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Le triomphe de la vérité

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Déclaration de Me Salami Ibrahim, Professeur Agrégé de droit: « Talon tient en respect la classe politique »


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Le Professeur agrégé du droit public, Me Salami Ibrahim

« Le Président Patrice Talon tient aujourd’hui la classe politique en respect. Il y en a qui ont tellement peur de lui quant à la réaction qu’ils peuvent avoir sur tel ou tel sujet. Il connaît les points faibles et les points forts des hommes politiques et sait comment les utiliser. ». C’est l’appréciation que fait le Professeur agrégé du droit public, Me Salami Ibrahim à propos des relations qui existent entre le président Patrice Talon et la classe politique béninoise ». Invité de l’émission « Zone Franche » de Canal 3 hier dimanche, l’universitaire a cependant spécifié le cas de président Adrien Houngbédji, un allié politique de taille de Talon. «C’est l’un des hommes politiques les plus avisés de notre vie politique, et comme vous le savez, il n’avait pas soutenu Patrice Talon à la présidentielle 2016, mais a tôt faire de le rejoindre, pour avoir décidé que son parti accompagne désormais tout régime au pouvoir en cessant de faire l’opposition. Et je dois vous dire que dans ce partenariat entre Houngbédji et Talon, il y a quelque chose de gagnant – gagnant. C’est un choix qu’on peut comprendre sans le juger. Il y a complémentarité entre les 2 hommes » a affirmé Me Salami Ibrahim. Quant à la composition récente du gouvernement Talon, dans laquelle, le Parti du Renouveau Démocratique ( PRD) n’a pu obtenir qu’un seul poste ministériel, il pense pour sa part que « la composition du gouvernement est une équation difficile à plusieurs inconnues et qu’il faut la prendre comme telle ».
Au sujet du Bloc de la Majorité Parlementaire (BMP) qui soutient Talon, Me Ibrahim Salami dit qu’il ne faut pas souhaiter que ce bloc disparaisse avec le temps, constatant que la classe politique, pour le moment, a beaucoup plus sa place dans la mouvance et moins dans l’opposition. Il salue également l’existence de la minorité parlementaire. « Cela participe de l’idée que la pensée unique doit être combattue. Cela participe de la vitalité de la démocratie. Mais ont ne peut jurer de rien de la vie politique béninoise où les minorités et majorités sont à géométrie variable » apprécie-t-il. Il reste que les législatives 2019, pourraient selon lui, faire bouger les lignes dans un sens ou dans l’autre autant au niveau de la minorité que de la majorité parlementaire.
Entre autres sujets abordés au cours de cette émission, l’universitaire é également réagi sur l’opération du Ravip en cours et reste interrogatif sur le fait que chaque chef de l’Etat veut toujours avoir sa liste, parce qu’il y a déjà eu la Lépi sous Yayi. « Ce qui me gène, c’est la dimension qui lui a été donnée. Mais que ceux qui sont au pouvoir souffrent que les citoyens aient un regard critique sur ce nouveau recensement. Je pense qu’on aurait pu faire la part entre ceux qui ont été déjà enregistrés et ceux qui ne le sont pas. J’ose croire en tout cas que le Ravip n’est pas une liste de trop » a-t-il laissé entendre.

Christian Tchanou

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