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Le triomphe de la vérité

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Saisie de cocaïne dans un container destiné à la société CAJAF-COMON: Ajavon en garde à vue, le Procureur apprécie les faits, ce jour


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Sébastien Ajavon S netSébastien Ajavon présenté au procureur ce matin

Le Président Directeur Général du Groupe Cajaf-Comon, Sébastien Ajavon, sera présenté au procureur de la République , ce matin dans l’affaire de trafic de 18 kg de cocaïne, qui fait grand bruit depuis vendredi dernier. Gardé à vue dans les locaux de la compagnie Sud de gendarmerie de Cotonou, après son interpellation, au sortir d’une conférence de presse qu’il venait d’animer vendredi au Bénin Marina Hôtel, l’homme d’affaires devra s’expliquer sur ce dossier aux côtés de trois autres agents de sa société également interpellés. Est-il oui ou non, le commanditaire de cet important colis de cocaïne de 18Kg, évalué à près de 9 milliards, découvert dans l’un des conteneurs de sa société au port de Cotonou ? On le saura sans doute dans les heures qui suivent, même si déjà l’homme a apporté un démenti catégorique lors de sa conférence de presse, soupçonnant plutôt un « coup » monté contre lui. Au cours d’une autre conférence de presse tenue samedi matin, ses avocats ont dénoncé « une procédure biaisée » estimant que c’est plutôt la responsabilité du fournisseur de Cajaf-Comon qui est engagée dans cette affaire présumée de drogue du moment où la société Cajaf-Comon basée à Djeffa n’avait même pas encore réceptionné lesdits conteneurs.

Les choses semblent aller en tout cas, très vite du côté de la justice béninoise depuis vendredi. Le parquet de Cotonou a diligemment mis sur pied, samedi soir, une commission d’enquête mixte pour éclaircir et mieux comprendre l’affaire Ajavon. Selon des sources judiciaires, elle est constituée des officiers de police judiciaire de la compagnie de gendarmerie maritime qui a opéré la saisie ainsi que des éléments de l’Office central de répression du trafic de drogue, Ocertid. Le Procureur de la République doit certainement tenir compte des premiers éléments d’enquête qu’ils lui fourniront pour auditionner Sébastien Ajavon et les autres personnes gardées à vue dans cette affaire.

 

Le film de l’arrestation du PDG Ajavon

Soupçonné d’être celui qui a commandé les 18kilogrammes de cocaïne découverts dans un des conteneurs de la société Cajaf Comon, en provenance du Brésil, l’homme d’affaires Béninois, Sébastien Ajavon, a été interpellé depuis le vendredi 28 octobre dernier. Son interpellation est survenue Bénin Marina Hôtel aux environs de 18 h 10 min, , alors qu’il sortait d’un point de presse qu’il venait de donner pour informer l’opinion sur sa version des faits. Selon les témoins, cela a été sans aucune pression. Mieux, c’est l’homme même qui s’est rendu sans aucune résistance, respectant son désir de laisser la justice de son pays jouer son rôle. “A sa sortie, les forces de l’ordre sont allées vers lui et après, il les a suivies pour aller dans leur pick-up. Mais, son garde du corps s’y est opposé. C’est alors qu’ils se sont échangés quelques mots. Ensuite, il est monté dans son véhicule et les forces de l’ordre dans le leur. Et les deux véhicules  ont quitté l’enceinte de l’hôtel ensemble, celui de monsieur Ajavon, devant et l’autre, derrière”, a raconté un témoin. Un autre a informé que le PDG a signé un document qui, selon lui, serait le mandat d’amener. Le patron du groupe Cajaf Comon SA, entreprise spécialisée dans l’Agro-alimentaire n’a pas été brutalisé. Après le départ des deux véhicules de l’enceinte de l’hôtel, les renseignements ont indiqué que l’homme a été conduit à la brigade maritime de Hlacodji. Il y est resté pendant 4h avant d’être reconduit à la Brigade territoriale de Cotonou où il y est gardé depuis 72 heures déjà.

Les  avocats d’Ajavon dénoncent  une « détention arbitraire »

Conduit par l’ancien bâtonnier Jacques Migan, le collectif des avocats de l’homme d’affaire Sébastien Ajavon   était face à la presse, ce samedi 29 octobre 2016 à Bénin Marina  hôtel de Cotonou.  Ils ont dénoncé à travers une déclaration, la « détention arbitraire » de leur client d’autant plus qu’aucune charge formelle n’aurait été encore  retenue contre lui, à  les croire. « Nous tenons à préciser qu’aucune notification de garde à vue, ni de charge ne lui a été faite. Toujours selon le parquet de Cotonou, l’enquête a été confiée à l’Ocertid (Office centrale de répression des trafics illicites de drogue). Or, jusqu’à présent, notre client, Monsieur Sébastien Ajavon, n’a pas été auditionné. En somme, depuis le vendredi 28 octobre 2016 à 18heures, Monsieur Sébastien Ajavon est privé de sa liberté d’aller et de venir de façon évidemment arbitraire. Ce qui constitue une violation flagrante des droits de l’homme garantis par notre constitution et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples », ont-ils martelé. Pour eux, la détention de  Sébastien Germain Ajavon, le président du patronat béninois, arrivé troisième à la dernière présidentielle,  est « contradictoire au principe des droits de l’homme ».

