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Le triomphe de la vérité

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Déclaration de l’ex-Dg Archa: Maxim Houédjissin annonce son départ des FCBE


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Maxime HOUEDJISSIN okL’Honorable Maxime Houédjissin se prononce sur l’actualité politique. Au nombre des sujets abordés  dans l’émission « Débats Actuels » de Capp Fm, ce samedi, il a donné sa position sur la gestion faite actuellement du département, le Littoral. L’ancien maire de Gbégamey (aujourd’hui chef d’arrondissement), a adressé des félicitations à l’endroit du Préfet, Modeste Toboula. Pour le moment, l’invité de Lucien Dossou, pense que le Modeste Toboula est le meilleur préfet à qui il convient de tirer chapeau. « C’est un jeune dynamique. On dirait qu’il s’attendait à devenir préfet, il y a 5 ans. Il est dans son rôle de préfet de police, de discipline et de l’ordre…. il n’a pas besoin d’aller au consensus dans ses décisions. A la limite, il peut aller au dialogue. » précise-t-il. Pour accompagner les préfets, l’ancien questeur de l’Assemblée Nationale, Maxime Houédjissi, suggère que « les 30 % des recettes de gestion de la mairie aille désormais au PIP. Pour lui, il faut appliquer les textes de la décentralisation. L’Etat doit emprisonner les maires qui ne respecteront pas sa mesure de la loi. La réussite du processus de la décentralisation appelle selon lui, au respect des normes. C’est pourquoi, il conseille : Que Talon ne refuse pas qu’on destitue les maires comme les anciens présidents Yayi et feu Mathieu Kérékou ».
Supposée malversation à l’Archa
L’un des sujets ayant fait objet de question des auditeurs a été la gestion de l’Agence de Réhabilitation de la Cité Historique d’Abomey (ARCHA).  A cet effet, il a rejeté les critiques faisant état de malversations au sein de ce projet qu’il a piloté durant des années, sous l’ancien régime. A l’en croire, « lorsqu’il y a malversation, ce n’est pas à la presse de le dire avant la justice. C’est le procureur qui vient donner un point de presse ». Le directeur qu’il a été  informe qu’il a reçu sept (07) contrôles de l’Inspection générale d’Etat (IGE) et Inspection générale du ministère (IGM). « J’ai les rapports sous la mains. Et je suis prêt à répondre de mes gestions partout où besoin sera. Donc, c’était plutôt de l’intox », conclut l’invité. Par ailleurs, il a saisi l’occasion pour faire le bilan de sa gestion du projet. L’Honorable Houédjissi confie qu’il lui a été demandé la réalisation de 60 km de rue et 30 km de caniveaux dans la ville historique d’Abomey. La rigueur dont il a fait preuve dans les travaux, lui a permis d’économiser 800 millions de fcfa à l’Etat. Un reliquat qu’il a demandé utiliser pour éclairer la ville. Ce que les partenaires ont accepté et qui a été réalisé.  « Seulement  que personne ne m’a accordé des parcelles pour mes projets de voirie comme je l’ai aussi proposé », déplore l’honorable. Il a conclu le sujet en précisant aux populations qu’il n’a pas été déchargé parce qu’il aurait mal géré l’Archa. Pour lui, c’est  dans la logique de la chose  politique qu’il soit déchargé par le régime en place. « Je n’ai pas mouillé le maillot à Talon, donc il est en droit de m’enlever pour remercier d’autres qui l’ont aidé », a précisé le Président du Parti républicain.

Carte universitaire
Appelé à se prononcer sur la décision du gouvernement à revoir la carte universitaire, l’honorable Houédjissin confie que c’est l’Etat qui fait les recettes et qui apprécie les actions. Pour lui, il y a trop de désordres dans l’enseignement supérieur avec la foison d’établissements privés qui couvrent le pays. « Il ne suffit pas d’être docteur pour enseigner. « Si l’Etat a opté pour quatre (04) universités, on doit s’y adapter », a-t-il martelé. Tout n’est pas selon lui, du domaine de la loi, mais du domaine réglementaire. C’est pourquoi, il pense que  les députés sont dans un jeu politique. « Les populations doivent savoir que ce n’est pas le député qui détermine la création des universités ». Sur le sujet,  il  a appelé l’UN qui s’est prononcée, à opter pour d’autres combats. « Ce sont des jeux de courtisan. Le gouvernement n’a pas de soutien dans ce cas »,  fait-il savoir.  L’invité de Capp Fm n’a pas occulté la crise qui secoue actuellement l’université d’Abomey-Calavi. De ses dires, on peut retenir que le rectorat ne l’a pas fait à tue-tête. Car les décisions ont été prises en toutes responsabilités et les étudiants devront se préparer pour éviter cela l’année prochaine.

Rupture avec les FCBE, démocratie en panne
« J’ai quitté les Fcbe pour une autre destination personnelle…. mais, Je n’ai pas tourné  dos à Boni Yayi. Il a fait beaucoup et il serait difficile de le rattraper ». C’est par ces propos que l’honorable Houédjissin a exprimé sa démission de l’alliance FCBE. Toutefois, il précise qu’il n’est pas exclu du nouveau départ, mais pour l’instant,  il demeure observateur. Véritable acteur de la vie politique béninoise pour avoir vécu tous les faits ayant marqué les 50 ans dernières années du pays, l’honorable se révolte contre l’état actuel de la démocratie béninoise. Appelé à justifier cette opinion, il déclare que « les institutions de contre-pouvoir ont été muselées ». En conséquence, « les réformes politiques et institutionnelles projetées n’iront pas à son terme. Il estime que  cette mandature de l’Assemblée nationale ne se laissera pas faire et le gouvernement aura de difficultés à prendre les décisions. « Je suis sûr que l’argent va encore circuler. J’attends de voir la méthode par laquelle, on y arrivera. Peut-être avec la méthode de centralisation de la gestion au palais », a-t-il précisé. Toutefois, l’honorable Maxime Houédjissin se dit disposé à accompagner les actions de développement.

Réformes Talon et limogeage du CTj de Bio Tchané
Parlant des réformes, l’honorable Houédjissin salue l’initiative. Mais dit qu’il ne s’y retrouve pas encore. Car, pour lui, « le problème n’est pas encore un problème de mandat unique, mais plutôt un problème d’institution et de contre-pouvoir ». Ce qui n’est pas encore mis en jeu. Un regard sur les premières victimes du pouvoir, l’invité apprécie le cas du Conseiller technique aux affaires juridiques du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, Nourou-Dine Saka Saley «  A leur place, je ne l’aurais pas remercié, car en le faisant, on fait de lui, une victime du régime », regrette-t-il. On pouvait lui adresser une mise en garde. Contre toute attente, il  informe que le combat de gladiateur entre les ministres d’Etat, Bio Tchané et Koupaki n’aura pas lieu. Car, pour lui, « ils sont de vieux amis et  vont attendre l’approche des élections  présidentielles prochaines avant de rentrer dans ce jeu ». Pour finir, l’invité de « Questions actuelles » a adressé une attente. il propose au gouvernement l’harmonisation des indemnités et salaire dans le pays. Pour le moment, il approuve le salaire des ministres sous Talon.

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