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Le triomphe de la vérité

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Mauvaise gestion du secteur énergétique: Le journaliste Olivier Allochémè de L’Evénement Précis expose ses résultats d’enquête


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Les populations béninoises seront confrontées à une hausse des prix de consommation de l’énergie électrique si rien n’est fait pour sauver la Communauté électrique du Bénin (CEB) et la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE). C’est la déclaration faite, ce lundi 17 juillet 2017, à la Maison des Médias, par le journaliste et rédacteur en chef du quotidien L’Evénement Précis, Olivier Allochémè. L’investigateur qui a fait une enquête sur l’autonomie énergétique ou la gestion de l’énergie électrique au Bénin, pendant ces deux dernières décennies par les pouvoirs publics, dans le cadre du projet « Pour des médias plus professionnels au Bénin », financé par Osiwa et réalisé par la Maison des Médias, révèle une politisation dans la gestion de ces deux sociétés publiques du sous-secteur qui a plombé leur rentabilité. Face aux journalistes, Olivier Allochémè fait comprendre que les promesses de l’ancien chef d’Etat de garantir le courant électrique aux populations, ne sont pas prises en adéquation avec le conseil d’administration de la SBEE. Des décisions sont donc prises pour plomber davantage les caisses de ladite société. C’est le cas de certaines localités électrifiées à coups de millions de FCFA et qui ne rapportent pas grande chose à la SBEE, l’application des tarifs qui sont largement en-deçà de ceux pouvant permettre à la SBEE d’être rentable, un jour. La gestion politisée du secteur énergétique s’explique aussi par la location, voire l’achat des groupes thermiques dans le but de fournir l’énergie électrique aux populations. Une solution qui, adoptée depuis près de deux décennies, asphyxie les finances publiques. Le rédacteur en chef de l’Evénement Précis fait cas de certains contrats entre l’Etat béninois et les sociétés MRI Agrekko, qui ont été signés gré à gré en vue de la fourniture d’un total de près de 12 milliards de FCFA, soit environ 154 millions de FCFA, alors qu’ils pouvaient être investis dans la construction d’un barrage hydroélectrique de grande envergure. Cette solution est alors devenue une véritable source d’enrichissement pour les acteurs du secteur. La question sur la location de ces groupes, malgré l’existence des centrales électriques, telle que la centrale à gaz de Maria Gléta, a été posée. Sur ce point, Olivier Allochémè dévoile plusieurs irrégularités notamment, le coût exorbitant de l’exploitation de la centrale, l’état onéreux du combustible nécessaire, le Jet A1, la non faisabilité d’une étude technique préalable avant la construction de avaise gouvernance dressé par les dirigeants béninois dans ce secteur a donc conduit au fiasco de la centrale de Maria Gléta et bien d’autres, susceptibles d’éprouver, un jour, les populations. « Le jour où la SBEE sera obligée de pratiquer les vrais prix pour être une société rentable, tous les consommateurs vont souffrir », a rappelé, Olivier Allochémè, des dires des acteurs rencontrés dans le cadre de cette enquête.

Rastel DAN

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