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Le triomphe de la vérité

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François Atikpovi, président de la fétawa à propos du tournoi international du jeu adji: «Nous sommes prêts pour une bonne participation »


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francois-atikpovi-pdt-fetawaLe Bénin accueille du 16 au 18 septembre 2016, le tournoi international du jeu adji. Le Togo y sera présent avec son équipe nationale. A cet effet, le président de la fédération togolaise awalé adji (Fétawa), François Atikpovi, s’est prêté à nos questions sur la participation de son équipe. Il n’a pas manqué d’aborder la mise sur pied de la fédération dont il est le président.  Lisez plutôt.

L’Evénement Précis : Vous êtes au Bénin où se tiendra, dans quelques jours, le tournoi international du jeu Adji (Awalé) auquel votre pays prendra part. Dites-nous quelles sont les dispositions que vous prenez déjà du côté de Lomé pour faciliter la participation de votre équipe nationale ?

François Atikpovi : Quand nous avons eu l’invitation de la part de nos confrères du Bénin, nous sommes allés voir nos autorités, surtout notre ministre de tutelle et le CNOT (comité national olympique du Togo) pour les informer, et ensuite pour prendre des dispositions au niveau de la sécurité, prendre l’autorisation avant de traverser la frontière, et avoir le drapeau national. Puisque nous serons au Bénin pour représenter l’Etat togolais,  vu que c’est un jeu international. Aussi,  nous aurons le maillot de notre nation comme toutes les autres équipes nationales dans les autres disciplines. C’est-à-dire,  nous serons là en tant que Eperviers du Togo. Je peux alors vous rassurer qu’il n’y a aucun problème à notre niveau.

La délégation togolaise sera à Cotonou quand ?

Si tout va bien, nous serons là le vendredi 16 septembre,  conformément au calendrier établi par le comité d’organisation.

Et quel sera votre objectif principal à cette compétition ?

Nous serons là pour présenter ce que nous savons faire en matière du jeu awalé ou adji et remporter la première place du podium.  Nous voulons gagner la coupe. Je sais que cela ne va pas être facile, mais nous voulons vraiment rentrer au pays avec le trophée.

En dehors de cela, nous voulons aussi faire de notre participation, une fête. Créer de l’ambiance, l’amitié avec nos frères béninois et nigérians. Contribuer à la promotion de ce jeu afin que tous les pays africains s’y donnent comme une discipline phare.

Le Togo dispose d’une fédération de ce jeu et vous en êtes le président. Alors dites comment vous avez pu réaliser cela ,  quand on sait que l’Africain a du mal à valoriser ce qui vient de l’Afrique ?

C’est une longue histoire. Mais si j’ai bonne mémoire, on n’avait commencé cette histoire en 1993. En ce moment, on organisait des compétitions de ce jeu au plan national. en 2013, j’ai organisé une nouvelle compétition et vu l’engouement que cela a eu, j’ai demandé à certains ténors, s’il n’est pas temps qu’on mette en place un comité pour centraliser tout vu que des gens ont commencé par s’intéresser davantage à la chose. C’est avec deux personnes que nous avons commencé le travail. Mais on s’est rendu compte qu’à trois , on n’atteindra pas l’objectif. Nous avons alors sollicité d’autres personnes qui croient aussi à ce que nous faisons puisqu’elles ont été associées aux autres compétitions que nous avons organisées.  Ils ont pris goût. C’est alors qu’on a décidé d’accélérer les choses. Et de comité simple, nous avons initié la mise en place de la fédération. Ce que  nous sommes parvenus à faire le 30 juillet 2016. J’avoue que cela n’a pas été facile. Mais on y est arrivé. Et ceci, grâce à la cohésion et  à l’esprit d’association, la complémentarité qui existait entre nous. On se partageait toutes les informations.

Quels conseils avez-vous à l’endroit de vos frères béninois qui souhaitent également mettre en place une fédération du jeu ?

Je voudrais leur dire que toute entreprise connait des  difficultés. Nous en avons eues. Mais, il faut savoir les affronter. Dans une association, il y en a qui voient autre chose que ce que vous,  vous voyez. Il faut savoir recadrer. Et c’est ce à quoi j’invite mes frères béninois. Il faut qu’ils travaillent dans la complicité. Et cela dépendra de l’amour qu’ils éprouvent pour le jeu. Il faut aussi qu’ils se disent des vérités pour ne pas créer des tensions entre eux.

Que diriez-vous pour conclure cet entretien ?

Le jeu adji ou awalé est un jeu d’intelligence. C’est un jeu de cohésion. C’est un jeu qui donne la joie. J’invite tout le monde à s’adonner à cela. Pour ce qui concerne la compétition qui aura lieu au Bénin le week-end prochain, en dehors de notre ambition de remporter, je souhaite que le meilleur gagne. C’est-à-dire que le  Bénin, ou le Togo, ou le Nigéria sorte champion de cette édition, c’est le jeu awalé ou adji qui grandira.

Entretien réalisé par Anselme HOUENOUKPO

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