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Le triomphe de la vérité

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Problématique de la construction et du logement social du Bénin à PARIS: Narcisse SOGLO fait l’état des lieux, Victor ANANOUH parle du PAG sur les 20.000 logements en vue


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Le Président de l’Onaub (au micro), Narcisse Soglo en pleine communication à Paris

Paris Nord Villepinte en France a abrité, du lundi 06 au vendredi 10 novembre 2017, le Salon International BATIMAT (Tout pour réussir les chantiers du bâtiment).Ayant réuni des acteurs et des spécialistes des secteurs de l’habitat et de la construction à travers le monde, le Bénin a été honoré par la participation de deux spécialistes du domaine. Il s’agit du Président de l’Ordre National des Architectes et des Urbanistes du Bénin (Onaub), Narcisse Justin Soglo et du Directeur Général de l’Habitat et de la Construction du Ministère du Cadre de vie et du Développement (Dghc-Mcvd), Victor Kouassi Ananouh. Organisée en collaboration avec IDÉOBAIN (Les solutions globales pour la salle de bains) et INTERCLIMA+ELEC (Confort et efficacité énergétique), cette rencontre a permis aux deux Béninois, de présenter deux communications. C’était le jeudi 09 Novembre 2017, à Paris au Pavillon de la Francophonie. A cet effet, le Président de l’Onaub, Narcisse Justin Soglo, a présenté sa communication sur le thème intitulé : «La problématique du logement social : Construire vite, construire bien, construire adapté et construire durable». Dans sa communication, le Diplômé de l’Ecole supérieure de génie civile et d’architecture de Kiev (Ukraine), a partagé avec son auditoire les problèmes de logement en Afrique, avant de prendre l’exemple de son pays le Bénin pour en faire une illustration. Il ressort donc de sa communication que la situation de Cotonou n’est pas plus reluisante que celle de certaines métropoles africaines. Très peu d’attention semble avoir été jusqu’ici accordée par les différentes autorités aux problèmes de logements depuis les indépendances jusqu’à ce jour, même si des efforts de construction de résidence ont été faits. « La prise en main de la ville par la mairie au début de la décentralisation sera peut- être à l’origine d’une révolution des normes », révèle-t-il.

Les normes du logement, un véritable casse-tête à Cotonou

Pour l’Architecte-Expert agréé près les Cours d’appel et Tribunaux du Bénin, les normes d’un logement diffèrent selon qu’il s’agit d’un logement décent ou d’un logement adéquat. Un logement décent, explique-t-il, est un logement qui offre un minimum de surface utile permettant à son ou à ses occupants d’aller et venir sans avoir l’impression d’être dans une cage. « Il doit être bien éclairé, bien aéré et offrir des commodités telles que des toilettes propres et l’accès à l’eau potable, précise-t-il. Bien que ces normes existent, elles diffèrent selon le spécialiste, d’un pays à un autre en fonction des paramètres tels que le climat, la culture, le niveau de vie,…etc. Par contre, le Directeur général du cabinet d’architecture Triumphus, pense qu’un logement adéquat doit répondre aux composants essentiels que sont: La sécurité légale de l’occupation, l’existence de services, matériaux, équipements et infrastructures, la capacité de paiement, l’habitabilité, la facilité d’accès, l’emplacement et le respect du milieu culturel. Pour le communicateur, bien que le gouvernement béninois ait inscrit dans son programme d’action la réalisation de 20.000 logements sociaux, la question de l’habitat à Cotonou constitue un casse-tête pour les populations de cette métropole qui avoisine plus d’un million d’habitants. L’acquisition d’un logement à Cotonou est, selon lui, de plus en plus l’affaire des agences immobilières ou des démarcheurs ambulants. « En dehors de l’Etat et des organismes internationaux, très peu de Béninois ont recours aux services des notaires », précise-t-il. C’est pourquoi il pense que le concept du développement durable doit désormais s’imposer aujourd’hui dans tous les secteurs d’activités. Donc construire durable, doit être un concept d’actualité et aujourd’hui la mise en œuvre des constructions durables s’impose par l’utilisation des techniques et des méthodes de matériaux locaux et des matériaux modernes combinés avec des matériaux locaux permettant d’avoir non seulement des bâtiments durables mais aussi confortables. « Lorsqu’on pense au logement durable, on pense d’abord au concept de bâtiment durable, c’est-à-dire à un bâtiment dont la situation, la construction et l’utilisation respectent l’environnement. Or, il faut bien garder à l’esprit que les dimensions sociale et économique doivent être traitées au même titre que la dimension environnementale », a martelé Narcisse Justin Soglo pour conclure son exposé.

20.000 logements sociaux avant 2021

A la suite du Président de l’Onaub, de l’Habitat et de la Construction du Ministère du Cadre de vie et du Développement (Dghc-Mcvd), Victor Kouassi Ananouh a exposé le programme de construction de 20 000 logements du gouvernement. D’après son exposé, pour la mise en œuvre du projet de construction, l’Etat et des partenaires privés(banques,établissements financiers et assureurs)créent une Société d’Economie Mixte dotée d’un capital de cinq(5)MilliardsFCFA. A cet effet, l’Etat mobilise des ressources longues et les rétrocède à la société mixte qui, à son tour, a levé également des ressources sur le marché financier pour financer le programme et assure la construction des 20.000 logements. Parlant de la stratégie d’implantation des logements, il estime qu’elle repose sur une logique de création: de «villes nouvelles» (Abomey-Calavi,Porto-Novo,Sèmé- podji, Parakou, Abomey, Bohicon);et de quartiers nouveaux (Natitingou,Djougou,Kandi, Manville, Dassa-Zoumè, Lokossa, Aplahoué, Azovè,Pobè, Ouidah,Pahou). C’est ainsi que se décomposent les travaux de construction des logements et des aménagements, sous la responsabilité de la SEM, en cinq (5) sous-composantes à savoir l’acquisition des sites, la viabilisation des sites, la construction des logements, les aménagements des espaces verts, la gestion des espaces communs. En outre, le communicateur a saisi l’occasion pour partager avec l’assistance le Coût global de l’investissement évalué à 347 milliards de FCFA (530 millions d’euros).Il précise que le taux moyen des emprunts pour le financement de l’investissement: 4% par an sans oublier le taux d’intérêt servi aux banques et assureurs pour la garantie : 0,5% par an (sur 17ans). Il est à noter que les intérêts bonifiés par l’Etat sont de 169 milliards FCFA (258 millions d’euros) sur les 20 années. Des communications qui ont séduit le public qui n’a pas manqué de poser des questions auxquelles les deux spécialistes ont apporté des réponses très satisfaisantes. Par ailleurs, après sa communication, le président de l’Ordre National des Architectes et des Urbanistes du Bénin, Narcisse Justin Soglo, a participé à un autre panel en qualité de représentant de la Fédération des Architectes Francophones d’Afrique (FAFA) avec l’équipe venue du Canada pour présenter le programme Architecture et Territoire « Prix de la Francophonie pour le Développement Durable». Le Directeur général du cabinet d’architecture Triumphus, siégera au sein du jury qui décernera les prix.

Emmanuel GBETO

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