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Le triomphe de la vérité

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Gouvernance du Bénin et mépris des ressources humaines: L’ex-ministre Alexandre Hountondji et la Coalition de la Rupture en colère contre Talon


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SONY DSCLe président de la coalition de la rupture qui a porté le Président Patrice Talon au pouvoir, Dr Alexandre Hountondji, digère mal certains aspects de la gouvernance actuelle. Et il ne le cache pas. L’ancien ministre de la république, ancien Représentant du peuple à l’Assemblée nationale, ancien conseiller politique du Président Boni Yayi et président de la coalition de la rupture, Dr Alexandre Hountondji, était ce mardi 25 avril 2017 dans les locaux de la rédaction du journal « L’Evénement Précis ». Avec les journalistes de la rédaction et d’autres organes de presse, l’ancien candidat à la présidentielle de mars 2016 a discuté à bâtons rompus des sujets brûlants de l’actualité sociopolitique nationale. Décryptage, analyse et appréciation des motifs de la création de la coalition de la rupture et de sa survie, du combat contre la françafrique au cours de la présidentielle de 2016, de ses prises de position sous le président Boni Yayi, du bilan des douze premiers mois de gestion du président Patrice Talon, du projet de révision constitutionnelle et son rejet à l’Assemblée nationale, de la démission du ministre Candide Azannaî, de la guéguerre entre le président du patronat et le chef de l’Etat. L’invité de la Rubrique « Sous l’Arbre à Palabre » a fait un tour d’horizon très riche des sujets qui taraudent les parois des Béninois depuis l’avènement du Nouveau Départ. Le Président du Mouvement la «Nouvelle  Marche Républicaine», a rappelé son activisme au sein des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et sa lutte contre le système de la françafrique porté par le candidat du président Boni Yayi à la présidentielle de 2016. Sa candidature à ladite présidentielle de 2016 n’était pas de faire des voix mais de faire échouer le candidat de la françafrique par qui le régime sortant voulait à nouveau soumettre le peuple béninois à ce système. Et c’est cet objectif, dira-t-il, qui a conduit à la mise en place de la coalition de la rupture, quelques semaines avant le premier tour de cette élection.  Cette alliance a reçu le soutien des personnalités politiques comme Nicéphore Soglo, le Professeur Albert Tévoèdjrè et bien d’autres qui ont compris le sens du combat.

Des douze mois du président Talon…

Parlant du système de gouvernance de Talon, Dr Alexandre Hountondji a fait savoir que la coalition de la rupture dont l’accord fait des 25 candidats recalés, des partenaires politiques privilégiés du Président Patrice Talon, continue toujours d’exister. Mais, déplore-t-il, ses membres ne se sont pas parlé pour régler les problèmes de ce pays. L’homme qui réclame la paternité du projet de société du Général Mathieu Kérékou et des deux projets de société du président Boni Yayi, se désole de l’incapacité du gouvernement de la rupture à faire sortir en moins d’un mois, son programme d’actions, alors qu’il s’est entouré de 25 candidats. Il note toutefois quelques réalisations qui auraient pu être plus positives si le chef de l’Etat se mettait dans le peuple pour le gérer. « On ne peut apporter un changement au peuple sans ce peuple » Car, avance-t-il, ceux qui sont dans un statu quo se retrouvent pour constituer une résistance contre ses actions. Pour lui, la volonté de bien faire ne manque pas mais « pour enlever la peau de la mouche, il faut faire preuve de grande dextérité ». Il suggère que le président Talon fasse une bonne gestion du temps et profite des ressources humaines de qualité pétries d’expériences qui l’ont porté au pouvoir. « Il faut être humble et prudent et accepter que l’autre sait quelque chose plus que toi pour réussir. », a-t-il conseillé aux membres du gouvernement. Loin de lui, toute envie de convoiter un poste dans le gouvernement, l’ancien ministre de la république recommande la reprise de la direction du pays et la gestion rigoureuse du temps pour réussir au bout des cinq ans ce que le président Talon a promis de faire.

Résistance farouche contre le projet de révision de la Constitution  

L’invité de la rubrique « Sous l’Arbre à Palabre » n’adhère pas au contenu du projet de révision constitutionnelle transmis à l’Assemblée nationale. « Il ne faut pas vandaliser la Constitution du 11 décembre 1990. », s’est-il exclamé. Selon ses propos, les motifs exposés par le président de la république dans le décret de transmission du projet donnent d’abord l’idée d’une nouvelle architecture institutionnelle. Il a ensuite rappelé le premier aliéna du préambule de la Constitution qui énumère les neuf péchés à éviter de commettre contre la loi fondamentale. On ne peut pas prétendre développer le Bénin avec un outil sociopolitique et économique en rasant le conseil économique et social qu’il qualifie d’Assemblée nationale du peuple au travail. « C’est une forêt qui appartient à d’éminentes personnalités de ce pays », a-t-il conclu parlant de la méthode avec laquelle le projet de révision Constitutionnelle a été introduit. Dr Hountondji qui n’a pas sa langue dans la poche a également analysé l’ambition du président Talon relative à un second mandat puis conseillé qu’on ne coupe jamais le tronc tordu qui a aidé à être au sommet d’un arbre. Pour lui, toute situation en politique peut être transformée en opportunité. Il s’est également prononcé sur la démission du ministre Candide Azannaï, la guéguerre entre le président Talon et Sébastien Germain Ajavon et le système de communication du gouvernement. Entretien à battons rompus, le président de la coalition de la rupture a passé au scanner la vie sociopolitique et fait des confidences et révélations sur la gestion du pouvoir d’Etat. Détails de cet échange dans les prochaines éditions du journal.

Germin DJIMIDO

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