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Le triomphe de la vérité

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Déclaration de Jacques Ayadji à propos des réformes et actes sous Talon : « Je suis au couvent, je ne peux plus dire ce que je veux »


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jacques-ayadji-okL’ex et bouillant Secrétaire général du Syndicat du ministère des travaux publics et des transports, nommé Directeur général des infrastructures, sous le régime Talon, reconnaît ne plus avoir la même liberté d’expression aujourd’hui. « Je suis au couvent, je ne peux plus dire ce que je veux, comme je veux, quand je veux et comment je veux », a avoué hier, Jacques Ayadji, sur l’émission « Zone Franche » de Canal 3 dont il était l’invité. S’il dit être venu sur le plateau de télévision pour uniquement se prononcer sur les nouvelles mesures et projets dans le secteur dont il a, depuis peu la charge, il n’a pas, pour autant, échappé à l’actualité brûlante de l’heure, notamment la mesure de suspension des activités des associations estudiantines par le gouvernement Talon. Jacques Ayadji n’a pas la même appréciation que ces nombreuses voix qui dénoncent, avec férocité, cette décision. «On peut qualifier un acte en tenant compte du poseur de l’acte », a-t-il affirmé, reconnaissant tout de même que cette «décision est douloureuse » et ne peut pas faire sourire un homme comme lui. Mais des explications vont suivre, à le croire. « Je suis convaincu que Talon n’a pas pour vision de mettre en difficulté les libertés dans notre pays. Nous devons chercher à comprendre cette décision. Le régime de la rupture n’est pas un régime qui est là pour sacrifier les libertés publiques. Il y a beaucoup plus de peur que de mal », a aussi dit l’invité de Canal3.
A propos du vent de destitution de maires qui souffle dans plusieurs conseils communaux du Bénin, Jacques Ayadji se refuse de croire à une quelconque manipulation du régime de la rupture et accuse plutôt la classe politique béninoise qui a « banalisé la législation sur la destitution », faisant ici allusion à l’une des dispositions de la loi qui stipule que le candidat au poste de maire est désigné par la liste majoritaire des conseillers communaux élus, et non élus dans ce groupe.
Il n’a pas manqué non plus de se prononcer sur les réformes politiques et institutionnelles annoncées par le régime Talon, notamment la cruciale question du mandat unique. Jacques Ayadji avoue s’y être opposé dans le passé, mais a fini par se raviser. «Il vaut mieux qu’on supporte pendant cinq ans, quelqu’un qui ne fait pas avancer le pays, que de lui renouveler le mandat », a-t-il soutenu, proclamant désormais être un «ardent défenseur du mandat unique » pour lequel il se battra.

De grandes infrastructures routières et de transport en vue
Jacques Ayadji, en attendant des voies plus autorisées, comme il le dit, a annoncé hier que le gouvernement Talon s’attèle à lancer, très bientôt, de très grandes infrastructures routières et de transports. Des axes routiers de grande qualité, un aéroport de haut standing, des ponts impressionnants, etc. Mais, ce qui est hérité du régime Yayi est aussi dans le lot, avec des modifications importantes. Il a cité, entre autres, le projet de la Route des pêches qui a été complètement revu dans la poursuite des travaux entamés et qui sera dédié au trafic portuaire. Une décision prise par le président Patrice Talon après une visite du chantier, estimant qu’elle permettra de régler la question du transport des marchandises par les gros porteurs, sans bousculer le trafic urbain. Il est également revenu sur l’aéroport de Glo-Djigbé, dont les travaux, sont annoncés pour bientôt. Et s’achèveront avant la fin du mandat de Talon, selon lui . A propos de l’aéroport de Tourou toujours en chantier, Jacques Ayadji a dénoncé tout le « tapage » qui a été fait autour par le régime de Yayi. «Cet aéroport a été démarré presque sans études et on a commis la gaffe de le dénommer aéroport international, alors qu’il est resté inexploitable à la date d’aujourd’hui ». Il en conclut ici que « le secteur des infrastructures est celui dans lequel, le régime Yayi a le plus échoué », se disant prêt à affronter tout acteur de ce régime pour un débat contradictoire sur la question. « Le régime de la rupture est un régime de discipline. Je suis convaincu que le président Talon sera porté en triomphe en 2021, car, il y a beaucoup de projets qui seront réalisés », a rassuré Jacques Ayadji.

Christian Tchanou

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