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Le triomphe de la vérité

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Arnaud Cossi Houézé, invité du Lundi: « La gouvernance de Talon est adaptée à notre pays »


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arnaud-houezeSpécialiste des Questions électorales et  Secrétaire à la Communication du Forum des Jeunes Entrepreneurs du Bénin (Fojeb), Arnaud Cossi Houézé est notre invité de votre rubrique hebdomadaire, « INVITE DU LUNDI ». Jeune acteur politique très engagé dans le lobby qui a poussé le Président Talon au pourvoir, il sort de son silence pour se prononcer sur certains sujets qui ont fait l’actualité, ces derniers mois, dans notre pays. Sans langue de bois, l’administrateur électoral a réaffirmé son soutien ferme et indéfectible aux actions du régime et aux réformes en cours. Les huit (08) mois de gestion sont à ses yeux, la période de nettoyage et  d’assainissement dans tous les domaines. Après un survol de l’actualité où il a donné son point de vue sur des dossiers cruciaux comme les affaires de déguerpissement des citoyens des espaces publics, de l’interdiction d’émission de certaines télévisions et radio de la place, et la passation des marchés, le Psychologue clinicien (formation de base),  a appelé les populations béninoises au calme, au regard de la vision du Chef de l’Etat et de son programme d’actions, qui, n’a nullement l’intention de nuire à personne. Pour lui, l’espoir est permis et 2017 ne sera pas comme 2016.

L’Evénement Précis : Quelles appréciations faites-vous des 08 mois de gestion du Président Patrice TALON ?

Arnaud Houézé : Sérénité, pondération et responsabilité dans la conduite des affaires d’Etat. La méthode et le style de gouvernance sont  ceux adaptés à notre peuple et au contexte actuel dans lequel le pays se situe où,  tout le monde est juge, avocat et défenseur des droits de l’homme, si cet homme est riche.

Vous faites déjà allusion à l’affaire de l’année, affaire de  cocaïne ?
Exactement, j’ai été très choqué de voir certains de nos compatriotes dire ouvertement que Ajavon est innocent. Mieux, qu’il s’agit d’un coup monté par  le régime  pour nuire à l’homme d’affaires.  Dans cette affaire, quand vous décortiquez bien les propos de Ajavon,  lors de sa conférence de presse, il s’est immédiatement trouvé le coupable. C’est tendancieux ça ! Cette attitude, les défenseurs des droits ne l’ont pas analysée, alors qu’il y avait plusieurs hypothèses (au moins quatre), Ajavon a déjà,  dès les premières heures trouvé que, je le cite : «  …Si Yayi n’a pas pu me faire ça, ce n’est pas vous qui allez me le faire… ». Du coup, il désigne le coupable, celui qui a placé la drogue dans le conteneur. C’est suspect cette attitude. En faisant cette déclaration, il a totalement disculpé celui qu’il dit avoir combattu, et qui n’a pu lui faire ça.  En réalité, personne n’a dit que vous avez volé du pain, mais vous criez déjà ‘’ Je n’ai pas volé du pain hein ‘’ ! Et déjà,  trouvez qu’on pourrait ‘’donner des pistes’’ aux officiers chargés de l’enquête. Il dit même qu’il faut ‘’prendre la température du produit trouvé’…! Qui lui a dit que le produit était dans le conteneur depuis le Brésil ? Ou que c’est ici qu’on suspecte les gens,  l’avoir introduit dans le conteneur ? Sur la situation, j’ai lu le Professeur Roger Gbégnonvi et j’en suis fier, au sujet de la messe à l’Eglise Saint Michel avec pompe, au-delà de 23 heures pour Ajavon !!!  Si un autre fidèle Catholique demandait une messe urgente à pareille heure, nos religieux sont-ils disposés à lui faire pareille? Pour conclure sur ce sujet, je dis qu’il faut être pondéré et faire confiance à la justice et surtout à l’opinion nationale. Au lieu de nous orienter toute suite sur la piste du complot.

