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Le triomphe de la vérité

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Campagne nationale de don de sang: L’Evénement Précis mobilise l’Atacora autour de l’œuvre socio-humanitaire


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don-de-sangLa campagne de don de sang dans les garnisons du Bénin, initiée par le quotidien l’Evénement Précis, en collaboration avec la radio Capp Fm et le Ministère chargé de la Défense nationale, a connu ce vendredi 23 septembre 2016, son épilogue dans le département de l’Atacora. Elle a été marquée par la forte mobilisation des agents du 6ème bataillon Interarmes du camp de Kaba, à Natitingou, autour de cette action socio-humanitaire.

Des hommes en uniformes assis. Certains couchés sur une banquette et leur bras tendu dans le prolongement du corps, se font extraire leur sang. Très tôt ce vendredi, les militaires du 6ème bataillon Interarmes du camp Kaba de Natitingou ont envahi la salle dans laquelle est installé le matériel devant servir à la collecte de sang. L’équipe conduite par le responsable assurance qualité à l’antenne départementale de la transfusion sanguine Atacora-Donga, Djaliri Kamel Dine,  s’active pour recevoir les tous premiers volontaires. Cette action humanitaire, rarement organisée dans le département de l’Atacora , vient répondre favorablement à la pénurie de sang qui bat son plein dans les centres de santé du département. Sa demande a connu une recrudescence à cause d’une affection de paludisme qui crée l’anémie chez les enfants, a mentionné Djaliri Kamel Dine. Vu le besoin de collectionner des poches de sang, le responsable assurance qualité de la transfusion sanguine en a profité pour convier ceux remplissant les critères à bien vouloir donner de leur sang pour sauver ces enfants. Une mission que se sont assignés les militaires du 6ème bataillon interarmes du camp Kaba. Tout en témoignant sa gratitude au journal L’Evénement Précis, le représentant du Chef du 6ème bataillon Interarmes de Natitingou, le Capitaine Anicet Ahouérohou, explique cet engagement des militaires dans le but de sauver des vies. « Tous autant que nous sommes, nous avons besoin du sang pour vivre. Et tant que nous nous portons bien, c’est toujours conseillé de donner du sang parce que d’un jour à l’autre, nous pouvons nous retrouver dans une situation où les agents de santé auront  besoin du sang pour nous sauver », a-t-il révélé. Cette forte mobilisation n’a pas laissé indifférent le Directeur Général du journal L’Evénement Précis, Gérard Agognon. Tout en revenant sur la genèse de cette initiative marquée d’une part, par les nombreuses distinctions du journal dans le domaine de la santé et d’autre part, pour répondre au besoin criard de sang dans les hôpitaux, Gérard Agognon exprime, à travers cet acte, l’engagement de tous à faire face au danger de la maladie et renflouer les banques de sang. « Le sang doit venir attendre les malades et non l’inverse. Ainsi quand le danger survient, on pourra faire recours à la banque de sang et s’approvisionner », a-t-il fait remarquer. Satisfait d’avoir relevé le défi de la sensibilisation dans le cadre du don de sang, Gérard Agognon a convié les élus locaux, les maires ainsi que les populations à pérenniser cette activité dans leurs communautés. Précédemment à Natitingou, la campagne s’est tenue dans les garnisons de plusieurs villes du Bénin dont, Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Parakou, Kandi, Djougou, où plusieurs poches de sang ont été collectées pour  renflouer les banques et sauver des vies.

