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Le triomphe de la vérité

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Crise à la FBF: Les protagonistes invités à taire leurs divergences


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Casimir Kanakin epAprès l’organisation de l’assemblée générale élective à la FBF nonobstant la décision du tribunal de Porto-Novo qui l’interdisait, les amoureux du cuir rond sont peinés de constater que le bureau n’est pas encore installé, une semaine après. Ceci du fait que les uns et les autres attendent ce que dira la justice béninoise. Pendant ce temps, certains passionnés du sport roi se sont prêtés à nos questions pour dire ce qu’ils pensent de cette crise. S’il y en a qui soutiennent ouvertement le bureau nouvellement élu, d’autres pensent que les acteurs de cette crise doivent «ramener » la balle à terre et s’entendre pour sortir le football béninois de cette situation.

Casimir Kanakin, observateur du football

«La Cour suprême doit prendre ses responsabilités en rappelant le magistrat en question à l’ordre »

«Je condamne les réactions du magistrat Adjaka qui, à mon avis, prend le syndicalisme comme une arme de menace. Cette fois-ci, il est passé à côté en ce sens que, lui-même, ne maitrise pas les textes et certains de ses collègues magistrats utilisent les décisions ou prennent des décisions comme s’ils étaient Dieu sur terre. D’abord, il y a la jurisprudence avec une décision pareille qui a été cassée par la Cour suprême. Donc, à mon avis, un magistrat cultivé ne devrait plus se hasarder à prendre une telle décision. Ce qu’il y a lieu de faire, c’est que la Cour suprême prenne ses responsabilités et rappelle le magistrat en question à l’ordre puisqu’on ne peut pas prendre une décision pour interdire une assemblée la veille de son organisation. Si cela était faisable, ce qui n’est pas le cas, il l’aurait notifié 72h à l’avance. L’élection de Moucharafou Anjorin à la tête de la FBF est une fierté. Car, il a l’expérience et s’est fait entourer d’hommes expérimentés et très ambitieux. La preuve, le match du 12 juin dernier a été joué. C’est un exemple édifiant ».

Roland Lanmandoucelo epRoland Lanmandoucelo, acteur sportif

« Il n’y a ni monstres ni anges dans cette affaire. Il n’y a que des patriotes »

«La situation du football n’est que l’arbre qui cache la forêt au Bénin. Car contrairement à ce que beaucoup ignorent, le monde sportif est en perpétuelle crise. Je crois, au regard de ma modeste expérience, que tout cela résulte de l’absence d’un tribunal arbitral du sport au niveau national. C’est tout. Ceux qui se donnent la peine pour chercher les coupables ou les victimes font sûrement plus mal au sport. Car chacun détient une part de vérité au regard du dualisme juridique et des obligations des organisations faîtières. C’est avec beaucoup de peine que chacun des acteurs doit vivre cette crise car ils ont chacun investi dans les associations sportives qu’ils représentent et in fine, c’est le monde sportif et le peuple très passionné qui en sortent meurtris. Pour que cette crise prenne fin, il faut que les Béninois que nous sommes soient capables de ne pas jouer un rôle de médiateur. Il n’y a ni monstres ni anges dans cette affaire. Il n’y a que des patriotes et surtout des passionnés de ce sport. A court terme, il faut que des personnes sages, éclairées et sans préjugés aucuns, rencontrent les acteurs et les amènent à se parler, à se vider, s’accepter et surtout que des solutions politiques soient trouvées entre les acteurs. A long terme, le Ministère doit accompagner les acteurs du sport à se doter d’un tribunal arbitral du sport au plan national. C’est indispensable et impératif car je le dis, il ne peut absolument avoir un rayonnement du sport si les affaires du sport sont déférées devant un tribunal ordinaire. Aucun sponsor ne pourra accompagner le sport dans cette situation ».

André Mahoutondji ep André Mahoutondji, rédacteur en chef ‘’La Source de l’Info’’

«Le gouvernement doit prendre ses responsabilités »

«Le football béninois est victime de l’égoïsme de ses dirigeants, incapables de taire leurs petites querelles pour laisser la jeunesse pratiquer ce beau sport. Si on continue comme ça, le football ne va jamais décoller dans notre pays. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités au risque de voir la Fifa nous suspendre. Si c’est le prix à payer pour faire renaitre le football et mieux le structurer. Je ne peux aujourd’hui que demander à tous les acteurs de taire leurs divergences et de permettre aux milliers de jeunes béninois de s’adonner à leur sport favori avec joie et plaisir ».

Gautier Noudofinin EpGautier Noudofinin, journaliste au Quotidien ‘’Le Progrès’’

«Les adversaires du camp ‘’Anjorin’’ ont intérêt à revenir au consensus »

«Pour la sortie définitive de crise, il faut que le camp des perdants accepte sa défaite et retire sa plainte. Ensuite, il faut qu’il accepte la main tendue du nouveau président élu, Moucharafou Anjorin, et le reste suivra. Car, le football doit passer avant tout. Les gens doivent oublier leur égo pour une paix durable. Ce n’est pas de la magie. Et il faut également comprendre qu’on ne combat pas la mafia. On la contourne pour avoir gain de cause. Ce que les adversaires du camp « Anjorin » n’avaient pas compris et je crois qu’ils doivent l’apprendre aux dépens de cette messe qui est dite il y a une semaine jour pour jour. Alors je trouve qu’ils ont intérêt à revenir au consensus au risque de continuer à perdre ».

Ablam Gnamesso epAblam Gnamesso, journaliste reporter sportif

« La crise finira si et seulement si les protagonistes arrivent à faire la vraie paix des braves »

«C’est une situation qui n’arrange personne que ce soit dans le camp Anjorin, dans le camp Augustin Ahouanvoébla que celui d’Attolou. Eux tous le savent d’ailleurs. Même si le congrès électif de tous les dangers a eu lieu, il est encore loin de croire que cette crise a pris fin. On doit tout simplement dire qu’une nouvelle série de film du football béninois est en plein tournage actuellement puisque les protagonistes ne se parlent pas ; ils ne sont pas réconciliés comme tout le monde l’attendait. Le monde sportif doit également se préparer pour ne plus manquer à aucun épisode de ce grand tournage.  Cette crise connaitra sa fin si et seulement si les protagonistes arrivent à faire la vraie paix des braves. Ce qui fera le bonheur de tout le monde. Alors, j’appelle les responsables à la retenue. Il faut qu’ils s’entendent entre eux puisque c’est la seule clé de la paix. Certes, c’est difficile mais on y arrivera ».

La Rédaction

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