Pour rester dans l’actualité, comment qualifiez-vous la démarche de déguerpissement des citoyens et des dames commerçantes de jouets et autres produits des espaces publics, à la veille des fêtes de fin d’année ?
Ce n’est pas à la veille des fêtes que ceux qui occupent les domaines publics ont été informés. Il y a bien longtemps. Et comme le Béninois n’obéit pas aux injonctions parce qu’il veut souvent jouer à la victime, il attend qu’on vienne le dégager. La Démocratie, ce n’est pas l’anarchie. C’est des normes, des lois à respecter.

Pensez-vous que le moment est propice ? Tout laisse croire que le Gouvernement s’y plait bien dans la situation de morosité économique et sociale que vit le pays, sinon pourquoi ne pas aller au 30 janvier 2017, par exemple ?
Il n’y a pas un moment désigné pour le faire. Le social, le ceci ou le cela, brandi çà et là, ne sont que des alibis de mauvaise foi. Des sites sont mêmes aménagés pour celles qui veulent bien y aller. Mais comme on veut toujours accuser le pouvoir, on use de la ruse pour montrer que Talon est mauvais. Tant mieux pour ceux qui voient le mal partout.

Que pensez-vous de la situation économique et financière du pays ?
C’est difficile, le quotidien des Béninois. Et cela est dû à la prévarication organisée depuis 2008. Je veux parler des nombreuses affaires telles que  ICC-Service et consorts, CEN-SAD, Machines agricoles, Centrale électrique de Maria-Gléta… ?,  et surtout, durant les cinq dernières années de Boni Yayi. Nous n’allons pas jeter l’eau du bain avec le bébé. L’ancien Président Boni Yayi a travaillé. C’est, il a réalisé des infrastructures , certes. Mais, quelle est la qualité de ces infrastructures ? Dureront-elles dans le temps ? Voilà autant de questions. Les vols de denier public sous lui et avec lui sont trop nombreux. Et cela a plongé le pays dans une agonie qui a été accentuée par la dévaluation du Naïra. Mais, quand nous observons la conduite des affaires du gouvernement Talon, vraiment l’espoir d’une bonne gouvernance de nos ressources financières est palpable. Le premier trimestre 2017, nous situera sur la santé économique et financière des béninois.

Les opérateurs économiques se plaignent de ce qu’ils n’ont plus accès aux marchés publics dans les ministères et directions d’Etat, et ne gagnent plus les appels d’offres, qu’en pensez-vous ?
Qui les gagnent alors ? Ecoutez, moi-même, je suis prestataire de services pour l’administration publique,  mais je puis vous dire que depuis 2012, je n’ai plus jamais gagné un marché public, pourtant je vis. Mes entreprises ont été ciblées et même les marchés en consultation restreinte où je suis sûr d’être l’adjudicataire sont remis à d’autres. Mais je n’en suis pas mort, j’ai continué à développer des activités et à reprendre mes prestations avec l’Etat.

Vous espérez quoi du candidat-Président de la République, Patrice Talon pour lequel vous vous êtes battus ,ces dernières années ?
J’ose penser que 2017 et autres, seront pour nous qui fournissons des prestations à l’administration publique, une année de renaissance et de prospérité. Et que les marchés publics ne seront pas gagnés par les mêmes personnes tout le temps.

Dites-nous votre lecture de l’interdiction d’émission de certaines chaines de télévision et de radio depuis quelques jours par la Haac ?
C’est regrettable qu’on en soit arrivé là. Et le Président de la Haac n’est pas à son coup d’essai. J’ose croire ici que ce n’est pas comme dans l’autre cas où il nous a avoué publiquement que c’est le Président de la République de l’époque qui l’a appelé pour lui dire de couper et que seul dans son bureau, il l’avait fait. Sur la question, il faut que les organes de presse qui savent eux-mêmes qu’ils sont fautifs quelque part, se remettent en règle de sorte que rien ne leur soit reproché. C’est dommage qu’on en arrive là.

