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Le triomphe de la vérité

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EPP Zogbadjè/Abomey-Calavi: Effectif pléthorique, la formation des apprenants en danger


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ces-apprenants-de-lepp-zogbadje-meritent-mieux-queS’il y a une situation qui a conduit récemment le gouvernement à décharger 618 directeurs d’école de leur poste,  pour le compte de l’année 2015-2016, c’est bien l’insuffisance de résultats en fin d’année. Une descente à l’Ecole primaire publique de Zogbadjè dans la commune d’Abomey-Calavi, nous a permis de constater que des menaces planent encore sur l’école béninoise. A l’origine, les effectifs pléthoriques dans les classes.

Située à la fin des pavées qui mènent au quartier Agori, à quelques kilomètres de l’Université d’Abomey-Calavi, l’Ecole primaire publique de Zogbadjè , dans la commune d’Abomey-Calavi, ne répond pas aux normes en terme d’effectif d’élèves exigé par classe. C’est à ce triste constat que nous nous sommes confrontés, lors d’une action de don de kits de lavage et des livres pour lecture, organisée par deux  Clubs Rotaract de Cotonou dans cette école, située à environ 700 mètres de la voie inter-Etat Cotonou-Bohicon. Notre curiosité à avoir le nombre d’élèves par classe révèle plus de 80 apprenants par classe, du CI au CM2. Les statistiques sont écœurantes dans cet établissement public et la situation mérite le coup de mains des personnes de bonne volonté et du gouvernement.  Un effectif que déplore Moïse Davito, parent d’élèves interrogé dans les environs. Il appelle le gouvernement à prendre exemple sur ces établissements privés qui limitent leur effectif à 30 élèves par classe. « A côté de nous,  certaines écoles privées donnent de bons résultats à cause de leur effectif » a-t-il confié. Pour sa part, Emilie Tomety, dont l’enfant fréquente l’école, s’indigne contre la situation que vit cette école, alors que le gouvernement attend elle, un bon résultat à la fin de l’année. Même si des efforts sont faits pour doubler les enseignants dans les classes inférieures, cela ne résout pas selon lui, le problème qui reste une affaire d’effectif insupportable. Il estime que les enseignants ne seront pas en mesure de donner le maximum d’eux. « Bien que les enseignants soient deux par salle dans les deux premières années, ils sont débordés » fait savoir Emilie Tomety.  « Vous devez savoir qu’ils vont procéder aux exercices en classe, faire réciter les leçons par les enfants, faire les devoirs qui sont souvent deux par jour et enfin les corriger une fois à la maison, sans oublier les fiches à mettre à jour, alors qu’ils ont droit au repos ». Bref, l’EPP Zogbadjè souffre ; et selon les parents d’élèves, il se pose un véritable probième  de modules de salles et il s’impose au gouvernement de répondre favorablement aux besoins de l’école, au regard de la position stratégique qu’elle occupe dans la zone.

Un nouveau groupe s’impose
Le gouvernement précédant a décrété en octobre 2006, la gratuité de l’enseignement maternel et primaire, suivie de la pré-inscription des écoliers au début des grandes vacances depuis 2007. L’appel du gouvernement avait donc été bien entendu par les parents d’élèves qui ont massivement  conduit les enfants les écoles publiques de leur localité et quartier. Mais l’Epp de Zogbadjè créée depuis une dizaine d’année dans la commune la plus peuplée du Bénin, n’a qu’un seul groupe pour faire face à cette situation. Ne pas le faire, dissimulerait,  selon les parents d’élèves, le refus de l’Etat à donner aux orphelins et enfants démunis, le droit à l’instruction. C’est pour ne pas  s’inscrire dans cette logique que l’actuel directeur de l’école, a, en commun accord avec les parents d’élèves, accepté, tous les enfants en besoin d’apprentissage. « Cette année, nous avons fait inscrire les enfants démunis, qui ont augmenté l’effectif. Cela a fait que nous avons même demandé des soutiens pour les doter en fournitures scolaires », a confié le Directeur de l’école, James Alphonse Atindehou. Un acte apprécié du bureau de  l’Association des parents d’élèves (Ape), dont le président, Jules Togbé,  a été le porte-parole pour déplorer les indispositions qui n’honorent guère la localité, de par sa situation géographique à la capitale économique du pays. A  l’en croire, «  la gestion de ce flux d’écoliers devient un casse-tête pour le directeur et les enseignants. Les cours sont donnés aux enfants sous des paillotes et appâtâmes de fortunes. les  enseignants, pour faute de modules de classes,  n’arrivent pas toujours à assurer ces cours.

Une école en manque du minimum
L’Epp de Zogbadjè souffre du manque de l’essentiel. Située entre quatre voies, l’école qui a une subvention annuelle de 900.000 francs Cfa soit 150.000 francs Cfa par classe, comme les autres écoles, n’a pas de clôture. Cela appelle souvent à un travail supplémentaire de la part des enseignants qui devront monter la garde à chaque récréation et sortie des cours. Une situation d’insécurité que déplorent les parents et les citoyens environnants. Zoul  Badarou, habitant du quartier Agori, confie qu’il a souvent vécu la situation avec tristesse, en raison des risques que courent enseignants, parents d’élèves et élèves. Il suggère l’implication du gouvernement pour aider l’école à réaliser la clôture. Et mieux, il exige que les limites de l’établissement soient situées afin que les occupants anarchiques de l’espace du domaine public, soient renvoyés comme c’est le cas avec les établissements des villes, conformément aux décisions préfectorales de déguerpissement, en exécution depuis quelques mois. « Nous devons finir avec la confusion en l’école et les dortoirs qui n’apportent pas souvent de bonne éducation aux enfants » souhaite Zoul Badarou. Par ailleurs, le problème de clôture n’est pas la seule doléance des acteurs de cette école. Elle manque de latrines, d’énergie électrique et de l’eau potable. Le devoir appelle à aller au secours de cette école pour accompagner la formation des apprenants qu’elle enregistre.  Et puisque l’Epp de Zogbadjè n’est pas la seule dans le cas, le gouvernement devra prendre les mesures idoines pour harmoniser les effectifs pour une meilleure formation des élèves.

Emmanuel GBETO

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