Déjà des soulèvements à Cotonou

L’interpellation du magnat de la volaille le vendredi 28 octobre après la conférence de presse par lui organisée au sujet de 18 kilogrammes de cocaïne retrouvés dans un container en provenance du Brésil et destiné à sa société Cajaf-Comon n’a pas laissé des habitants de Cotonou, indifférents. Aussitôt informés de la nouvelle qui a circulé comme une traînée de poudre, les partisans de l’homme d’affaires ont pris d’assaut la brigade de la compagnie maritime où a été conduit leur leader, après le refus de l’Office central de répression de trafic illicite de drogues (Ocertid) de l’interroger. Rejointes par des syndicalistes et des membres de la société civile, les populations ont exigé la libération de Sébastien Germain Ajavon. Transféré par la suite à la compagnie de brigade territoriale de Cotonou à Zongo, le richissime homme d’affaires a pu toujours compter sur le soutien de ses militants et sympathisants. Après la première nuit de leur leader à Zongo, les esprits se sont échauffés au sein de la foule de partisans, inquiets de ne pas voir réapparaître leur leader. Dans l’après- midi du samedi 29 octobre, il était devenu impossible de circuler aisément sur la voie menant du carrefour Zongo au carrefour dit des ‘’Trois banques’’. Des barrières de sécurité ont été mises en place par les forces de l’ordre et les usagers orientés vers d’autres voies. Irrités par le prolongement de l’interpellation de Sébastien Ajavon, certains de ses militants n’ont pas hésité à incinérer des pneus usés en signe de protestation. Restée vive toute la journée, la tension a baissé d’un cran ce  dimanche.

Voici ce que Ajavon a dit avant son arrestation

Peu avant son arrestation, le Président Directeur Général du Groupe  Cajaf Comon, Sébastien Ajavon a animé un point de presse  au cours duquel, il a informé qu’il ne connait rien du produit pour lequel il est soupçonné.  Il a invité la justice à jouer pleinement son rôle afin que la lumière soit faite sur ce dossier qui, selon lui, salit le pays à l’international.

Lire intégralité de la déclaration de Sébastien Ajavon avant son interpellation

« Mesdames  et messieurs, merci d’avoir répondu à cet appel. Il paraît que quand on rentre en politique, il y a des coups qu’on reçoit et c’est quand même étonnant. Vous savez au temps de Yayi, pendant tout le dernier quinquennat, les menaces arrivaient tout le temps, pour dire qu’on allait mettre la drogue dans mes marchandises. Nous avons été vigilants.

Dieu aidant, ils n’ont pas pu atteindre leur objectif et ce fut le tour de la rupture à laquelle nous-mêmes, nous avions participé. Ce que je dois vous dire est que nous ne sommes pas là pour polémiquer et nous faisons entièrement confiance à notre justice. Ce que je dois dire à l’instant où nous sommes, c’est qu’il y a des agents de Cajaf  Comon qui ont été arrêtés et qui sont en garde à vue. Nous allons laisser la justice faire son travail mais il faudrait que la lumière soit faite parce que nous recevons des milliers de conteneurs.

Comment est-ce qu’ils ont su que dans ce seul conteneur, il y avait de la drogue ? Alors, il faudrait que le gouvernement de la rupture fasse  la lumière. Ce n’est pas fait pour ramener les investisseurs dans notre pays. C’est une manière de voyous puisque nous avons constaté que les plombs qui étaient sur les conteneurs n’étaient plus là.

D’habitude, quand on constate ces anomalies, on appelait seulement les experts maritimes et çà permettait à l’expert maritime et au consignataire de se faire représenter pour constater si éventuellement, en violant les plombs, il n’y a pas eu vol. Ce matin, quand on m’a saisi de la question, j’ai dit : « laissez les faire leur travail, c’est plutôt un contrôle de routine ». On m’a dit, « non, il y a toute une armada de gendarmes, etc… »

Alors je leur ai dit que si ça sort du cadre normal, qu’ils appellent un huissier pour constater mais qu’ils restent vigilants pour qu’ à l’ouverture, on n’y mette rien. Parce qu’on m’avait déjà prévenu que ces derniers temps, ils essayeront de mettre quelque chose de dangereux dans mes marchandises, pour me créer des ennuis. Mais je suis là. Dieu est au contrôle. Ce que je voudrais dire, si dans les semaines à venir , le gouvernement de la rupture ne fait pas l’effort pour que les responsabilités soient situées, ce serait dommage pour notre économie. Ceux qui ont fait le coup pensent que ça va s’arrêter là.