Comment appréciez-vous la réaction de l’Upmb et du Cnpa dans cette affaire ?
La réaction est normale face à l’acte de suspensions tous azimuts. Mais telle que je vois certains patrons de presse et syndicats aborder la question, il n’est pas encore sujet à dramatiser. Les organes fermés sont-ils exempts de toute faute ? Non. Donc, il n’y a pas matière à amplifier. Il vaut mieux négocier avec cette mandature de la Haac, et rappeler les fautifs à l’ordre.

Votre engagement politique entre 2012 et 2016 semble s’estomper depuis que les élections sont terminées. Etait-ce pour seulement faire élire Patrice Talon ?
Vous le pensez ? Nous travaillons sérieusement pour que ce quinquennat soit une réussite totale pour tous ceux qui ont choisi la Rupture et qui y croient toujours. Quand vous faites votre fétiche et vous n’y croyez plus, il ne peut rien pour vous, il ne réussira pas seul à vous faire prospérer. Notre engagement est total pour le Nouveau Départ. Vous l’avez si bien dit, nous étions dès le début dans le concept Nouveau départ. La Rupture, c’est la coalition suscitée à l’époque par Patrice Talon, candidat très averti. En réalité, comme vous l’avez dit plus haut, nous étions déjà dans la lutte en 2012 à travers un mouvement dénommé, « Mouvement Populaire de Résistance » (MPR) qui est devenu un parti politique par la suite. Ce mouvement avait combattu les arrestations arbitraires faites sur les personnes du commandant Pamphile Zomahoun, Johannes Dagnon et consorts pour un acte imaginaire. Finalement, notre engagement a payé. Alors, le mouvement  ne saurait s’arrêter parce que Patrice Talon a gagné les élections. Au contraire, cet engagement s’accroit au fil des jours. Car, nous sommes conscients de notre responsabilité dans la gestion politique, économique et sociale de notre pays que, certains galvaudaient en prenant le pays comme leur épicerie.

 Et le FOJEB ? Il est devenu quoi après les élections ?
Sourire. !!!!! Le Forum des Jeunes Entrepreneurs du Bénin (Fojeb) se porte très bien. Le Fojeb avait pris position et fait des déclarations sur la gouvernance Yayi entre 2014 et 2015. Et, nous en avons souffert. Ce cercle de réflexions a entrepris de soutenir la candidature de Patrice Talon avant de se retrouver, dans un autre ensemble plus grand qui a battu campagne aux côtés du Président Patrice Talon à travers son Conseiller spécial actuel. Donc, le Fojeb est dans le Nouveau Départ et implicitement dans la Rupture. Les membres du bureau directeur du Fojeb sont engagés aujourd’hui plus qu’hier à apporter toute leur expertise dans les recherches de solutions durables à l’entreprenariat des jeunes. Le jeune béninois n’a pas la culture entrepreneuriale. Nous serons très pragmatiques avec les jeunes qui veulent entreprendre, en rendant pratiques, les théories des grandes écoles d’où nous sortons si, on nous fait confiance.

Votre mot de fin de cet entretien
Que les opportunistes laissent leur orgueil et leur avidité de côté pour qu’une nouvelle ère de gouvernance nous ouvre au développement, afin que les disparités observées dans les revenues ne soient plus trop grandes.  Le président Talon l’a dit quand il se préparait à être candidat à l’élection, je le paraphrase : «  Si vous êtes hommes d’affaires et vous ne sécurisez pas vos affaires en contribuant à la paix, à l’amélioration du climat des affaires et à une bonne gouvernance politique chez vous, vous ne pourrez rien faire…C’est pourquoi je m’engage en politique ». C’est en substance ce qu’il a déclaré à Paris. Alors, faisons de la Paix , un leitmotiv de notre quotidien au lieu de soulever les paisibles populations pour un « OUI » ou un « NON ».

Réalisé par Emmanuel GBETO

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