 

Ils ont dit

Capitaine Anicet Ahouérohou, représentant le Chef du 6ème bataillon Interarmes de Natitingou

Je voudrais d’abord remercier et saluer l’équipe de presse l’Evénement précis qui n’est pas un organe de santé mais qui, dans le cadre de la célébration de son 10ème anniversaire, a initié une campagne de collecte de sang. Les militaires du camp ont accepté donner de leur sang qui est un liquide indispensable à l’oxygénation du corps humain, autrement, un élément indispensable à la vie, pour contribuer à sauver des vies. Tous autant que nous sommes, nous avons besoin du sang pour vivre. Et tant que nous nous portons bien, c’est toujours conseillé de donner du sang parce que d’un jour à l’autre, nous pouvons nous retrouver dans une situation où les agents de santé auront  besoin du sang pour nous sauver. Donc, si nous ne donnons pas du sang à l’avance, on ne se donne pas un garanti d’avoir une vie sauve en cas de  besoin. Alors, à l’endroit des soldats, je demande de continuer à donner du sang. Au 6ème Bataillon interarmes ici, le don du sang est devenu une opération de routine. Et nos soldats n’hésitent pas à donner du sang. Et d’autant que nous recevons toujours de personnel venu d’ailleurs, on continuera toujours à les sensibiliser. Aux populations, je m’en vais dire, compte tenu de ce que nous avons tous besoin de vivre, de ne pas croire qu’il y a un sang particulier pour le militaire et un autre pour les civiles. Elles doivent, tant qu’elles se portent bien, donner du sang pour pouvoir sauver leurs parents, les proches et les compatriotes qui seront dans le besoin, un jour.

 

Jean Claver Sovohounou, soldat de 2e classe au 6e bataillon interarmes de Natitingou

Je viens de donner mon sang. Je n’avais pas l’habitude de donner du sang. C’est la première fois pour moi. Ce sont mes amis qui m’ont conseillé de le faire. Ils m’ont dit l’utilité de donner son sang. Entre autres, ils m’ont dit que le fait de donner son sang permet de connaitre son état de santé, les types de maladies dont on souffre et les précautions qu’on peut prendre pour que ces maladies n’aient pas vite raison de soi. Donc, c’est après cela que moi-même j’ai réfléchi et j’ai pris la décision de venir. Je trouve que donner son sang est une manière de renouveler l’organisme.  Je n’ai rien senti comme malaise. Je suis très à l’aise dans mon corps. Aussi, je suis fier de moi. Car, je viens de contribuer à sauver une vie. A partir de ce jour, je m’engage à toujours donner de mon sang. Et je voudrais que tous les collègues d’ici et d’ailleurs, tous les Béninois, fassent comme moi.

 

Gérard Agognon, Directeur Général du quotidien L’Evénement Précis

L’Evénement Précis, un organe de presse écrite, organise ici, au 6ème bataillon de Natitingou , cette campagne de don de sang pour confirmer sa dimension sociale d’entreprise citoyenne. Vous savez que les entreprises de presse ont pour vocation d’informer, d’éduquer et également d’enseigner. Au-delà donc de ces dimensions, l’Evénement précis qui a déjà 10 ans d’existence est arrivé à un constat général, celui  d’une absence criarde de sang dans les banques installées au niveau des hôpitaux. C’est dans ce sens que l’entreprise l’Evénement précis, après des expériences capitalisées durant ses 10ans d’existence, et qui lui ont permis de décrocher une vingtaine de prix au plan national et au plan international, grâce à des articles basés, pour la plupart, sur les questions de santé, a initié cette opération d’envergure nationale de don de sang pour apporter sa contribution. Le projet a été bien apprécié par l’état- major de l’armée qui a donné son accord. Et depuis, nous parcourrons les garnisons. Nous étions à Abomey-calavi, à Cotonou, au bataillon de Parakou, au bataillon de Kandi, au 8ème bataillon de Djougou et nous voici au 6ème bataillon de Natitingou.  Cela, pour faire une collecte massive de sang. Je me réjouis de ce qu’il y ait eu de la mobilisation ici comme partout où nous sommes passés. C’est le lieu de dire aux populations que c’est une bonne chose de donner de son sang. Le directeur de Nanto fm vient de donner de son sang. C’est la preuve qu’il y a un engagement important de tous pour faire face au danger. Car, le sang donné va servir à sauver des vies humaines, des gens qui sont dans le besoin. La philosophie qui se cache derrière cette réalisation est que le mariage entre les médias et l’armée permette à combattre le danger que constitue la maladie qui accable notre population. Cette activité va permettre d’avoir le sang disponible dans les banques de sang. Je salue les animateurs des services de transfusion sanguine qui se sont mobilisés sur toute l’étendue du territoire national. Le sang doit venir attendre les malades et non l’inverse. Ainsi, quand le danger survient, on pourra faire recours à la banque de sang et s’approvisionner. La mobilisation constatée partout où nous sommes passés, laisse conclure que l’initiative vient à point nommé. Quand nous avons entendu les différents médecins, on se rend compte qu’il y a un manque criard de sang dans les hôpitaux (de la Donga, de l’Atacora etc). Donc le besoin est là et il faut renflouer les banques de sang. A travers cette activité, nous pensons relever le défi de la sensibilisation dans le cadre du don de sang, susciter les volontés chez ceux qui sont réticents vis-à-vis de l’acte. Alors,  je demande à toutes nos populations, où qu’elles se trouvent, de prendre désormais comme initiative de donner volontairement leur sang pour sauver des vies. Aujourd’hui, c’est d’autres personnes qui sont dans le besoin. Demain, ça peut-être notre tour ou celui d’un proche ou d’un parent. N’attendons pas que ce soit notre tour d’abord avant de commencer par courir.  Mobilisons-nous donc volontairement. Je voudrais aussi demander aux maires, aux élus locaux, aux différents préfets de nos départements, de faire de cette activité, une activité pérenne. Nous avons donné le signal, il faut que le relai soit pris par d’autres.