Mais malheureusement pour eux, la société qui a envoyé les marchandises n’est pas une petite société. C’est la plus grosse société agroalimentaire au Brésil. Vous savez, tout est tracé. On sait quand le conteneur est mis, quels sont les plombs qui sont mis dessus. Jusqu’à ce qu’il arrive à Cotonou, on connait le parcours. Ce que je voudrais demander aux enquêteurs, c’est de donner la température. D’habitude quand nous ouvrons les conteneurs, nous prenons la température car si vous faites des vices de formes sur ce dossier, ça va mal se passer.

On est dans un pays civilisé et vous ne pouvez pas nous faire peur. Si Yayi n’a pas pu me faire peur, ce n’est pas vous qui pouviez me faire peur. Je souhaiterais que la procédure puisse suivre son cours mais je dois vous dire qu’on doit tout de suite faire l’analyse du produit dont je ne connais pas la nature. Il faut mettre les sondes dedans pour voir la température. Car, si c’est une marchandise qui est venue de là-bas, elle doit être congelée. C’est des gésiers de dinde qui sont arrivés et il y a plus de 2600 cartons.

Les produits n’ont pas été dissimulés dans les cartons mais laissés à l’entrée du conteneur. Ça fait honte, ça ne fait pas de bien à notre pays. On doit aider notre pays à prospérer et non le détruire. Ce qui est en train d’arriver, c’est comme si nous sommes dans un pays de gestapo. Je fais confiance à la justice qui est le dernier rempart. J’ai toujours dit, si notre justice plombe, si notre justice chute, tout est à terre. Nous laisserons la justice faire son travail. Je me tiens, nous nous tenons à la disposition de la justice pour que la vérité puisse triompher. Mieux, il faut que les enquêteurs prennent les empreintes qui se trouvent sur le sac ou le sachet retrouvés dans le conteneur. Il faut que notre pays s’en sorte grandi et que d’ici une semaine, qu’on me dise voilà ceux qui ont osé aller violer les conteneurs de COMON et y mettre du n’importe quoi.

Mais ce qu’ils doivent comprendre, c’est que COMON n’est pas encore propriétaire de la marchandise. Moi, c’est quand je la reçois dans mes entrepôts que ça devient ma propriété. En fait, ils ont à faire aujourd’hui aux Shippers et ça va mal se passer. Ils sont en train de décrédibiliser complètement notre pays. Je souhaite que la lumière soit faite dans ce dossier. Je répète, je fais confiance à la justice de mon pays. Je vous remercie.

Les clarifications  de la capitainerie

Dans la matinée du vendredi 28 octobre 2016, dans l’enceinte du port de Cotonou, il a été découvert 18kg de cocaïne dans un conteneur de la société Cajaf Comon contenant des cartons de gésier de dinde. Après les constats d’usage et vérification des paquets de cocaïne, les autorités policières ont apporté des clarifications à la presse, dont la quintessence ci-après.

Lire l’intégralité de sa  déclaration

 « Dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 octobre 2016, nous avons eu une information selon laquelle un conteneur qui devrait être dépoté dans une structure de la place contiendrait une quantité importante de drogue. Alors au su de cette information, nous avons rapidement identifié le conteneur et procédé à son isolement. C’est ainsi que ce matin, nous avons procédé à l’ouverture et à la fouille dudit conteneur en la présence constante des services de l’Etat tels que la douane, l’unité mixte de contrôle des conteneurs, la DSLD, la capitainerie du Port et la direction du Port. Bilan, nous avons retrouvé environ 18 kg de cocaïne pure d’une valeur estimée à environ 9 milliards FCFA. Je voudrais, chers amis de la presse, profité de votre audience, pour remercier très sincèrement la DSLD et son chef pour la qualité de l’information qui a permis de mettre la main sur cette importante quantité de drogue. Enfin, je voudrais profiter également de votre canal, pour lancer un appel fort en direction de ces dealers, de ces barons de la drogue. Le port de Cotonou ne sera plus leur chasse-gardée. En tout état de cause, nous les retrouverons tous.  Tous ceux qui sont derrière ce trafic, nous les retrouverons et ils répondront de tous ceux qui sont derrière ce trafic. Je vous remercie ».

 La rédaction

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3 thoughts on “Saisie de cocaïne dans un container destiné à la société CAJAF-COMON: Ajavon en garde à vue, le Procureur apprécie les faits, ce jour

  1. victor gbedonou

    Je vous salue. Je passe par votre canal pour demander à la justice beninoise et sur le procureur de la Republique d’éclaissir l’affaire afin que l’apaisement regne au sein de la population . Et que les auteurs de ses soient puni. J’invite egalement le ministre de la Justice M. Joseph DJOGBENOU à jouer sa partition dans cette affaire et que la Rupture règne.
    MERCI!!!!!!!

  2. victor gbedonou

    Je vous salue. Je passe par votre canal pour demander à la justice beninoise et surtout le procureur de la Republique d’éclaissir l’affaire afin que l’apaisement regne au sein de la population . Et que les auteurs de ses soient puni. J’invite egalement le ministre de la Justice M. Joseph DJOGBENOU à jouer sa partition dans cette affaire et que la Rupture règne.
    MERCI!!!!!!!r

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