le 3evice-recteur de l’Université de Parakou, le Prof Ansèque Gomez Coami. La mission de la Dgenp s’est poursuivie avec la visite de plusieurs start-up de la ville de Parakou. Au siège de Orizon Web Services à Guema, Justin Ahinon et Vincent Orou Goura ont respectivement présenté Kéoubougou pi et Luçio leur start-up. Toujours à Guema, Saïd Bio Wede a reçu la délégation à WaxangariL@bs, un espace de coworking spécialisé dans les TIC et où la start-up mamacarts se spécialise dans la restauration. Au quartier Ladjifarani, le tech hub EtriLabs Parakou et Light innovation ont aussi reçu la mission à laquelle ils ont présenté leurs activités. Au terme de leur périple, Romain Tokpa et Rodolphe Akpoli n’ont pas caché leur satisfaction d’avoir été au contact de ces start-up et d’avoir vu « du concret » sur le terrain en matière d’innovation numérique. Le potentiel existe et il reste selon eux, à multiplier les sensibilisations pour un véritable ancrage du numérique dans la localité. Ils ont promis rendre fidèlement compte à la ministre des résultats de cette mission.

Ils ont dit :

Wilfried Eteka, Odacesoft

« Les initiatives naissent et meurent quelques temps après»

« La séance de ce matin vient à point nommé. On l’attendait depuis car à Parakou, on se sent délaissés. On a les mêmes chances en matière d’accès à Internet mais en termes d’accès à l’information concernant les opportunités, Parakou est délaissé et je pense que c’est le rôle du ministère en charge du numérique de pouvoir mettre tout le monde au même diapason.Le domaine du numérique aujourd’hui a besoin d’être propulsé. Notre retard est dû au fait que les initiatives naissent et meurent quelques temps après, à cause de certaines difficultés qui empêchent les entrepreneurs d’émerger. Notre attente, c’est que le ministère puisse prendre en compte nos réalités et qu’il mette en compétition les start-up du domaine du numérique afin qu’on arrive à faire mieux. »

Larissa Towanou, promotrice de « Sandwich Express »

« Il faut qu’on nous aide à agir sur les mentalités»

« Je pense que la démarche du ministère est une initiative louable. Ça va beaucoup nous aider quand ça aboutira. J’interviens dans la restauration rapide. J’attends beaucoup plus un accompagnement en termes de formation, parce que je ne suis pas suffisamment armée. Les formations sont nécessaires pour nous. A Parakou, il n’y a pas assez de formation et on est démunis. L’environnement est difficile et il faut qu’on nous aide à agir sur les mentalités afin que lorsqu’une personne innove, on l’accompagne au lieu de la critiquer. L’accompagnement financier, s’il intervient, doit se faire avec un suivi »

 

Mélias Agonglo

« Il y a des opportunités que nous n’avons pas à Parakou »

« Je remercie la ministre de l’Economie numérique et de la communication de penser à Parakou parce que nous nous sentons abandonnés. Il y a des opportunités dont les start-up bénéficient à Cotonou, ce que nous, nous n’avons pas ici à Parakou. C’est vrai qu’on a tous accès à Internet et qu’on cherche, mais il y a des formations, des concours qui permettent de détecter des talents qui ne sont pas organisés ici. Si on peut mettre Parakou dans le mouvement, ça sera très bien ».

 

Gregory V. Thoto, chargé de programmes à EtriLabs Parakou

« Entre Cotonou et Parakou, le fossé est immense »

« Je suis très content de cette séance que le ministère de l’économie numérique et de la communication a organisée. Ça va permettre de changer beaucoup de choses à Parakou. Ça fait un an que je suis à Parakou, mais je me rends compte qu’entre Cotonou et Parakou, le fossé est immense. Malgré tout ce que nous sommes en train de développer à EtriLabs Parakou comme solutions pour montrer aux jeunes que le chômage n’est pas une fatalité, on se rend compte que la culture du numérique n’est pas encore ancrée en eux. Ceux qui sont arrivés à cette séance iront parler autour d’eux aux autres pour que tous comprennent qu’il y a une dynamique qui est en train d’être mise en place dans notre pays concernant l’économie numérique, et qui va changer beaucoup de choses ».

Réalisation: Flore S. NOBIME

 

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