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Le triomphe de la vérité

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Sécurité alimentaire: Le Bénin adhère à l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique


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Le Bénin s’engage dans l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique (S3A). La signature de la convention cadre a eu lieu, le vendredi 10 Mai 2018, dans les locaux du Ministère de l’agriculture de l’Élevage et de la Pêche. A cet effet, le Ministre de tutelle, Gaston Dossouhoui s’est réjoui de la position 6 qu’occupe le Bénin sur la liste. Il vient après le Rwanda, le Sénégal, le Malawi, le Ghana et l’Egypte. En réalité, élaboré pour aider les pays africains à concrétiser les engagements pris à Malabo en 2014, l’Agenda Scientifique est mis en œuvre par le ‘’Forum pour la Recherche Agricole en Afrique’’ (FARA). C’est à ce titre que la directrice de la Recherche et de l’Innovation, Dr Irène Annor-Frempong a effectué le déplacement de Cotonou pour offrir au Bénin cette opportunité que guettaient d’autres pays de la sous-région. A l’en croire, il s’agit d’un agenda qui permet à ses bénéficiaires d’accroître la productivité de leur agriculture par la science. « Le Bénin vient de faire un grand pas vers l’atteinte des sept (07) engagements de Malabo. Alors que le pays est reconnu comme étant sur la bonne voie par le département Economie Rurale et Agriculture de l’Union Africaine pour avoir aussi réalisé trois des sept (07) engagements, l’agenda permettra au Bénin, de bénéficier des ressources mobilisées par le FARA afin d’atteindre lesdits objectifs », a laissé entendre Dr Irène Annor-Frempong. En outre, il s’agira pour le FARA, de faire le plaidoyer auprès des bailleurs de fonds afin d’obtenir des financements qui s’alignent sur les besoins spécifiques du Bénin. Ce qui permettra d’accroître l’investissement dans la recherche et l’innovation technologique au Bénin. En se basant sur les expériences acquises de la mise en œuvre de l’agenda dans les cinq (05) autres pays, le FARA appuiera les institutions spécialisées du pays et veillera à leur connexion avec leurs homologues de la sous-région ouest africaine et du continent, voire de l’occident. Aussi, le Bénin verra ses priorités et ses structures de recherche agricole alignées sur les projets conduits par le FARA et ses partenaires tels que, PARI, PAEPARD, Taat et AARP.

Vers la modernisation de l’agriculture béninoise
Le ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche s’est réjoui de ce partenariat avec le FARA avant de laisser entendre que la transformation de l’agriculture béninoise passe nécessairement par l’introduction des avancées technologiques dans le processus de production et de transformation. « Il n’y a pas de raison de ne pas s’engager dans ce partenariat », a déclaré le ministre Gaston Dossouhoui, conscient de l’apport qualitatif de l’agenda scientifique à l’agriculture au Bénin. En prenant l’engagement, en 2003 à Maputo, de consacrer 10% de leur PIB au développement du secteur agricole, les pays membres de l’Union Africaine avaient conscience du rôle majeur que jouera la science dans ce processus de développement agricole. C’est d’ailleurs ce qui a poussé les chefs d’Etas africains à ratifier en 2014 à Malabo, le programme scientifique pour l’agriculture comme le cadre de la stratégie accélérée de la croissance agricole sur le continent. Ce faisant, ils ont exprimé clairement l’importance d’approfondir l’application de la science comme moyen le plus rapide d’atteindre un grand nombre des sept (07) engagements pris à Malabo en l’occurrence les objectifs 3 et 4 qui consistent à mettre fin à la faim et à réduire de moitié la pauvreté sur le continent à l’horizon 2025.

Le RENOVA, le grand facilitateur
S’il y a un réseau que le gouvernement devra saluer pour avoir réussi cette signature de convention, c’est bien le Réseau national des Ong actives dans l’agriculture durable au Bénin (Renova) représenté par son coordonnateur national, Patrice Sèwadé. En réalité, un des bras armés du ministère de l’agriculture dans l’application de cet agenda scientifique au Bénin, il a suggéré au gouvernement l’intégration à cet agenda lors de la Célébration de la journée mondiale de l’alimentation de 2017. Pour accompagner le gouvernement, le RENOVA entend amener les Ong à soumissionner pour lever des fonds internationaux afin de soutenir l’agriculture. En guise d’exemple, il a déjà réussi à introduire au Bénin, grâce au PAEPARD, l’information sur l’écriture des projets de recherche agricole pour le développement, donc les projets de ARF. Aujourd’hui, plus d’une dizaine d’Ong et aussi quelques acteurs du secteur privé sont porteurs des projets de ARF pour un coût d’au moins 300 mille Euros. « Retenons tout simplement qu’avec cet agenda, les consultations nationales pourront désormais se faire au Bénin, pour que le pays puisse bénéficier des financements liés au document pour la recherche en Afrique ». Précisons que le réseau n’a pas que pour mission de faire de plaidoyer, de renforcer la capacité des acteurs, mais plutôt d’influencer les politiques en amenant le gouvernement à adhérer à l’agenda.

Emmanuel GBETO

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