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Le triomphe de la vérité

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Retard dans la mise en place du COS-LEPI: Et si la proposition des députés du BMP était judicieuse ?


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ABIMBOLA Babalola Jean-Michel

La question du retard dans la mise en place du COS-Lépi était au cœur des échanges entre les membres de la Coordination du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) et les acteurs de la presse locale et régionale, ce mardi à Cotonou. Pendant plusieurs heures d’horloge, les députés de la 7ème législature acquis à la cause du Président Patrice Talon, ont effané les branches des intoxications qui ont tôt fait de pointer du doigt ces députés Pro-Talon et toute l’institution parlementaire au point même d’induire en erreur leurs collègues de la minorité parlementaire qui, nonobstant l’élégance intellectuelle des savants qui sont tapis dans leur rang, ont violé le Règlement intérieur, en désignant leurs représentants au COS-LEPI lors d’une déclaration de presse, alors que le dossier est encore pendant devant la Commission des Lois de l’Assemblée nationale.
En effet, la question du retard dans la désignation des membres du Parlement au Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) a été depuis décembre 2017 la nouvelle trouvaille à travers laquelle l’on tente de présenter le Parlement comme un prédateur de la démocratie. Sur le sujet ce mardi, l’honorable Gérard Gbénonchi et son collègue Gilbert Bangana ont d’abord expliqué la portée et l’applicabilité de la décision de la Cour constitutionnelle, notamment le temps matériel relativement court qui n’avait pas permis au Parlement de se conformer à la décision de la Cour constitutionnelle. Dans un langage très bien monnayé, ces deux députés du bloc ont signifié que le Bénin gagnerait en termes de ressources aussi bien matérielles que financières en attendant 2019, l’année électorale pour réactualiser le fichier électoral. Ils ont également rassuré l’opinion publique de ce que les dispositions instituant le COS-Lépi sont bien distinctes de celles instituant le RAVIP. Il s’agit bien de deux lois distinctes. Seulement, l’instrument issu du RAVIP peut bien servir à accélérer les travaux au niveau du COS-Lépi. L’honorable Bangana a révélé par exemple que pour le fonctionnement des COS/LEPI qui se sont succédé jusque-là, le Benin traîne des impayés et il ne sert à rien d’en ajouter à la peine des prestataires de service si l’utilisation de la liste électorale n’est pas éminente. Cette option ne paraît-elle pas judicieuse quand on connait la crise économique que le Bénin et plusieurs autres pays africains vivent depuis quelques années ?

Germin DJIMIDO

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