 

 

Djaliri Kamel Dine, responsable assurance qualité  à l’antenne départementale de la transfusion sanguine Atacora Donga

Nous sommes actuellement au camp de Kaba à Natitingou, pour une séance de don de sang, au profit de ceux qui en ont besoin. Comme vous le savez, le sang est un produit à part entière. C’est un produit qu’on utilise pour sauver des vies. Actuellement, nous sommes dans un contexte où la demande est forte à cause d’une affection appelée paludisme qui crée l’anémie (manque de sang) chez les enfants. Et dès que l’enfant souffre de cela, il faut nécessairement le transfuser. Si non, c’est la mort qui s’en suit. Le sang n’est pas un produit qu’on peut acheter à la pharmacie. Ce n’est que chez les hommes que nous pouvons l’avoir, c’est-à-dire des donneurs qui, par cet acte, sauvent la vie des receveurs. Tout individu bien portant et ayant de 18 à 65 ans peut donner son sang. En dehors de cela, il faut avoir un poids corporel de 50kg. Quand vous respectez ces conditions, nous vous soumettons à un questionnaire médical et à une consultation qui va vous permettre d’être sélectionné pour pouvoir donner votre sang. Alors, j’invite toutes les personnes remplissant les conditions à accomplir cet acte qui sauve la vie.

Nassidjou Télesphore Sékou, directeur de la radio communautaire Nanto Fm de Natitingou

Non seulement, juste après avoir donné de mon sang, la banque de sang va me faire un bilan qui me fera savoir  si j’ai une affection qui est  en train de se préparer ou non, mais aussi et surtout, on me donne l’occasion, et c’est  là où c’est encore plus intéressant, de sauver des vies que je ne connais même pas. Je suis d’autant plus content  en donnant de mon sang  que celui qui le recevra pourrait encore voir sa vie prolongée. Alors, je voudrais demander à tous ceux qui ont entre 18 et 65 ans de bien vouloir donner de leur sang. Beaucoup se disent que quand on prélève leur sang, cela peut être préjudiciable. Au contraire, c’est le donneur qui renouvelle ses cellules en donnant son sang. Cela lui permet de connaitre son état de santé, son état sérologique. Je ne sais pas à quoi ressemble quelqu’un à qui il manque du sang sur la terre, mais j’ai appris que c’est très difficile.

Rastel DAN

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